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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 22:47

Le souvenir des jours heureux

avec Annie Girardot…

 

Vendredi 4 mars 2011  : les obsèques de notre chère Annie ont eu lieu à l'église Saint-Roch à Paris, à 10 h 30. Elle repose désormais au cimetière du Père-Lachaise. Pour des raisons personnelles, je n'ai malheureusement pas pu être présent pour l'accompagner une dernière fois... Alors, pour lui rendre hommage, j'ai souhaité me souvenir des jours heureux passés en sa compagnie et vous les faire partager. 

 « Ne meurent vraiment que ceux que l'on oublie. »

 

* * * * * * * * 

 

Chaque été, mon ami Jean-Louis Milla, fondateur de l’association « Souvenance de Cinéphiles » organise un festival en hommage à une comédienne. Pour ses 6èmes Rencontres cinématographiques de Puget-Théniers (06), du 24 au 26 juillet 1998, il avait invité Annie Girardot. Elle avait accepté immédiatement, succédant ainsi à Dora Doll, Mylène Demongeot, Bernadette Lafont, Marie Glory et Marthe Villalonga. À l’époque, Annie se déplaçait encore seule et n’avait ni secrétaire ni agent pour l’accompagner. Comme Jean-Louis savait que je connaissais Annie, il m’avait demandé de « veiller » sur elle durant son séjour.

 

Puget - Avec Annie (1)

Jean-Louis Milla (à gauche) fait visiter Puget-Théniers à Annie Girardot. Je les accompagne (chemise bleue) ainsi que Stéphan Guérard (à droite), un membre de l’association, admirateur et collectionneur de Louis de Funès. Annie lui a raconté beaucoup d’anecdotes sur ses tournages avec ce grand acteur. Le député des Alpes-Maritimes (Monsieur Christian Estrosi) était à nos côtés mais il ne figure pas sur cette photo… 

(Annie et Jean-Louis m'avaient ensuite dédicacés cette jolie photo)

 

1998/07/24 - Avec Annie GIRARDOT à Puget-Théniers (06)

* * * * * * * *

 

Ce Festival très chaleureux et très sympa était organisé par des cinéphiles passionnés par le cinéma et ses actrices.

Le vendredi 24 juillet 1998, Annie Girardot fut d’abord reçue à l’Hôtel de Ville de Puget-Théniers puis assista à la projection d’un de ses films (Mourir d’aimer d’André Cayatte – 1971). Ensuite, elle participa à une séance de dédicaces suivie d’un dîner « officiel », mais très décontracté, dans un bon restaurant de Puget. Les deux jours suivants, Annie alternera séances de dédicaces et projections de films (Trois chambres à Manhattan de Marcel Carné – 1965, Prisonnières de Charlotte Silvera – 1988 et L’âge de braise de Jacques Leduc – 1998) et également... des repas très joyeux dans des petits restaurants locaux.

Le prix « Reconnaissance des Cinéphiles » lui fut remis sur la place de Puget-Théniers en présence des habitants et de ses admirateurs venus exprès pour la rencontrer.

Pendant ce Festival, j’ai été un peu le « chevalier servant » d’Annie, répondant à ses moindres souhaits (mais elle n’avait jamais aucune exigence, aucune demande…), la protégeant et l’aidant pour ses dédicaces, bref, veillant à ce qu’elle se sente bien et que tout se déroule pour le mieux.

Lorsque nous avons effectué une visite guidée de la région, dans chaque village, une réception était prévue avec le discours du maire puis une séance de dédicaces autour d’un petit buffet dehors devant l’église ou la mairie. Tous les villageois étaient là et discutaient simplement avec Annie. Elle n’avait rien à « vendre » : pas de promotion de film ou de livre. Elle dédicaçait juste des photos que l’association avait fait éditer en grand nombre pour l’occasion et qui étaient distribuées gratuitement.

Durant ces trois jours « non stop », j’ai été témoin de l’immense popularité d’Annie Girardot mais surtout de l’amour incroyable que les gens avaient pour elle. Il faut dire qu’elle était très simple, abordable, joyeuse, discutant avec tout le monde, partageant ses repas avec les gens du pays. Elle embrassait et se laissait photographier, elle racontait ses souvenirs, elle plaisantait, elle riait… elle semblait vraiment heureuse d’être là.

 

Puget---Avec-Annie--2-.jpg

Annie Girardot reçoit son Prix « Reconnaissance des Cinéphiles » (à gauche). Elle n’a pas arrêté de faire des séances de dédicaces durant trois jours. J’étais constamment avec elle pour m'assurer que tout se passait bien (à droite, en haut : dédicace à La Croix-sur-Roudoule – en bas : dédicace à la mairie de Puget-Théniers)

 

* * * * * * * *

 

Ces journées auprès d’Annie sont inoubliables pour moi car c’est à l’occasion de ce séjour que nous avons appris à mieux nous connaître. C’est là que nous nous sommes tutoyés pour la première fois. Nous étions du même signe : Scorpion (elle du 25 octobre et moi du 30). Elle me parlait (évidemment) de Brigitte Bardot (sa « Bri-Bri ») mais aussi de Barbara qu’elle avait bien connue et qu’elle admirait comme moi ! Nous nous trouvions des tas de passions communes. Elle me fascinait par tant de simplicité et d’humilité, elle, une célèbre comédienne adulée qui avait tourné avec les plus grands (metteurs en scène et acteurs). Je lui avais dit  que j’avais passé mon concours de l’IDHEC (*) en 1974 avec comme film à critiquer… Rocco et ses frères (son chef d’œuvre) de Luchino Visconti (1960) avec Alain Delon et Renato Salvatori. Alors, elle me racontait des souvenirs de tournage et je restais bouche bée à l’écouter…

 

Numériser0012

 Toute la presse locale avait relaté cet événement…

 

Annie, chère et merveilleuse Annie, je sais que « là-haut », au Paradis, dans cet « Ailleurs » que nous espérons…, je sais que tu es apaisée et heureuse. Et j’espère que tu as retrouvé ta Maman et ton cher Renato. Mais ici, tu continueras à vivre dans nos cœurs, dans nos mémoires et nous reverrons tes films avec tendresse et nostalgie…

Nous penserons à toi avec émotion. Et nous t'aimerons toujours.


 * * * * * * * *

 (*) L'Institut des hautes études cinématographiques (IDHEC) était une école française de cinéma, basée à Paris, aujourd'hui devenue « La Fémis ». 

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Publié par François BAGNAUD - dans Mes RENCONTRES
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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 01:24


Quand Jean-Paul fait une surprise

à son amie Brigitte…

 

Le 15 décembre 2002, comme chaque année, Brigitte Bardot était présente au « Noël des Animaux » organisé à Paris par sa Fondation et la SPA. J’avais eu l’immense privilège, une fois encore, de l’accompagner. Mais cette année-là, avec Frank Guillou, son secrétaire, nous lui avions demandé (en plus) de participer à un premier Salon du Livre dans le cadre de cette manifestation. Nous avions invité quelques autres auteurs (parmi lesquels mon ami Zappy Max, Robert Hossein, Jean-Marie Périer et Mylène Demongeot).

La séance de dédicaces battait son plein ; il avait fallu mettre quelques barrières afin de canaliser tous les admirateurs qui voulaient approcher Brigitte et lui faire dédicacer un de ses livres. Comme toujours, Brigitte était extrêmement chaleureuse avec son public. Elle était heureuse de tous ces témoignages de sympathie et d’amour… Mais soudain, elle a poussé un cri de joie et s'est levée brusquement pour embrasser avec beaucoup de tendresse… Jean-Paul Belmondo ! Le public applaudissait, prenait des photos… Tout le monde était agréablement surpris par cette visite inattendue.

Jean-Paul qui déjeunait dans le quartier avait appris que Brigitte serait là, cet après-midi, à l’Espace Auteuil, et immédiatement il avait voulu venir la saluer. Il était accompagné de son fils Paul et son épouse Luana ainsi que leurs deux jeunes fils. 

Les retrouvailles ont été très émouvantes et du coup Brigitte a écourté sa séance de dédicaces pour venir discuter avec Jean-Paul et boire une coupe de champagne dans sa loge.

Après plus d’une heure passée avec Brigitte, Jean-Paul a souhaité visiter les stands où des centaines de chats et de chiens attendaient d’être adoptés. Et ce qui devait arriver… arriva : il a eu un coup de foudre pour une jeune chienne nommée « Corail » qu’il a immédiatement adoptée tandis que son fils craquait pour « Rudy », jeune croisé Fox. Je ne vous raconte pas la joie et la reconnaissance de Brigitte.

Puis, après quelques dernières embrassades et la promesse de se donner des nouvelles, Jean-Paul et sa famille sont repartis avec leurs nouveaux compagnons à quatre pattes...

 

Évidemment, j’ai été très heureux et fier de pouvoir côtoyer un tel monument du Cinéma français dont j’avais toujours apprécié les films. Mais je ne me doutais pas à quel point cet homme était gentil, sympathique, humble, acceptant les demandes d’autographes et les photos en souriant avec un petit mot pour chacun. Exactement comme Brigitte. Les plus grandes stars sont souvent plus généreuses et plus abordables que certaines soi-disant vedettes… J’ai eu l’occasion de le vérifier avec d’autres immenses personnalités.

 

 Avec Jean-Paul Belmondo et BB (Noël 2002) - R3

10---Francois-Bagnaud-avec-Belmondo-et-Bardot--Noel-2002-.jpg

Brigitte Bardot et Jean-Paul Belmondo visitent les stands d’adoption

au « Noël des Animaux »,  le 15 décembre 2002, sous ma « haute » protection (boutade !)… 

       (Copyright : Fabienne Thoumyre - Le Guen)

 

* * * * * * **

 

Pour mieux connaître le « phénomène » Jean-Paul Belmondo (dont je vous reparlerai encore dans un prochain article), je vous conseille deux livres parus chez des éditeurs avec qui je collabore régulièrement et qui sont devenus des amis :

 

CC - 2008/11 - Jean-Paul Belmondo (Frédéric Valmont)Jean-Paul Belmondo : itinéraire d’un acteur comblé

de Frédéric Valmont


Paru en novembre 2008 aux Éditions Didier Carpentier

14,90 Euros

               

 

CC - 2009/11 - Jean-Paul Belmondo (Bernard Boyé)Jean-Paul Belmondo (Collection : « Les légendes du Cinéma français »)

de Bernard Boyé


Paru en novembre 2009 aux Éditions Autres Temps

25 Euros

 


 (à suivre)

 

 

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Publié par François BAGNAUD - dans Mes RENCONTRES
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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 00:53

L’élégance et la classe de

Madame la Comtesse de Paris

 

 

Voilà une rencontre qui risque de surprendre certains de mes lecteurs habituels…

 

Depuis mon plus jeune âge, je suis passionné par la généalogie et l’Histoire de France.

Lorsque j’avais 10-11 ans, je passais des heures à feuilleter le gros dictionnaire de mes parents, et je m’amusais à reconstituer la généalogie de nos rois de France. Puis une fois celle-ci établie, j’ai attaqué celle des  Bonaparte, des Habsbourg, des Saxe-Cobourg-Gotha, des Stuart, des Windsor, des tsars de Russie, etc… Et même celle des Dieux de la mythologie grecque ! À l’époque, il n’y avait pas Internet et pas d’encyclopédie à la maison. Plus tard, avec autant de sérieux, je ferai l’arbre généalogique de ma famille (maternelle et paternelle).

Et n’allez pas croire pour autant que je sois royaliste, mais j’ai une fascination d'enfant pour les rois, les reines et les princesses. Depuis toujours… Je trouve incroyable ces destins exceptionnels comme celui de Louis XIV, de Napoléon ou de la reine Christine de Suède, ou encore de la reine Elisabeth II d’Angleterre, mais surtout je suis stupéfait de constater que les peuples (même républicains) aiment encore les familles royales régnantes actuelles. Il n’y aura qu’à voir le nombre de téléspectateurs lors des retransmissions des deux mariages princiers annoncés pour 2011 (William d’Angleterre et Albert II de Monaco) pour s’en convaincre…

Alors imaginez ma joie, lorsqu’en arrivant avec Colette Renard, le 29 mai 1999, au Salon du Livre de Cosne-sur-Loire (58), l’organisatrice (devenue depuis une amie), Marguerite Michel, nous annonce que parmi les auteurs présents, il y a la Comtesse de Paris. Pour moi, c’était impensable de rencontrer un jour une telle personnalité... Elle venait dédicacer son dernier livre : La reine Marie-Amélie, grand-mère de l’Europe.

Je n’osais pas l’aborder, car elle m’impressionnait. Pensez donc, elle était la descendante des rois de France et si nous n’avions pas été en République, elle aurait pu être notre… reine !

Très initimidé (mais si...), je me présente d’abord à sa dame de compagnie, Mme Françoise Bertrand, et je lui demande comment je dois appeler la Comtesse de Paris. Elle me répond que l’usage veut qu’on lui dise simplement « Madame ». Et me voilà, achetant son livre et entamant une conversation avec elle. J’ai dû l’amuser par ma culture « royaliste » car nous avons longuement discuté (entre chaque dédicace) et à midi, nous nous sommes retrouvés sur les bords de la Loire pour le déjeuner en plein air. 

 

Numériser00041

Avec Madame la Comtesse de Paris

(Salon du Livre de Cosne-sur-Loire – 29 mai 1999)

 

En fin de journée, après la fermeture du Salon du Livre et en attendant le dîner, nous fûmes invités à visiter la cave de Jean-Pierre Laporte, viticulteur à Sancerre. C'est un souvenir émouvant pour moi car la Comtesse de Paris m’avait personnellement demandé de l’accompagner. J’étais très fier. Cette grande dame était étonnante pour son âge (88 ans !). En pleine forme, elle visitait la cave, posait des questions pertinentes, faisant juste quelques pauses pour s’asseoir un peu, dégustant modérément et parlant beaucoup. Moi, je la « branchais » toujours sur la royauté et l’Histoire de France… Elle était d'une telle simplicité que nous sommes rapidement devenus complices. J’ai toujours été à l’aise avec les personnes âgées, même adolescent, je les trouvais plus intéressantes que les jeunes de mon âge. 

Pour le dîner, on nous avait placés, Colette Renard et moi, à sa table (avec son autorisation). On ne pouvait pas me faire plus plaisir. Merci Marguerite...

La soirée fut très agréable car Madame la Comtesse de Paris possédait évidemment une grande culture et nous pouvions aborder tous les sujets. Je lui ai raconté que je connaissais une de ses petites-filles, la princesse Diane d’Orléans qui avait créé avec mon amie Laetitia Scherrer une association de protection animale « Tasha ». Madame me trouvait « charmant » et moi j’étais bien en sa compagnie, totalement détendu comme si c’était… ma grand-mère ! À la fin du repas, au moment de nous séparer, je lui ai demandé si j’aurais le bonheur de la revoir. Elle m’a alors donné son adresse personnelle. Je lui ai écrit jusqu’à son décès en 2003 pour lui présenter mes Vœux et à chaque fois, j’ai reçu un petit mot ou une belle photo dédicacée comme celle-ci. Mais malheureusement, nous ne nous sommes jamais revus… 

 

  Numériser0003-copie-1     

      (Pour Monsieur François Bagnaud - Votre affectionnée Isabelle, Comtesse de Paris - 1999)

 

* * * * * * * *

 

Madame la Comtesse de Paris est née le 13 août 1911 au château d’Eu (76) et décédée le 5 juillet 2003 à Paris.

Née Isabelle d’Orléans et Bragance, elle est une descendante des rois de France et des empereurs du Brésil. En 1930, elle est qualifiée de « plus belle princesse d’Europe » par le roi de Bulgarie. 

Le 8 avril 1931, à Palerme (Italie), elle épouse son cousin, Henri d’Orléans, titré Comte de Paris, et prétendant officiel au trône de France. Elle sera toujours aux côtés de son époux dans sa volonté de rendre l’idée d’une restauration de la monarchie acceptable par le peuple français. Ils auront 11 enfants et 40 petits-enfants. Elle sera une mère (et une grand-mère) très aimée.

Cette femme, si belle, a incarné, défendu et illustré l’élégance et le chic français en conservant jusqu’à sa mort, une grande allure, mêlée d’une affabilité bienveillante qui a su toucher toutes les personnes (comme moi...) qui ont eu le privilège de la rencontrer. 

Elle aurait eu 100 ans cette année...

Elle repose pour l'éternité dans la Chapelle Royale Saint-Louis de Dreux.

 

* * * * * *

Mise à jour du 10 juin 2014

 

Un grand merci à Monsieur le Professeur François Pupil, qui m’a contacté via ce Blog.

Il m’a offert une magnifique revue éditée à la suite de sa conférence du 8 octobre 2011 consacrée à Madame la Comtesse de Paris.

Je vous présente (ci-dessous) la couverture ainsi que la page d’introduction à cette conférence (dédicacée par l’auteur à mon intention – un grand merci !).

Une belle complicité avec Madame la Comtesse de Paris
Une belle complicité avec Madame la Comtesse de Paris
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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 18:00

Une rencontre imprévue

avec Jacques Higelin

 

 

Avec Colette Renard, nous avions passé la journée à Lille dans les studios de France 3 pour l’enregistrement d’une émission de promotion pour ses Mémoires et nous revenions en train à Paris. En sortant de la gare, au moment de prendre son taxi, et alors que je m’apprêtais à repartir en métro, Colette me dit : « Non, venez avec moi,  François, j’ai une surprise pour vous ! »… Toujours partant, je monte donc avec elle et quelques dizaines de minutes plus tard, le taxi nous dépose dans une petite rue en face de l’entrée des artistes de l’Olympia. Devant mon étonnement, Colette me précise : « Je vais vous présenter à Higelin, il passe à l’Olympia et c’est un grand copain ! ».

Après avoir franchi sans problèmes tous les barrages de sécurité, embrassé trois ou quatre personnes au passage, Colette se dirige dans les coulisses et nous voici devant la loge de Jacques Higelin. La porte est grande ouverte. Quand il aperçoit Colette, ce sont des embrassades, des éclats de rire. On sent que ces deux-là s’aiment bien… Colette me présente comme son secrétaire et ami, je suis un peu intimidé mais Higelin me décontracte rapidement avec une chaleureuse poignée de mains et un grand sourire…

Immédiatement, il nous propose un petit verre de vin et ouvre spécialement pour nous une bonne bouteille millésimée, que nous allons vider tous les trois en... dix minutes ! Colette profite de l’ambiance détendue pour demander à Jacques Higelin de lui écrire une belle chanson, car elle prévoit de faire un nouvel album. Elle lui redit toute son admiration depuis toujours. Et lui, également… Le temps de faire des photos, de se raconter quelques anecdotes, et le régisseur vient chercher Higelin car le spectacle va bientôt commencer. 

Avec Colette, nous nous rendons, accompagnés par une ouvreuse, dans la salle déjà plongée dans le noir.

Et durant deux heures, je vais découvrir un artiste exceptionnel, sympathique et plein d’entrain, une vraie « bête de scène ». Mais mis à part son tube Tombé du ciel, j’étais incapable de citer une seule chanson de lui… Bien que très engagé politiquement, le personnage m’avait toujours paru sympathique et mon impression s'est confirmée ce soir-là. Et si je continue de l’apprécier à la télévision ou sur scène - car là, c’est un vrai phénomène -,  je n’ai toujours aucun CD de lui… 

Mais j'ai été initié par la plus fervente de ses admiratrices. Entre chaque chanson, Colette applaudissait à tout rompre et me soufflait à l’oreille des « Ah, quel talent ! », des « Comme je l’aime, quel artiste ! » etc. Nous sommes sortis enchantés par ce récital. Colette espérait vraiment qu’il lui écrive une chanson mais... elle ne recevra jamais aucune proposition d’Higelin ! Quant à moi, de cette rencontre imprévue et très agréable, il me reste quelques photos que j’ai faites de deux artistes complices et heureux de se retrouver…

 

1999/02 - Jacques Higelin et Colette Renard

Colette Renard aux côtés de Jacques Higelin dans sa loge de l’Olympia – 4 février 1999

(Copyright : François B.)

 

* * * * * * * *

 

Pour ceux qui, comme moi, ne connaissent pas vraiment la carrière de cet artiste chaleureux, voici une biographie express !

 

 

Jacques Higelin est né le 18 octobre 1940 en Seine-et-Marne de père alsacien et de mère belge.

Auteur-compositeur-interprète et comédien, c’est également un musicien accompli capable de jouer du piano, de la guitare, de l’accordéon etc.

Il est le père du chanteur Arthur H., du comédien Kên Higelin et de la chanteuse Izïa Higelin. 

Son parcours est atypique : dix ans de théâtre, du cinéma dès 1959 (dont Bébert et l'Omnibus d'Yves Robert en 1963) et la musique à partir des années 70. Peu présent dans les médias, il a construit sa carrière essentiellement sur les scènes. Le succès « populaire » viendra avec Champagne pour tout le monde  (1979) mais surtout avec Tombé du ciel  (1988).

En 1995, il se lance dans une grande tournée en France et à l'étranger, avant de partir faire le tour du monde en solitaire (Cuba, Canada, Vietnam, Cambodge, Australie, Nouvelle Calédonie, Nouvelle Zélande...). Il se produit régulièrement sur toutes les scènes françaises à guichets fermés.

En 2010, il a sorti un nouvel album (Coup de foudre) et fait une grande tournée en France.

 

 

Pour plus de détails, rendez-vous sur son site officiel :

 http://www.jacqueshigelin.fr

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 22:58

Grégory Lemarchal

 un homme discret et courageux…

 

 

Le 15 octobre 2005, j’étais dans le train qui emmenait des artistes pour participer, le soir même, au Gala annuel de l’association « Face Face au Sida » à Avignon. Comme l’année précédente, j’étais l’un des accompagnateurs. Et parmi toutes ces vedettes, il y avait un garçon adorable : Grégory Lemarchal.

Je l’avais déjà remarqué dans l’émission de TF1 (« Star Academy ») qui avait révélé son immense talent au public. Et là,  j’ai eu le bonheur de le découvrir sur la scène de l’Opéra d’Avignon où il a été ovationné ; j’ai pu discuter avec lui dans les loges où les artistes attendaient leur passage. Il était toujours souriant, simple et très abordable. Il m’a touché par son courage et sa volonté de vivre. J’aurais aimé qu’il soit le fils que je n’ai jamais eu…

Le lendemain matin, tous les organisateurs et les artistes ont déjeuné ensemble avant de reprendre le train pour Paris, et j’étais assis à côté de lui. Il était vraiment charmant et lisait  « L’Équipe » sans s'occuper du brouhaha ambiant ! Il était accompagné par son père, un homme très sympathique, mais toujours un peu en retrait, qui laissait son fils profiter seul de sa notoriété.

 

DVD de Grégory LemarchalLorsque le 30 avril 2007, il s’est envolé au Paradis, emporté par un mal terrible, j’ai eu beaucoup de chagrin, c'était si injuste... Je n'arrêtais pas de penser à lui, à ses parents et à sa soeur. 

 

J’ai immédiatement acheté le DVD de son Olympia 2006.

 

Car en plus d’être un homme gentil et discret, c’était un chanteur talentueux doté d’une voix exceptionnelle.

 

Lorsque j'écoute quelques chansons sur son DVD, je me dis que dans « l'au-delà », il doit envoûter, par son chant si pur, toutes les belles âmes qui l’entourent…

 

 

 

 

Cher Grégory, je ne t’oublierai jamais et je garderai dans mon cœur

le souvenir de ces quelques instants partagés avec toi.

 

 2005/10/16 - Avec Grégory LEMARCHAL

16 octobre 2005 - Avec Grégory Lemarchal dans le TGV qui nous ramène vers Paris.

  

* * * * * * * *

 

Pour tout renseignement sur la mucoviscidose, pour faire un don

ou pour découvrir les chansons de Grégory,

contacter l’association créée par ses parents en juin 2007, peu après son décès

(voir lien ci-dessous) :

* * * * * * * *

 

J'aime beaucoup l'interprétation du premier succès de Chimène Badi (Entre nous) par Grégory.

Je vous propose d'écouter un extrait : 

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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 16:52

Nostalgie…

 

Vous souvenez-vous de cette série américaine, diffusée 19 fois à la télévision française (et dans le monde entier) depuis 1976 ? Vous n’avez pas pu y échapper, c’est impossible.

Si je vous dis... :  « La Famille Ingalls »  ?

 

Famille Ingalls (Blog François Bagnaud)

« La Petite Maison dans la Prairie » est l’une de mes séries préférées.

 

Au fil des années, je pense avoir vu les 205 épisodes. Tous les personnages étaient bien stéréotypés : il y avait les gentils et les méchants, les pauvres et les riches, les beaux et les moches, etc… mais la morale était toujours sauve. Nellie Oleson incarnait la « petite peste » de la série…

Allez, soyons nostalgique, regardons une énième fois le générique (l'original U.S., s'il vous plait !) de cette série-culte et écoutons cette musique reconnaissable dès les premières notes.

 

 

* * * * * *

Nellie Oleson

(le personnage)


Nellie OlesonLe personnage de Nellie Oleson est avec celui de sa mère Harriet, une des vedettes de la série. Toutes les deux sont vraiment méchantes mais (ouf !) cela se retourne toujours contre elles ! Trop choyée par sa mère qui lui passe tous ses caprices, Nellie a tous les défauts possibles : prétentieuse, vaniteuse, envieuse, menteuse, manipulatrice, autoritaire, pleurnicheuse, poltronne (la liste est trop longue…). Mais malgré cela, elle est adulée par les fans qui se délectent de voir ce dont elle est capable. Laura Ingalls, l’héroïne principale, se trouve régulièrement en conflit avec elle. Mais Nellie Oleson change cependant radicalement à l'âge adulte, après sa rencontre avec son futur mari Percival Dalton puis la naissance  de ses jumeaux. Elle devient alors douce, compréhensive et gentille au grand étonnement des autres personnages et… des téléspectateurs !

 


 

* * * * * *

Alison Arngrim

(la comédienne)


Alison ARNGRIM (Nellie Oleson)Alison Arngrim est née le 18 janvier 1962 à New York.

Son père est acteur, producteur et manager. Sa mère double des personnages de dessins animés. Elle a seulement 7 ans lorsqu’elle apparaît pour la première fois dans une série : « Room 222 ». 

En 1974, Alison décroche le rôle de sa vie : Nellie Oleson dans la série télévisée « La Petite Maison dans la Prairie »... Et c'est parti pour sept ans d'une aventure extraordinaire qui lui vaudra d'être connue dans le monde entier.

Puis, elle obtient d'autres rôles dans diverses séries télévisées. Dès l'âge de 15 ans, Alison se lance dans la « Stand-up comedy », genre très populaire Outre-antlantique.  C’est un one-(wo)man show dans lequel l'artiste, au lieu d'enchaîner une série de sketchs, parle de lui-même, des autres, des sujets qui lui tiennent à coeur, souvent sur le ton du comique et de la dérision. Cette passion ne la quittera plus et actuellement, Alison est en tournée en France avec son spectacle « Confessions d’une garce de la prairie ». 

Alison est une femme simple et généreuse qui a mis sa notoriété au service de causes importantes. En effet, en 1986, l'acteur Steve Tracy, qui jouait Percival Dalton, meurt du sida. Elle décide aussitôt de s'investir dans la lutte contre cette maladie et devient un membre actif de « Aids ». Elle fait aussi partie de l'association « Protect » qui défend la cause des enfants maltraités et abusés. Elle a déjà reçu, pour son implication et ses actes, plusieurs récompenses honorifiques.


Si vous souhaitez connaître son actualité, allez sur son site :

http://www.alison-arngrim.com  

 

* * * * * *

      Ma rencontre avec « Nellie Oleson » !

 

Le 27 septembre 2009, lors de l’inauguration de l’exposition Brigitte-Bardot à Boulogne-Billancourt (92), alors que je discutais dans le hall d’entrée, Bruno Ricard (initiateur de cette exposition) me tape sur l’épaule. Je me retourne et reste médusé. Devant moi, souriante et amusée : « Nellie Oleson » ! J’étais vraiment surpris, et j’ai commencé à bafouiller en anglais des compliments, puis nous avons pu discuter assez longuement. Moi, je lui parlais d’elle, de son rôle dans la série, etc., et elle, me faisait des éloges sur… Brigitte Bardot ! Ces minutes passées ensemble resteront un très bon souvenir, car Alison est sympathique et chaleureuse, toujours souriante et pas prétentieuse du tout. Rien à voir avec… Nellie !

Merci à Bruno de m’avoir présenté son amie.


 

2009/09/27 - Avec Alison ARNGRIM (

Avec Alison Arngrim - le 27 septembre 2009.

Inauguration de l'exposition B.B. à Boulogne-Billancourt (92).

 

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Présentation

  • : Livres et coups de cœur (Barbara, Brigitte Bardot, Colette Renard, etc.)
  • Livres et coups de cœur (Barbara, Brigitte Bardot, Colette Renard, etc.)
  • : Nombreux articles sur Brigitte Bardot, Barbara et Colette Renard. Évocation de mes belles rencontres et de mes « coups de cœur » littéraires et artistiques. Présentation de tous les livres auxquels j’ai collaboré.
  • Contact

Qui Suis-Je ?

  • François Bagnaud
  • Conseiller littéraire depuis 1996, j'ai participé à 60 livres à ce jour. En 2017, j'ai collaboré à 3 nouveaux livres sur Brigitte Bardot (voir ci-dessous).
  • Conseiller littéraire depuis 1996, j'ai participé à 60 livres à ce jour. En 2017, j'ai collaboré à 3 nouveaux livres sur Brigitte Bardot (voir ci-dessous).

Un premier livre sur Brigitte Bardot (parution le 28 septembre 2017)

Suivez Brigitte Bardot

dans quelques lieux

incontournables...

 

 

par Alain Wodrascka

 

avec la collaboration de

François Bagnaud

 

préface de 

Brigitte Bardot

 

Éditions Favre (Suisse)

 

160 pages illustrées

 

Format : 15 x 22 cm

 

17 Euros 

 

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Un deuxième livre sur Brigitte Bardot (parution le 25 octobre 2017)

Découvrez la carrière

de chanteuse

de Brigitte Bardot

 

 

par Dominique Choulant 

et

François Bagnaud

 

en collaboration avec 

Brigitte Bardot

 

Éditions Flammarion

 

264 pages illustrées

 

Format : 19 x 24 cm

 

24,90 Euros 

 

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Toujours disponible : mon dernier livre sur Brigitte Bardot (paru le 15 février 2017)

Les meilleures répliques

et citations

de Brigitte Bardot

 

 

par François Bagnaud

 

avec la collaboration de

Brigitte Bardot

 

Éditions L'Archipel

 

1200 citations référencées

 

255 pages

 

17 Euros 

 

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