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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 17:10

Polpino et « Alban Dmerlu »

vedettes de l’été en Vendée !

 

 

C’est à l’occasion de ma dernière dédicace à la Maison de la Presse des Sables d’Olonne, le 9 août 2014 (voir un de mes articles précédents), que j’ai rencontré un homme fort sympathique, connu et apprécié de tous en Vendée, l’auteur de bandes dessinées : Polpino.


Alors pourquoi ce surnom ?

Tout simplement parce que Polpino s’appelle en réalité... Paul Pineau !

Tellement évident que je n’y avais pas pensé.

 

Polpino est né en 1968 aux Sables d’Olonne et contrairement à ses frères et à ses cousins, il n’a pas choisi un métier lié à l’activité de la pêche, mais il a préféré les crayons et les couleurs ! Et c’est ainsi qu’il a créé un personnage (Alban Dmerlu – marin-pêcheur retraité et bougon) en 1995, et depuis 19 ans, il dessine pour le Journal des Sables d’Olonne en commentant l’actualité de la semaine de façon humoristique. Soit plus de 1000 dessins à ce jour...

Puis il a eu l’envie de sortir son premier album en collaboration avec un éditeur local très renommé, Les Éditions de Beaupré. Un joli coup éditorial puisque cette BD est n° 1 des ventes dans toute la région. Et c’est mérité ! Voici ce superbe album (une histoire différente par page – 48 pages) sur lequel, Polpino m’a fait une dédicace en relation (indirecte) avec… notre chère Brigitte.

 

Le premier album de Polpino (paru en juillet 2014).

Le premier album de Polpino (paru en juillet 2014).

La dédicace de Polpino à mon intention…

La dédicace de Polpino à mon intention…

* * * * * * * *

 

En effet, bien avant que Brigitte Bardot se rende sur la banquise canadienne (en mars 1977) pour défendre les bébés phoques, sur la côte sauvage de La Chaume, aux Sables d’Olonne, un phoque s’était échoué (dans les années 30). Il avait été « adopté » par la ville et baptisé « Loulou ». Il est resté célèbre et un restaurant gastronomique (installé sur les lieux) porte son nom ! 

« Loulou » est si célèbre en Vendée qu’il figure même sur des cartes postales anciennes !

« Loulou » est si célèbre en Vendée qu’il figure même sur des cartes postales anciennes !

* * * * * * * * 

 

L’album de Polpino est en vente (12 Euros) partout en Vendée et les régions alentour (de Nantes à La Rochelle), mais pas encore au niveau national. Pour vous le procurer, il suffit d’adresser un mail à l’éditeur (qui vous indiquera les conditions précises pour l’envoi avec possibilité de dédicace de l'auteur).

editionsdebeaupre@orange.fr

En compagnie de Polpino, le 9 août 2014, aux Sables d’Olonne.

En compagnie de Polpino, le 9 août 2014, aux Sables d’Olonne.

Dédicace de Polpino pour mon amie Pascale Goguelin (3 octobre 2015).

Dédicace de Polpino pour mon amie Pascale Goguelin (3 octobre 2015).

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Publié par François BAGNAUD - dans Mes RENCONTRES
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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 02:50

Jeanne Moreau

La plus grande actrice française


« Joyeux Anniversaire ! »


(Mettre le son)

 

J’ai découvert Jeanne Moreau grâce au film Jules et Jim de François Truffaut (1962), lorsque adolescent j’étais un jeune cinéphile passionné. Je notais dans un carnet à spirales (je l’ai encore !) tous les films que je voyais au cinéma mais surtout à la télévision. Ensuite, je me suis intéressé à la carrière de cette immense actrice et je pense avoir vu la majorité de ses films, en tout cas les plus célèbres.

Puis, en 1991, j’ai fait la connaissance de Jean-Michel, un Bordelais qui collectionnait tout sur elle, et comme moi je recherchais absolument tout sur Brigitte Bardot, nous avons d’abord correspondu pour échanger des documents, puis nous nous sommes rencontrés. J’ai découvert alors, à travers l’incroyable collection de cet admirateur, toute la brillante carrière de celle que je considère comme la plus grande actrice française.

Comme je commençais à bien la connaître, j’ai eu envie de lui écrire une longue lettre d’admiration et elle m’a renvoyé une belle photo dédicacée. Puis, je lui ai souvent réécrit, comme ça sans motif particulier, et à chaque fois, en guise de réponse, je recevais une photo avec un mot personnalisé. Ainsi, un jour (allez savoir pourquoi…), je lui ai parlé de mes problèmes amoureux et voici ce qu’elle m’a répondu (ci-dessous) :

 

Dedicace-Jeanne-Moreau-a-Francois-Bagnaud.jpg

Une des plus belles dédicaces que j’ai reçues de Jeanne Moreau.


Puis, à chaque fois que je savais que je pourrais la rencontrer en public à Paris, j’allais la saluer. C’était toujours des moments brefs mais intenses car cette femme, très élégante et si cultivée, avait un tel charisme que j’étais troublé. Elle m’intimidait. Je le lui avouais d’ailleurs et elle souriait, en me disant qu’il ne fallait surtout pas !

Et un jour, en mars 1997, j’ai appris qu’elle dédicaçait un de ses ouvrages (Les plus belles chansons d’amour - Anthologie, Éditions Albin Michel) à la Librairie Gallimard à Paris. J’y suis allé. Elle m’a reconnu, embrassé et m’a demandé si je ne voulais pas l’aider pour accueillir ses lecteurs, lui passer les livres, rendre la monnaie, etc… Et ce furent trois heures inoubliables dont j’ai gardé quelques photos en souvenir :

 

Jeanne-MOREAU--03.97--Blog-Bagnaud.jpg

Jeanne Moreau en dédicace à la Librairie Gallimard (Paris – mars 1997).


Jeanne-MOREAU--03.97--Blog-Bagnaud-1.jpg

Jeanne nous régalait avec quelques chocolats qu’un admirateur venait de lui offrir…

 

(© François Bagnaud – reproduction interdite de ces deux photos sans mon autorisation)


* * * * * * * *

 

 

Biographie de Jeanne Moreau

 

Jeanne Moreau est née à Paris, le 23 janvier 1928.

Son père était gérant d’une grande brasserie parisienne et sa mère (d’origine anglaise) avait été danseuse. Elle a passé son enfance à Vichy puis à Paris.

 

En cachette de ses parents, elle suit des cours de théâtre puis est admise au Conservatoire de Paris en 1947. En 1949, elle épouse le comédien Jean-Louis Richard et donne naissance à son unique enfant : Jérôme. Elle divorcera en 1951.

Elle entre à la Comédie-Française en 1950 et Paris Match lui consacre un grand article ; son père, qui découvre sa vocation, la met à la porte !

Après avoir joué au Festival d’Avignon aux côtés de Gérard Philipe, elle démissionne de la Comédie-Française et commence à faire du cinéma dès 1949.

Elle tournera près de 130 films avec les plus grands réalisateurs et tous les acteurs (et actrices) les plus célèbres. Parmi ses films, mes préférés sont :

 

La Reine Margot (Jean Dréville – 1954)

Ascenseur pour l’échafaud (Louis Malle – 1957)

Les amants (Louis Malle – 1958)

Moderato Cantabile (Peter Brook – 1960)

La Nuit (Michelangelo Antonioni – 1961)

Éva (Joseph Losey – 1962)

La Baie des Anges (Jacques Demy – 1963)

Le Journal d’une femme de chambre (Luis Buñuel – 1964)

Viva Maria (Louis Malle – 1965)

Mademoiselle (Tony Richardson – 1966)

La Mariée était en noir (François Truffaut – 1967)

Monsieur Klein (Joseph Losey – 1976)

La Truite (Joseph Losey – 1982)

Querelle (Rainer Werner Fassbinder – 1982)

Le Miraculé (Jean-Pierre Mocky – 1987)

La Vieille qui marchait dans la mer (Laurent Heynemann – 1991)

Cet amour-là (Josée Dayan – 2002)

Le temps qui reste (François Ozon – 2005)

 

Jeanne Moreau a une réputation de comédienne exigeante et rigoureuse, prête à mettre son talent au service d'œuvres ambitieuses et de metteurs en scène audacieux. Elle parcourt encore le monde entier pour honorer le Cinéma. Elle a été deux fois présidente du Festival de Cannes (1975 et 1995) et des Césars (1986 et 1988). Elle a reçu beaucoup de récompenses internationales et en 1998, Sharon Stone lui a remis l’hommage de l'Académie des Oscars pour l'ensemble de sa carrière. Il s'agit de la plus haute distinction délivrée par cette Académie pour une comédienne internationale, en reconnaissance de sa contribution à l'histoire du Cinéma.

 

Elle réalisera deux films (Lumière – 1976 et L’adolescente – 1979) et jouera environ 60 pièces de théâtre. 

 

Amie et égérie du couturier Pierre Cardin (leurs noms furent souvent associés par la presse…), elle avait épousé en secondes noces (dans les années 70) le réalisateur américain William Friedkin (L’Exorciste - 1973).

Désormais, Jeanne Moreau vit à Paris.

 

 

Parallèlement à sa remarquable carrière d’actrice, Jeanne Moreau a également interprété (avec beaucoup de succès) près de 100 chansons. On se souvient tous de J’ai la mémoire qui flanche et Le Tourbillon, bien sûr.

 

45-Tours-Jeanne-Moreau--Blog-Bagnaud-.jpg

Un des nombreux 45 Tours de ma collection.

(Bande Originale du film Jules et Jim de François Truffaut - 1962)

 

Mais une de mes chansons préférées de Jeanne Moreau est moins connue et elle la chante en duo avec Yves Duteil. Je vous invite à la découvrir : L’adolescente. 


 

« Ce qui est important,

c'est cette lumière intérieure qui est en nous tous. »


(Jeanne Moreau)


(à suivre : Jeanne Moreau et Brigitte Bardot)

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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 18:21

 « Répétiteur » de Micheline Presle

  

 

Micheline Presle a eu 90 ans, le 22 août 2012 (voir mon article précédent), et c’est l’occasion pour moi de rendre hommage à cette comédienne que j’admire beaucoup.

J’ai eu souvent le plaisir de la croiser dans des Premières et des soirées consacrées au cinéma, notamment à la Cinémathèque de Paris ou dans des petits cinémas d’Art et d’Essai.

 

Dedicace-de-Micheline-Presle-a-Francois-Bagnaud---2.jpg

Ma première dédicace de Micheline Presle

(ici à l’époque des Saintes Chéries).

 

Mon plus beau souvenir reste celui d’une soirée « très chic » (Les « Prix du Cinéma Européen » alors encore appelés Les « Félix ») où j’avais accompagné une amie comédienne (Helena Manson). Dans l’attente de la cérémonie officielle, qui était retransmise en direct à la télévision, toutes les vedettes et leurs accompagnateurs patientaient dans une grande salle, avec une coupette de champagne. Et je me trouvais à la table de… Micheline Presle et de Ludmilla Tchérina (très belle mais silencieuse et impassible). Micheline, par contre, était joyeuse et volubile ; elle discutait avec mon amie Helena, et elles se remémoraient quelques souvenirs professionnels.

Mais elle s’impatientait car elle devait intervenir sur scène et avait un texte à dire ; elle me demanda de le lui faire répéter. Ce fut un honneur pour moi. Et avant de nous quitter, elle m’a dit avec beaucoup d’humour : « Vous pourrez dire que vous avez été le répétiteur de Micheline Presle ! ».

Et quelques jours après, comme elle me l’avait promis, j’ai reçu cette belle photo dédicacée, en souvenir de ces instants inoubliables passés auprès d’une grande comédienne dont certains films sont devenus des classiques.

 

Dedicace-de-Micheline-Presle-a-Francois-Bagnaud---1.jpg

Une de mes nombreuses dédicaces de Micheline Presle.

(J’ai malheureusement oublié l’année exacte de cette belle rencontre… au début des années 90).

 

* * * * * * * *

 

Micheline Presle, de son vrai nom Micheline Chassagne, est née le 22 août 1922 à Paris.

Elle débute en 1937 en faisant de la figuration mais sa carrière commence véritablement en 1939 avec le succès de Jeunes Filles en détresse de Georg Wilhelm Pabst, film dans lequel elle interprète « Jacqueline Presle », patronyme qui deviendra son nom de scène.

Elle devient vite une vedette grâce à des films comme Paradis Perdu (d’Abel Gance – 1939), Félicie Nanteuil (Marc Allégret – 1942) ou Falbalas (Jacques Becker – 1944) où elle joue des rôles d’ingénue et de jeune première. Mais elle choisira de « casser » cette image avec des films comme Boule de Suif (rôle d’une prostituée) (Christian-Jaque – 1945) ou Le Diable au corps (femme adultère) (Claude Autant-Lara – 1947).

Après la guerre et en pleine gloire, elle tente sa chance aux U.S.A. où elle rencontre l’amour et épouse Bill Marshall (qui fut le mari de Michèle Morgan). Ils auront une fille, Tonie Marshall, qui est réalisatrice : Vénus Beauté (Institut) en 1998.

 
De retour en France, elle continue une belle carrière au cinéma sans toutefois retrouver des rôles aussi forts. Citons cependant : Napoléon (Sacha Guitry – 1954), La Religieuse (Jacques Rivette – 1966), Peau d’Âne (Jacques Demy – 1970).

 

Elle a également joué dans une vingtaine de pièces de théâtre et tourné beaucoup de téléfilms. Mais son rôle le plus connu est celui d’Ève Lagarde dans la série-culte Les Saintes Chéries (39 épisodes de 1965 à 1971) où elle incarnait l’épouse de Daniel Gélin.

Je vous propose de revoir le célèbre générique à la fin de cet article…

 

 

Actuellement, en 2012, Micheline Presle continue de tourner pour le cinéma et la télévision, et d'honorer de sa lumineuse et sympathique présence de nombreuses manifestations cinématographiques.

 

Rappelons-nous, qu’avant l’arrivée de la « Bombe Bardot » dans le Cinéma français en 1956, Micheline Presle était une des grandes vedettes féminines de l’écran des années 40 et 50 avec Michèle Morgan et Danielle Darrieux, sans oublier Martine Carol qui fut la seule « star » avant B.B. ! 

Toutes ces actrices exceptionnelles resteront toujours dans la mémoire du jeune cinéphile passionné que j’ai été et que je suis encore (mais avec la nostalgie du cinéma de ces années-là…).

 

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 16:54

Quelques rencontres sympas

au Salon du Livre de Montaigu

 

Ce qui me plait le plus lorsque je participe à un Salon du Livre (comme conseiller littéraire ou comme auteur), c’est de rencontrer des gens intéressants. Le public d’abord, car c’est super de dialoguer avec ses lecteurs ou avec des admirateurs de Brigitte Bardot. Mais le plus sympa, ce sont les retrouvailles avec des auteurs dont j'ai fait la connaissance dans des salons précédents.


Ainsi, au Salon du Livre de Montaigu, j’ai revu la comédienne Marie-Christine Barrault que j’avais eu souvent le plaisir d’accueillir au Salon du Livre des Artistes de l’U.C.T.M. (*) dont je me suis occupé pendant plus de 25 ans. Nous avons déjeuné ensemble le vendredi 30 mars 2012, et ce fut l’occasion pour moi d’écouter cette immense comédienne me raconter ses projets, ses tournées théâtrales. À Montaigu, elle était invitée pour une lecture publique d’un florilège de textes de Stefan Zweig, un de mes auteurs préférés.

Rappelons que Marie-Christine Barrault est la nièce d’un couple de comédiens inoubliables (Madeleine Renaud et Jean-Louis Barrault) et la veuve de Roger Vadim (qui fut le premier mari de Brigitte Bardot). Elle a tourné dans de nombreux films (citons… Cousin, cousine de Jean-Charles Tachella en 1975 ou Stardust Memories de Woody Allen en 1980) et incarné une remarquable Marie Curie pour la télévision en 1991.

 

Dedicace-Marie-Christine-Barrault-a-Francois-Bagnaud--19.jpg

Ma première dédicace de Marie-Christine Barrault (Fête de l’U.C.T.M. – 13 décembre 1999)

 

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Cette année, le salon était présidé par Mireille Calmel, une romancière que j’avais rencontrée, il y a dix ans, à ses débuts lorsqu’elle était inconnue et présentait son premier ouvrage. Je ne l’avais jamais revue depuis. Sa réussite ne l’a pas transformée : toujours souriante, simple, chaleureuse et sympathique. Et surtout dotée d’une grande lucidité quant à la célébrité et au succès…

Mireille Calmel est l’auteur de best-sellers comme Le lit d’Aliénor (2001), Le Bal des Louves (2003) ou récemment La Reine de Lumière (2009 – tous publiés chez X.O. Éditions).

 

Salon-de-Montaigu-2012--Francois-Bagnaud---Mireille-Calmel.jpg

Avec Mireille Calmel, attachante et très proche de son public.

 

Pour connaître tous les livres qu’elle a publiés mais surtout comment, à force de ténacité et de patience, elle a réussi à se faire éditer… rendez-vous sur son site (lien ci-dessous) :

www.mireillecalmel.com   

 

* * * * * * * *

Enfin, une de mes grandes joies a été de retrouver mon ami Zappy Max. Je le connais depuis presque 15 ans. Nous avons tellement fait de salons du Livre ensemble et nous nous sommes souvent croisés dans des spectacles à Paris…

Zappy est un vrai « phénomène ». C’est l’un des plus célèbres animateurs de radio des années 50 à 70. À 91 ans, il aime aller à la rencontre d’un public qui ne l’a pas oublié afin de dédicacer ses derniers ouvrages. Il possède une vitalité, un humour et une répartie que j’admire. (Je lui consacrerai bientôt un grand article sur ce Blog).

 

J’ai rencontré quelques autres auteurs dont j’aurai l’occasion de vous parler bientôt…

Mon amie Joëlle Quentin-Doucet (que je connais depuis de nombreuses années) présentait son dernier ouvrage Femmes dans la tourmente de l’An II. (ABM Éditions – 2010).

Mon voisin de stand… Henri Didelle qui a composé un très beau livre intitulé Une Terre, des Hommes… préfacé par Pierre Bonte (De Borée Éditions – 2011).

Ou bien Jean-Pierre Guéno, avec qui j’ai participé à un débat sur les « Destinées », et qui présentait un joli texte sur la chanson Lili Marleen, dont je vous parlerai en détail lorsque j’aurai lu ce livre passionnant qu’il m’a gentiment offert.

Et enfin, mon autre voisin de stand, Jean-Jacques Breton, un spécialiste de l’Art qui dédicaçait Petites histoires de l’Art  (publié en février 2012 chez mon éditeur Hugo&Cie).

 

Salon de Montaigu (31 mars 2012) - François Bagnaud avec d

Entouré par quelques auteurs lors du dîner de gala, le 31 mars 2012.

(de gauche à droite : Henri Didelle, moi, Zappy Max, Joëlle Quentin-Doucet, Béatrice Bottet et Phil Marso – le spécialiste du nouveau langage SMS/PMS)

 

* * * * * * * *

 

(*) Union Catholique du Théâtre et de la Musique : une association caritative qui vient en aide aux artistes en difficulté (je vous en parlerai plus en détails bientôt sur ce Blog).

 

 

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 18:21

Découvrez  mon amie 

Claude Aymé

et sa passion pour Cloclo !

 

Mardi 28 février 2012, j’étais un peu fébrile devant ma télévision. En effet, sur W9, dans la nouvelle émission de télé-réalité À la recherche du nouveau Claude François et ses Clodettes, une de mes amies s’est présentée devant le jury : il s’agit de Claude Aymé. Elle a eu l’honneur de passer en premier (parmi 120 candidats) ; dans un costume bleu pailleté, elle a interprété Comme d’habitude et le jury (composé notamment de l’un des deux fils de Claude François) l’a sélectionnée pour l’étape suivante…

 

J’ai connu Claude au début des années 80 alors qu’elle habitait encore chez ses parents à Stains (93). Elle faisait partie d’une bande de jeunes que j'avais pris en amitié et qui restent parmi les meilleurs souvenirs de cette époque. Et nous sommes toujours en relation depuis plus de trente ans. Avec Claude, nous avons fait du théâtre amateur au Théâtre de Stains et j’étais assez ému de penser que Barbara avait chanté sur cette même scène…

 

Claude est une sacrée personnalité, atypique et originale, attachante et fantaisiste, uniquement passionnée par Claude François. Elle est en permanence dans son rêve, dans son univers exclusif, mais elle va au bout de ses envies et moi j’aime les gens qui s’investissent autant sans se soucier de ce que pensent les autres. C’est mon amie et je l’adore !

 

Francois-Bagnaud-et-Claude-Ayme.jpg

Avec Claude Aymé dans mon appartement en région parisienne, en 1987. 

(Sur le mur à droite, une magnifique litho de B.B. dédicacée !)

 

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 Biographie de Claude Aymé

 

Claude est née le 21 décembre 1964 à Paris.

Son père était chef de chantier et sa maman s’occupait de ses 3 filles.

Elle a 6-7 ans quand elle voit Claude François pour la première fois à la télévision et tombe sous le charme. Il chante et danse si bien qu'elle cherche déjà à l’imiter devant sa glace. Avec un petit budget, elle commence alors une collection sur sa vedette préférée. Son admiration ne faiblira jamais avec le temps.


Le 11 mars 1978, Claude François disparaît tragiquement.

Pour Claude Aymé, c’est un choc : elle ne veut plus voir personne et sombre dans une dépression qui se traduira par des crises de larmes incessantes. Elle décide alors que jamais son idole ne mourra dans son cœur, elle lui consacrera toute sa vie et entretiendra sa mémoire.

 

En 1993, elle commence à se faire « remarquer » en chantant les tubes de Claude François dans l’émission Télé-Bobines (chaque samedi sur France 3 - plus de 30 passages : un record !) et fait les belles heures du zapping de Canal + qui reprend toutes ses interventions. 

À partir de ce succès médiatique, elle obtient quelques articles dans la presse (Télé 7 JoursFrance-DimancheTélé Loisirs)  et enchaîne les passages dans les émissions télévisées… Chez Paul Wermus et Jean-Luc Delarue (Les imitateurs en 1995) ; plusieurs fois l’émission C’est mon choix (1998 – 1999 et en mai 2001 où elle est élue « Sosie Vocal » par les Clodettes des années 70).

Bien évidemment, en 2003, elle participe (comme silhouette) au film Poduim, mais sa prestation ne figurera que dans le DVD (version longue). En 2005, elle fait partie de la sélection des sosies de Cloclo pour l’émission-jeu Le Maillon faible au profit de l’association « Perce-Neige ». Et en 2007, elle est filmée chez elle pour raconter sa passion et montrer ses collections.

 

CD-Claude-Ayme--Cloclo-.jpg 

 

En 2005, elle publie elle-même son premier single (ci-dessus), qu’elle vend dans tous ses spectacles car elle se produit régulièrement dans des petites structures régionales comme les maisons de retraite, et dans des soirées privées. N’ayant jamais été « coachée », son expérience de la scène et des plateaux télévisés nous font oublier son manque de « technique » vocale et quelques hésitations pour la danse. Elle est « nature », vraie et touchante. Son admiration et son amour pour Claude François sont si sincères que le public lui réserve toujours un bon accueil. Souvent, si on lui demande, elle enchaîne plus de 60 chansons dans un même récital !

 

Claude Aymé ne vit que pour Claude François : « C’est mon maître après Dieu », affirme-t-elle très sérieusement ! Elle l’a même vraiment « dans la peau » puisqu’elle s’est fait tatouer un portrait de Claude sur chacun de ses bras. Elle les a d’ailleurs fièrement exhibés lors de l’émission de W9.

Évidemment, son voeu le plus cher est de continuer encore longtemps à chanter Claude François et pourquoi pas enregistrer son propre album (elle a déjà écrit et composé toutes ses chansons). En attendant… elle travaille toujours comme fonctionnaire à la Préfecture de Paris !

 

Souhaitons-lui simplement de vivre longtemps sa passion, en rêvant de gloire et de reconnaissance…

 

Claude-Ayme-sur-scene.jpg

Claude Aymé sur scène dans les années 2000.

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 00:58

 Véronique Rivière

le charme et le talent

 

En février 2011, je vous avais présenté une chanteuse que j’admire depuis 1986.

Découvrez-la (si vous ne la connaissez pas encore), écoutez quelques-unes de ses chansons (dont celle contre la corrida intitulée : Matador !), dans mon premier article (lien ci-dessous) :

 

http://livres.rencontres.bardot.barbara.star.over-blog.com/article-veronique-riviere-je-l-aime-tout-court-67298124.html

 

Véronique Rivière est une artiste qui enregistre régulièrement des CDs et se produit de temps en temps sur scène. Elle est auteur-compositeur, et à l’occasion de la sortie de son 6ème album (« Aquatinte »), elle a donné deux récitals exceptionnels en octobre 2011. Elle se fait tellement rare, que j’avais programmé mon voyage mensuel à Paris afin d'aller l'applaudir. C’est donc le lundi 3 octobre, au Sentier des Halles (une petite salle vers Réaumur-Sébastopol), que j’ai eu le bonheur immense de la retrouver.

 

Véronique Rivière (3 octobre 2011)

Accompagnée de deux guitaristes (Jack Ada et Michel Haumont), Véronique a enchanté ses admirateurs qui étaient nombreux, ce soir-là. Elle nous a présenté ses nouvelles chansons et nous a offert quelques reprises incontournables dont nous connaissions tous les paroles. 

 

 

Véronique Rivière n’est pas une chanteuse à tubes, mais une chanteuse à textes.


Au-delà du clin d’œil des titres, on se laisse séduire par la finesse du style et le charme du chant.

 

La maîtrise des ellipses, l’espièglerie légère, le désespoir esquissé, n’appartiennent qu’à elle, mais beaucoup se reconnaîtront dans le miroir. 

 

Ses ballades nous prennent et nous gardent.

 

(Texte publicitaire) 

 

Après ce spectacle, il était impossible de ne pas lui dire toute l’admiration que j’éprouve pour elle. C’est toujours un moment d’intense émotion que d’approcher une artiste qu’on aime, dont on écoute régulièrement les chansons, et de lui dire simplement : « Bravo et merci ! ». J’ai désormais, et c’est la première fois, une jolie photo avec Véronique…

 

Véronique Rivière - François Bagnaud (2011)

Avec Véronique Rivière, après son récital au Sentier des Halles, le 3 octobre 2011.

(Merci à mon ami Didier B.)

 

En plus de ses propres albums, Véronique a enregistré un duo (Cœur Grenadine) avec Laurent Voulzy dans l’émission Taratata diffusée en mai 1993.

Mais je vous propose de l’écouter dans un autre duo avec Yves Duteil.

Ils interprètent Le mur de la prison d’en face.

Ce duo est extrait d’un CD intitulé « Entre elles et moi » (Éditions de l’Écritoire – 2009) dans lequel Yves interprète ses autres grands succès en duo avec Jeanne Moreau, Rose Laurens, Enzo Enzo, Liane Foly, Véronique Sanson, Dee Dee Bridgewater et Fabienne Marsaudon.

 

Laissez-vous envoûter par la poésie d’Yves Duteil et la voix au timbre si particulier de Véronique Rivière…

 



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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 09:11

Michou

l'éternel « jeune homme en bleu »

de 80 ans

 

 

Michou-en-BB.jpgMichou, de son vrai nom Michel Georges Alfred Catty, est né le 18 juin 1931 à Amiens (80), d’une maman ouvrière et d’un père « inconnu ».

À 17 ans, avec juste une valise et quelques sous en poche, il décide d’aller tenter sa chance à Paris.

Après avoir débuté comme travesti (il imite France Gall et B.B. - voir photo ci-contre), il se choisit un pseudonyme (Michou) et devient directeur de cabaret. Il adopte un look très particulier qui en fera un personnage reconnaissable et sympathique : toujours en bleu, avec un brushing impeccable et des grosses lunettes très kitsch pour « cacher sa timidité ».

C’est lui qui développe le concept du « restaurant-cabaret-spectacle ». Après le dîner, les lumières s'éteignent et le spectacle commence. Sur une scène minuscule, des travestis très maquillés chantent en play-back en imitant des vedettes actuelles ou (le plus souvent) anciennes, dont les principales restent des icônes gays comme Dalida, Mylène Farmer, Joséphine Baker, Sylvie Vartan ou Brigitte Bardot.

Il a sorti quelques singles pour s’amuser et joué son propre rôle dans La Bonne Année de Claude Lelouch (en 1973).

En 2005, il est  fait Chevalier de la Légion d’honneur et un documentaire sur sa vie (Michou, la vie en bleu) est réalisé pour France 5 par Frédéric Lievain - vous pouvez voir la bande-annonce de 6 minutes avec le lien ci-dessous : 

http://www.youtube.com/watch?v=amOh6LTw36A

 

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Le 18 juin 2011, Michou a eu 80 ans.

 

Il a fêté cet anniversaire au Trianon, une salle parisienne classée monument historique.

Il était entouré d’une partie de ses nombreux amis parmi lesquels Nana Mouskouri, Jean-Paul Gaultier, Michelle Torr, Annie Cordy, Hervé Vilard, Herbert Léonard et beaucoup d’autres. Et bien sûr, ses « Michettes » qui travaillent avec lui dans son cabaret, sans oublier son compagnon Erwann.

« Cet anniversaire me rend heureux, confiait-il à l’AFP. Je sais que je vais beaucoup pleurer, mais quelle belle soirée cela va être ! Et faire la fête, c’est l’essentiel. Allez… la vie est belle. Youpi ! (…) C’est grâce au champagne que je ne fais pas mes 80 ans. (Deux bouteilles par jour…) »

Quelle belle leçon d’optimisme, car malgré de sérieux ennuis de santé (un triple pontage en 2003 et un cancer du colon en 2007), Michou reste toujours souriant et heureux de vivre. C’est un homme au grand cœur qui  invite tous les mois, dans son cabaret, les personnes âgées de Montmartre.

Revendiquant et assumant pleinement depuis toujours son homosexualité, il reste un des symboles de la vie « gay » et artistique. Il est le dernier représentant des grandes figures de la nuit parisienne dont Régine fut longtemps la reine…

 

* * * * * * * *

 

Brigitte Bardot et Michou ne se sont jamais rencontrés mais ont toujours éprouvé beaucoup de tendresse et de respect mutuels. Ainsi Brigitte évoque Michou dans son best-seller Un cri dans le silence (Éditions du Rocher – 2003) :

 

2003/05 - Emission de TV...« À propos de miches, qui de plus charmant que notre Michou national, qui depuis des années tient un cabaret que le Tout-Paris adore et qui a toujours été un modèle d’élégance ? Du reste, maman et papa étaient très copains avec lui, il faudra un jour que j’aille lui dire que je l’aime beaucoup et que je vois enfin la grosse blonde qui me parodie en chantant La Madrague ».

 

 

Lorsque j’ai collaboré avec Brigitte sur ce livre, nous nous étions promis d’aller un soir dans le cabaret de Michou ; elle était très enthousiaste et moi aussi ! Mais nous n’avons jamais eu l’occasion de tenir notre promesse. Dommage… Suite à ce bel hommage, Michou avait immédiatement envoyé ces quelques mots à Brigitte (voir ci-dessous)…

 

Lettre-Michou-a-BB--2003-.jpg

 

Quant à moi (devrais-je l’avouer ?), je n’ai pas encore été dans ce célèbre cabaret, et pourtant ce n’est pas l’envie qui me manque… Mais, j’ai quand même eu le plaisir de croiser parfois Michou dans des soirées parisiennes, et je garde le souvenir d’un homme toujours souriant et sympa ; le simple fait de le côtoyer rend immédiatement euphorique et joyeux…

 

Avec-Michou--15-avril-2002-.jpg

Avec Michou, dans les salons de l’hôtel George-V, le 15 avril 2002.

(Comme diraient ses imitateurs… : « Quelle belle soirée ! ».)

 

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Jacques Brel, qui était son ami, disait de lui :

« Je l’aime beaucoup, parce que c’est un homme, un vrai, et que dans la vie,

on n’en rencontre pas tellement… »

 

Pour tout connaître sur cet homme généreux et adorable, et bien sûr découvrir son célèbre cabaret montmartrois, rendez-vous sur son site officiel :

 http://www.michou.com

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 18:12

 Quand Fabienne Thibeault chantait Ziggy…

Un très beau souvenir

 

Portrait-Fabienne-Thibeault.jpgComme la plupart des Français, j’ai découvert Fabienne Thibeault dans le rôle de Marie-Jeanne, la fameuse « serveuse automate » de l’opéra-rock Starmania créé en 1979 à Paris.

Je l’avais vue pour la première fois sur scène à cette occasion et j’avais immédiatement été séduit par la voix de cristal de cette artiste. Les chansons qu’elle interprétait dans ce spectacle devenu culte (Le Monde est stone, Un garçon pas comme les autres (Ziggy), Les Uns contre les autres et La Complainte de la serveuse automate) sont restées dans toutes les mémoires et ont définitivement fait entrer Fabienne Thibeault dans notre patrimoine culturel.

Pour elle, c’est la consécration ; elle enchaîne alors les tournées et les récitals dans différents pays.

En 1982 (si mes souvenirs sont exacts...), je suis allé l’applaudir au Théâtre de la Ville de Paris où elle a triomphé 10 soirs de suite. À cette époque, elle avait encore les cheveux longs, portait des lunettes rondes et s’habillait avec des robes amples qui masquaient quelques rondeurs. 

 

Dans son récital, elle interprètait la chanson Un garçon pas comme les autres (connue aussi avec le titre : Ziggy). Rappelez-vous…

Ziggy, il s'appelle Ziggy

Je suis folle de lui

C'est un garçon pas comme les autres

 Mais moi je l'aime, c'est pas d'ma faute

Même si je sais, qu'il ne m'aimera jamais.

 

Cette chanson (qui sera reprise par Céline Dion) restera à jamais gravée dans ma mémoire…

J’étais placé au bord d'une allée, quand soudain Fabienne Thibeault est descendue dans la salle, s’est avancée vers moi et s’est assise sur mes genoux pour chanter Ziggy… en me regardant dans les yeux et en me prenant la main ! J’étais encore très timide (si, si, je vous assure…) et je suis devenu tout rouge. 

À la fin du spectacle, je suis allé dans sa loge. Elle m’a dédicacé son dernier 33 Tours et m’a demandé si je n’avais pas été trop gêné. Je lui ai répondu (avec un petit mensonge) : « Non, pas du tout. Au contraire, cela restera un joli souvenir. »… Et ce fut le cas.

 

Nous nous sommes souvent croisés dans des cocktails, des hommages à la Chanson française ou à des artistes que nous aimions, quelques salons du livre et des dédicaces (notamment celle au magasin Virgin à Bordeaux dans les années 90). Et, à chaque fois, nous reparlions de ce récital et de notre première « rencontre ».

La dernière fois que nous nous sommes revus, c’était pour la Première du spectacle de Colette Renard au Théâtre de Dix-Heures, en 1998. Nous avions passé une belle soirée et elle était restée avec nous après le récital de Colette.

C’est vraiment une artiste talentueuse que j’apprécie beaucoup : simple, chaleureuse et sympathique. Authentique et vraie. Non seulement je m’intéresse à tout ce qu’elle entreprend, mais je possède tous ses CDs et c’est toujours un plaisir de l’écouter et de la retrouver au gré de soirées parisiennes.

(Et nous devrions nous revoir le 15 juin 2011, au Studio Raspail à Paris, pour la soirée organisée en hommage à Colette Renard qu’elle aimait beaucoup.)

 

 Avec-Fabienne-Thibeault--24.11.98-.JPG

Avec la sympathique Fabienne Thibeault à la Première de Colette Renard

(Théâtre de Dix-Heures – 24 novembre 1998)

 

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Fabienne Thibeault (née le 17 juin 1952 à Montréal) est une auteur-compositeur-interprète québécoise et française.

Elle commence sa carrière vers l’âge de 20 ans au Québec, en interprétant notamment des chansons de Gilles Vigneault. Elle sort un premier album en 1976 qui rencontre immédiatement le succès.

En 1978, Luc Plamendon lui propose de tenir le rôle de Marie-Jeanne dans Starmania (qu’il a écrit sur des musiques de Michel Berger). Le succès des chansons qu’elle interprète est immédiat, et la place au rang des artistes les plus populaires des pays francophones. Sa carrière en France est lancée et elle s’installe dans notre pays en 1985.

Elle enregistre de nombreux albums et continue de chanter les grands auteurs (Brel, Mouloudji ou Trenet). Elle écrit quelques textes et crée (en 1983) sa propre maison de disques (Les Disques Béluga). Elle obtient un beau succès avec un disque de chansons traditionnelles québécoises ainsi qu’avec son célèbre duo avec Richard Cocciante (Question de feeling). 

Elle écrit et compose avec son conjoint, le saxophoniste Jean-Pierre Debarbat, des contes et des chansons racontant l’histoire des régions de la Touraine et de la Loire.

Elle s’intéresse à la vie rurale. Elle a d’ailleurs été nommée en 2004 Chevalier du Mérite agricole Français, puis Officier en 2006.

Elle est (en 2011) l'une des têtes d'affiche de la tournée Âge tendre et Têtes de bois (Saison 4).

 

En mars 2011, elle a publié un livre de souvenirs :  

Livre de Fabienne Thibeault (2011)

Fille de maçon, petite-fille de cultivateurs, Fabienne Thiebault raconte la vie de ses grands-parents, oncles et tantes, nombreux cousins et cousines, qui ont construit son propre destin de femme et d’artiste. Tous incarnent avec force un peuple qui s’est forgé à travers une vie âpre, une foi simple et l’amour de la musique. La chanteuse raconte le Québec d’autrefois, terre de pionniers, de mariniers et de bûcherons.

Puis, elle nous fait pénétrer dans les coulisses d’un spectacle-culte : Starmania.

Tragique, drôle, tendre, corrosif, ce récit foisonnant dessine aussi le portrait d’une femme entière, originale, que la France a adoptée et à qui le public est fidèle depuis trente ans.

 

Éditions du Moment

234 pages – 17,95 Euros  

 

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 00:59

Deux comédiens d’exception…

Denise Chalem et Michel Aumont

  

Dimanche 17 avril 2011, j’ai regardé la « Cérémonie des Molières » sur France 2 avec plus de passion et de fébrilité que certaines années. En effet, mon amie Denise Chalem était nominée comme « Molière de l’auteur francophone vivant » ainsi que Nanou Garcia (« Molière de la comédienne dans un second rôle ») pour la pièce qu’elles jouent ensemble Aller chercher demain (que j’ai présentée dans ma page « Actualités culturelles » - voir le lien ci-dessous).

 

http://livres.rencontres.bardot.barbara.star.over-blog.com/pages/Actualites_culturelles_en_2011-4692634.html

 

Malheureusement, ni l’une ni l’autre n’ont décroché un « Molière » tant convoité !

J’étais très déçu car elles le méritaient vraiment. Mais les heureux lauréats le méritaient certainement tout autant...

 

J’avais pu apprécier la qualité de cette pièce car Denise m’avait invité le jeudi 7 avril 2011 lors de mon bref séjour parisien. J’ai tout de suite été emballé par ce rapport affectif entre un père malade (Michel Aumont) et sa fille célibataire (Denise Chalem) qui s’occupe de lui chez elle et travaille de nuit comme infirmière dans une unité de soins palliatifs aux côtés d’une aide-soignante (Nanou Garcia). Le fait d’avoir accompagné quelques êtres chers au bout du chemin de la vie et surtout d’avoir ma Maman, grabataire, à la maison, m’a certainement sensibilisé à ce douloureux sujet. Mais pas seulement, car les comédiens étaient extraordinaires, convaincants et talentueux, et l’écriture d’une maîtrise totale. On sourit, on rit, on s’attendrit et on verse même quelques larmes parfois...    

 

Avec Denise Chalem (7 avril 2011)

Avec Denise Chalem, après le spectacle, devant le Théâtre de Paris (7 avril 2011).

 

J’ai rencontré Denise Chalem pour la première fois en 1998.

Je travaillais alors avec Catherine Le Cossec sur son premier livre consacré à Barbara. Elle était amie avec Denise, qui habitait à deux pas de chez elle à Palaiseau, et elle lui avait proposé de préfacer son livre.  J’ai ainsi fait la connaissance de Denise, à son domicile, où elle nous avait reçu pour nous remettre son texte.  Puis, je l’ai revue régulièrement lors de chacun des spectacles de Catherine, ceux de fin d’année de son école de danse et aussi ceux qu’elle avait créés en hommage à Barbara. Nous ne nous fréquentons pas, mais nous avons régulièrement des nouvelles l’un de l’autre par Catherine qui est notre lien d’amitié.

 

Denise Chalem est une comédienne, auteur et metteur en scène née au Caire le 25 avril 1952 où elle a passé les premières années de sa vie.

Sa famille quitte l'Égypte suite aux évènements du Canal de Suez et s'installe en France. Après le bac, elle prépare un Deug « d'études théâtrales et de lettres » à Censier. Elle est ensuite l'élève de Robert Hossein à Reims, avant d'intégrer le Conservatoire national Supérieur d'art dramatique dans la classe d'Antoine Vitez (promotion 1977). 

Au théâtre, elle joue des classiques (Molière, Marivaux, Beaumarchais, Hugo), des auteurs actuels comme Herb Gardner, mais aussi ses propres textes.

En 1980, elle écrit sa première pièce À cinquante ans, elle découvrait la mer, qu'elle interprète la même année avec Isabelle Sadoyan, et qui sera traduite dans huit langues.

Puis ensuite :

La Nuit de cristal (1981)

Prague, mille quatre vingt quatorze kilomètres (1983)

Selon toute ressemblance (1987)

Le Temps arrêté (qui met en scène les relations entre Coco Chanel et Paul Morand)

Dis à ma fille que je pars en voyage (Deux Molières en 2005).

 

Au cinéma, elle a notamment tourné sous la direction de Robert Hossein (Les Misérables), Bertrand Blier (Trop belle pour toi), Bruno Nuytten (Camille Claudel) et Frédéric Schoendoerffer (Scènes de crimes).

 

Elle a joué dans de nombreux téléfilms et séries télévisées (MaigretJulie LescautDocteur SylvestreÉquipe médicale d’urgence, etc.).

 

Enfin, non seulement, son talent est reconnu par la Profession et son visage (plus que son nom) est familier des spectateurs, mais c’est une femme charmante, ouverte aux autres, abordable et sympathique. Je l’admire énormément, vous l’aurez compris…

 

* * * * * * * *

 

Après le spectacle, j’ai également été présenté à Michel Aumont, qui est fantastique dans cette pièce : drôle (il nous raconte de nombreuses histoires juives) et si émouvant. Il m’a fait rire aux éclats et pleurer aussi lorsqu’il quitte ce monde dans les bras de sa fille… 

 

Avec Michel Aumont (7 avril 2011)

Avec Michel Aumont, dans le Hall du Théatre de Paris (7 avril 2011).

 

Michel Aumont est un acteur français né le 15 octobre 1936 à Paris.

En 1956, dès sa sortie du Conservatoire, il est engagé comme pensionnaire à la Comédie-Française. Il s'illustrera sur les planches sans interruption depuis. Acteur de premier plan au théâtre, il interprète plutôt des seconds rôles au cinéma, souvent employé en commissaire, homme politique ou homme de loi.

 

Dans sa longue filmographie (plus de 80 films), citons quelques films marquants :

La Gifle (de Claude Pinoteau – 1974)

Monsieur Klein (de Joseph Losey – 1976)

Les Compères (de Francis Veber – 1983)

Ripoux contre Ripoux (de Claude Zidi – 1990)

Le Placard (de Francis Veber – 2001)

Palais-Royal (de Valérie Lemercier – 2005).

 

Il a participé à près de 55 téléfilms et joué dans plus de 90 pièces de théâtre.

Il a obtenu 4 Molières du « Meilleur comédien » (1993 – 1999 – 2000 et 2007).

 

J’ai eu le bonheur de rencontrer un homme simple, plein d’humour, très sympa, heureux de jouer et de vivre. Un très beau souvenir… que j'avais envie de partager avec tous ceux qui aiment le théâtre et les comédiens d'exception.

 

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 22:47

Le souvenir des jours heureux

avec Annie Girardot…

 

Vendredi 4 mars 2011  : les obsèques de notre chère Annie ont eu lieu à l'église Saint-Roch à Paris, à 10 h 30. Elle repose désormais au cimetière du Père-Lachaise. Pour des raisons personnelles, je n'ai malheureusement pas pu être présent pour l'accompagner une dernière fois... Alors, pour lui rendre hommage, j'ai souhaité me souvenir des jours heureux passés en sa compagnie et vous les faire partager. 

 « Ne meurent vraiment que ceux que l'on oublie. »

 

* * * * * * * * 

 

Chaque été, mon ami Jean-Louis Milla, fondateur de l’association « Souvenance de Cinéphiles » organise un festival en hommage à une comédienne. Pour ses 6èmes Rencontres cinématographiques de Puget-Théniers (06), du 24 au 26 juillet 1998, il avait invité Annie Girardot. Elle avait accepté immédiatement, succédant ainsi à Dora Doll, Mylène Demongeot, Bernadette Lafont, Marie Glory et Marthe Villalonga. À l’époque, Annie se déplaçait encore seule et n’avait ni secrétaire ni agent pour l’accompagner. Comme Jean-Louis savait que je connaissais Annie, il m’avait demandé de « veiller » sur elle durant son séjour.

 

Puget - Avec Annie (1)

Jean-Louis Milla (à gauche) fait visiter Puget-Théniers à Annie Girardot. Je les accompagne (chemise bleue) ainsi que Stéphan Guérard (à droite), un membre de l’association, admirateur et collectionneur de Louis de Funès. Annie lui a raconté beaucoup d’anecdotes sur ses tournages avec ce grand acteur. Le député des Alpes-Maritimes (Monsieur Christian Estrosi) était à nos côtés mais il ne figure pas sur cette photo… 

(Annie et Jean-Louis m'avaient ensuite dédicacés cette jolie photo)

 

1998/07/24 - Avec Annie GIRARDOT à Puget-Théniers (06)

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Ce Festival très chaleureux et très sympa était organisé par des cinéphiles passionnés par le cinéma et ses actrices.

Le vendredi 24 juillet 1998, Annie Girardot fut d’abord reçue à l’Hôtel de Ville de Puget-Théniers puis assista à la projection d’un de ses films (Mourir d’aimer d’André Cayatte – 1971). Ensuite, elle participa à une séance de dédicaces suivie d’un dîner « officiel », mais très décontracté, dans un bon restaurant de Puget. Les deux jours suivants, Annie alternera séances de dédicaces et projections de films (Trois chambres à Manhattan de Marcel Carné – 1965, Prisonnières de Charlotte Silvera – 1988 et L’âge de braise de Jacques Leduc – 1998) et également... des repas très joyeux dans des petits restaurants locaux.

Le prix « Reconnaissance des Cinéphiles » lui fut remis sur la place de Puget-Théniers en présence des habitants et de ses admirateurs venus exprès pour la rencontrer.

Pendant ce Festival, j’ai été un peu le « chevalier servant » d’Annie, répondant à ses moindres souhaits (mais elle n’avait jamais aucune exigence, aucune demande…), la protégeant et l’aidant pour ses dédicaces, bref, veillant à ce qu’elle se sente bien et que tout se déroule pour le mieux.

Lorsque nous avons effectué une visite guidée de la région, dans chaque village, une réception était prévue avec le discours du maire puis une séance de dédicaces autour d’un petit buffet dehors devant l’église ou la mairie. Tous les villageois étaient là et discutaient simplement avec Annie. Elle n’avait rien à « vendre » : pas de promotion de film ou de livre. Elle dédicaçait juste des photos que l’association avait fait éditer en grand nombre pour l’occasion et qui étaient distribuées gratuitement.

Durant ces trois jours « non stop », j’ai été témoin de l’immense popularité d’Annie Girardot mais surtout de l’amour incroyable que les gens avaient pour elle. Il faut dire qu’elle était très simple, abordable, joyeuse, discutant avec tout le monde, partageant ses repas avec les gens du pays. Elle embrassait et se laissait photographier, elle racontait ses souvenirs, elle plaisantait, elle riait… elle semblait vraiment heureuse d’être là.

 

Puget---Avec-Annie--2-.jpg

Annie Girardot reçoit son Prix « Reconnaissance des Cinéphiles » (à gauche). Elle n’a pas arrêté de faire des séances de dédicaces durant trois jours. J’étais constamment avec elle pour m'assurer que tout se passait bien (à droite, en haut : dédicace à La Croix-sur-Roudoule – en bas : dédicace à la mairie de Puget-Théniers)

 

* * * * * * * *

 

Ces journées auprès d’Annie sont inoubliables pour moi car c’est à l’occasion de ce séjour que nous avons appris à mieux nous connaître. C’est là que nous nous sommes tutoyés pour la première fois. Nous étions du même signe : Scorpion (elle du 25 octobre et moi du 30). Elle me parlait (évidemment) de Brigitte Bardot (sa « Bri-Bri ») mais aussi de Barbara qu’elle avait bien connue et qu’elle admirait comme moi ! Nous nous trouvions des tas de passions communes. Elle me fascinait par tant de simplicité et d’humilité, elle, une célèbre comédienne adulée qui avait tourné avec les plus grands (metteurs en scène et acteurs). Je lui avais dit  que j’avais passé mon concours de l’IDHEC (*) en 1974 avec comme film à critiquer… Rocco et ses frères (son chef d’œuvre) de Luchino Visconti (1960) avec Alain Delon et Renato Salvatori. Alors, elle me racontait des souvenirs de tournage et je restais bouche bée à l’écouter…

 

Numériser0012

 Toute la presse locale avait relaté cet événement…

 

Annie, chère et merveilleuse Annie, je sais que « là-haut », au Paradis, dans cet « Ailleurs » que nous espérons…, je sais que tu es apaisée et heureuse. Et j’espère que tu as retrouvé ta Maman et ton cher Renato. Mais ici, tu continueras à vivre dans nos cœurs, dans nos mémoires et nous reverrons tes films avec tendresse et nostalgie…

Nous penserons à toi avec émotion. Et nous t'aimerons toujours.


 * * * * * * * *

 (*) L'Institut des hautes études cinématographiques (IDHEC) était une école française de cinéma, basée à Paris, aujourd'hui devenue « La Fémis ». 

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  • François Bagnaud
  • Collaborateur littéraire depuis 1996, j'ai participé à 59 livres à ce jour. Je travaille actuellement sur 2 livres inédits sur B.B. :  avec Alain Wodrascka (28 septembre 2017) et avec Dominique Choulant (25 octobre 2017).
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