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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 18:21

 « Répétiteur » de Micheline Presle

  

 

Micheline Presle a eu 90 ans, le 22 août 2012 (voir mon article précédent), et c’est l’occasion pour moi de rendre hommage à cette comédienne que j’admire beaucoup.

J’ai eu souvent le plaisir de la croiser dans des Premières et des soirées consacrées au cinéma, notamment à la Cinémathèque de Paris ou dans des petits cinémas d’Art et d’Essai.

 

Dedicace-de-Micheline-Presle-a-Francois-Bagnaud---2.jpg

Ma première dédicace de Micheline Presle

(ici à l’époque des Saintes Chéries).

 

Mon plus beau souvenir reste celui d’une soirée « très chic » (Les « Prix du Cinéma Européen » alors encore appelés Les « Félix ») où j’avais accompagné une amie comédienne (Helena Manson). Dans l’attente de la cérémonie officielle, qui était retransmise en direct à la télévision, toutes les vedettes et leurs accompagnateurs patientaient dans une grande salle, avec une coupette de champagne. Et je me trouvais à la table de… Micheline Presle et de Ludmilla Tchérina (très belle mais silencieuse et impassible). Micheline, par contre, était joyeuse et volubile ; elle discutait avec mon amie Helena, et elles se remémoraient quelques souvenirs professionnels.

Mais elle s’impatientait car elle devait intervenir sur scène et avait un texte à dire ; elle me demanda de le lui faire répéter. Ce fut un honneur pour moi. Et avant de nous quitter, elle m’a dit avec beaucoup d’humour : « Vous pourrez dire que vous avez été le répétiteur de Micheline Presle ! ».

Et quelques jours après, comme elle me l’avait promis, j’ai reçu cette belle photo dédicacée, en souvenir de ces instants inoubliables passés auprès d’une grande comédienne dont certains films sont devenus des classiques.

 

Dedicace-de-Micheline-Presle-a-Francois-Bagnaud---1.jpg

Une de mes nombreuses dédicaces de Micheline Presle.

(J’ai malheureusement oublié l’année exacte de cette belle rencontre… au début des années 90).

 

* * * * * * * *

 

Micheline Presle, de son vrai nom Micheline Chassagne, est née le 22 août 1922 à Paris.

Elle débute en 1937 en faisant de la figuration mais sa carrière commence véritablement en 1939 avec le succès de Jeunes Filles en détresse de Georg Wilhelm Pabst, film dans lequel elle interprète « Jacqueline Presle », patronyme qui deviendra son nom de scène.

Elle devient vite une vedette grâce à des films comme Paradis Perdu (d’Abel Gance – 1939), Félicie Nanteuil (Marc Allégret – 1942) ou Falbalas (Jacques Becker – 1944) où elle joue des rôles d’ingénue et de jeune première. Mais elle choisira de « casser » cette image avec des films comme Boule de Suif (rôle d’une prostituée) (Christian-Jaque – 1945) ou Le Diable au corps (femme adultère) (Claude Autant-Lara – 1947).

Après la guerre et en pleine gloire, elle tente sa chance aux U.S.A. où elle rencontre l’amour et épouse Bill Marshall (qui fut le mari de Michèle Morgan). Ils auront une fille, Tonie Marshall, qui est réalisatrice : Vénus Beauté (Institut) en 1998.

 
De retour en France, elle continue une belle carrière au cinéma sans toutefois retrouver des rôles aussi forts. Citons cependant : Napoléon (Sacha Guitry – 1954), La Religieuse (Jacques Rivette – 1966), Peau d’Âne (Jacques Demy – 1970).

 

Elle a également joué dans une vingtaine de pièces de théâtre et tourné beaucoup de téléfilms. Mais son rôle le plus connu est celui d’Ève Lagarde dans la série-culte Les Saintes Chéries (39 épisodes de 1965 à 1971) où elle incarnait l’épouse de Daniel Gélin.

Je vous propose de revoir le célèbre générique à la fin de cet article…

 

 

Actuellement, en 2012, Micheline Presle continue de tourner pour le cinéma et la télévision, et d'honorer de sa lumineuse et sympathique présence de nombreuses manifestations cinématographiques.

 

Rappelons-nous, qu’avant l’arrivée de la « Bombe Bardot » dans le Cinéma français en 1956, Micheline Presle était une des grandes vedettes féminines de l’écran des années 40 et 50 avec Michèle Morgan et Danielle Darrieux, sans oublier Martine Carol qui fut la seule « star » avant B.B. ! 

Toutes ces actrices exceptionnelles resteront toujours dans la mémoire du jeune cinéphile passionné que j’ai été et que je suis encore (mais avec la nostalgie du cinéma de ces années-là…).

 

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 13:26

 Éric CHARDEN

Avec STONE : un duo populaire des années 70

 

Ce matin, en prenant mon petit-déjeuner devant BFM-TV, une « alerte-info » m’a rendu très triste : Éric Charden est décédé, dimanche 29 avril 2012, à l’âge de 69 ans, des suites d’un lymphome… Satanée maladie qui emporte tant de vies - une horreur !

 

Pour tous les gens de ma génération, cet artiste de talent était lié surtout au célèbre duo qu’il a formé dans les années 70 avec son épouse Stone. Leurs refrains populaires ont enchanté nos étés et on les retenait dès qu’on les avait écoutés une seule fois… Et actuellement, ils me rappellent encore mes belles années d’insouciance.

 

Je n’ai jamais connu personnellement Éric Charden, mais en août 2001, il était venu chanter ses succès avec Stone sur le podium itinérant d’Ici-Paris, à Terrasson, une petite ville du Périgord où je passais une partie de mes vacances. Comme j’avais quelquefois rencontré Stone (qui aimait beaucoup Colette Renard et venait à chacun de ses récitals), et que je connaissais bien Sophie Darel (qui présentait le spectacle), j’ai été invité à dîner avec toute l’équipe après la représentation en plein air.

Je me souviendrais toujours de ce repas improvisé sur la place d’Armes. Nous étions au clair de lune, entourés et protégés des regards et du vent par les camions de la tournée. Éric était accompagné de son épouse ; Stone était avec Mario d’Alba, son compagnon, mais ils ne sont pas restés longtemps. J’avais trouvé Charden totalement décalé, un peu original mais sympa. Il fallait rentrer dans son jeu, car il avait de l’humour, il était assez farceur et il nous a fait beaucoup rire. Son regard était pétillant comme celui d’un enfant malicieux. Nous nous sommes séparés très tard, après des rigolades et beaucoup d’anecdotes.

Un souvenir, parmi tant d'autres, mais qui est toujours resté bien présent dans ma mémoire.

 
C’est pour cela - en plus de ses chansons qui ont marquées ma jeunesse - que j’ai été très peiné en apprenant sa disparition. J’avais envie de lui rendre cet hommage. Parce que je l'aimais bien... tout simplement. Adieu l'artiste !

 

Dedicace-Stone-et-Charden-a-Francois-Bagnaud--2001-.jpg

Dédicaces de Stone et Éric Charden, après leur spectacle à Terrasson (24), en août 2001.

 

* * * * * * * *

 

Biographie d’Éric Charden

 

Éric Charden (de son vrai nom Jacques Puissant) est né le 15 octobre 1942 à Haïphong au Viêt-Nam, d’un père français et d’une mère tibétaine.

Il arrive en France avec sa mère à l’âge de 7 ans.

Après avoir passé son Bac, il décide de se consacrer à sa passion : la musique.

En 1963, il sort son premier album, et en 1966, il rencontre celle qui va bouleverser sa vie artistique et personnelle : Annie Gautrat (18 ans) qui sera rebaptisée Stone (en référence à sa coiffure). Elle deviendra son épouse (ils ont un fils Baptiste en 1972) et ensemble ils vont enchaîner les tubes (entre 1971 et 1975) qui marqueront toute une génération : L’AvventuraIl y a du soleil sur la FranceMade in NormandieLe prix des allumettes etc…

Parallèlement à sa carrière de chanteur, Éric Charden écrit également des chansons pour Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Claude François, Monty,  etc… En 1975, il crée la comédie musicale Mayflower. 

Vers la fin des années 70, après sa période très médiatisée et son divorce avec Stone, il retrouve le succès avec le tube L’été s’ra chaudIl compose aussi pour des séries japonaises et continue une carrière solo.

En 2007, il accepte de reformer son duo avec Stone et intègre la tournée « Âge tendre et Têtes de bois ».

 

Le 29 avril 2012, une longue et cruelle maladie l’emporte alors qu’il a une actualité médiatique très importante… dont il ne pourra, malheureusement, pas profiter… Un clin d'oeil au destin, comme un au-revoir ! 

 

CD-Stone-et-Charden--Avril-2012-.jpg

Le couple mythique des années 70 revisite tous les grands duos populaires, en y apportant une touche personnelle et originale… :

J’ai un problèmeParoles, parolesDésir, désirChanson pour une drôle de vieDieu est un fumeur de HavanesManhattan KaboulJoue pasLes gondoles à VeniseLà-basLe seul bébé qui ne pleure pasL’avventuraMade in NormandieStone & Charden (inédit).

 

En vente sur tous les sites (13,75 Euros)

 

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Autobiographie-de-Eric-CHARDEN--mai-2012-.jpgDe l’encre sur les doigts

 

Autobiographie de Éric Charden

Écrite en collaboration avec Alain Vernassa

 

Éditions Didier Carpentier

 

188 Pages

14,90 Euros

 

(Parution : 3 mai 2012)

 

 

 

 

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 16:54

Quelques rencontres sympas

au Salon du Livre de Montaigu

 

Ce qui me plait le plus lorsque je participe à un Salon du Livre (comme conseiller littéraire ou comme auteur), c’est de rencontrer des gens intéressants. Le public d’abord, car c’est super de dialoguer avec ses lecteurs ou avec des admirateurs de Brigitte Bardot. Mais le plus sympa, ce sont les retrouvailles avec des auteurs dont j'ai fait la connaissance dans des salons précédents.


Ainsi, au Salon du Livre de Montaigu, j’ai revu la comédienne Marie-Christine Barrault que j’avais eu souvent le plaisir d’accueillir au Salon du Livre des Artistes de l’U.C.T.M. (*) dont je me suis occupé pendant plus de 25 ans. Nous avons déjeuné ensemble le vendredi 30 mars 2012, et ce fut l’occasion pour moi d’écouter cette immense comédienne me raconter ses projets, ses tournées théâtrales. À Montaigu, elle était invitée pour une lecture publique d’un florilège de textes de Stefan Zweig, un de mes auteurs préférés.

Rappelons que Marie-Christine Barrault est la nièce d’un couple de comédiens inoubliables (Madeleine Renaud et Jean-Louis Barrault) et la veuve de Roger Vadim (qui fut le premier mari de Brigitte Bardot). Elle a tourné dans de nombreux films (citons… Cousin, cousine de Jean-Charles Tachella en 1975 ou Stardust Memories de Woody Allen en 1980) et incarné une remarquable Marie Curie pour la télévision en 1991.

 

Dedicace-Marie-Christine-Barrault-a-Francois-Bagnaud--19.jpg

Ma première dédicace de Marie-Christine Barrault (Fête de l’U.C.T.M. – 13 décembre 1999)

 

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Cette année, le salon était présidé par Mireille Calmel, une romancière que j’avais rencontrée, il y a dix ans, à ses débuts lorsqu’elle était inconnue et présentait son premier ouvrage. Je ne l’avais jamais revue depuis. Sa réussite ne l’a pas transformée : toujours souriante, simple, chaleureuse et sympathique. Et surtout dotée d’une grande lucidité quant à la célébrité et au succès…

Mireille Calmel est l’auteur de best-sellers comme Le lit d’Aliénor (2001), Le Bal des Louves (2003) ou récemment La Reine de Lumière (2009 – tous publiés chez X.O. Éditions).

 

Salon-de-Montaigu-2012--Francois-Bagnaud---Mireille-Calmel.jpg

Avec Mireille Calmel, attachante et très proche de son public.

 

Pour connaître tous les livres qu’elle a publiés mais surtout comment, à force de ténacité et de patience, elle a réussi à se faire éditer… rendez-vous sur son site (lien ci-dessous) :

www.mireillecalmel.com   

 

* * * * * * * *

Enfin, une de mes grandes joies a été de retrouver mon ami Zappy Max. Je le connais depuis presque 15 ans. Nous avons tellement fait de salons du Livre ensemble et nous nous sommes souvent croisés dans des spectacles à Paris…

Zappy est un vrai « phénomène ». C’est l’un des plus célèbres animateurs de radio des années 50 à 70. À 91 ans, il aime aller à la rencontre d’un public qui ne l’a pas oublié afin de dédicacer ses derniers ouvrages. Il possède une vitalité, un humour et une répartie que j’admire. (Je lui consacrerai bientôt un grand article sur ce Blog).

 

J’ai rencontré quelques autres auteurs dont j’aurai l’occasion de vous parler bientôt…

Mon amie Joëlle Quentin-Doucet (que je connais depuis de nombreuses années) présentait son dernier ouvrage Femmes dans la tourmente de l’An II. (ABM Éditions – 2010).

Mon voisin de stand… Henri Didelle qui a composé un très beau livre intitulé Une Terre, des Hommes… préfacé par Pierre Bonte (De Borée Éditions – 2011).

Ou bien Jean-Pierre Guéno, avec qui j’ai participé à un débat sur les « Destinées », et qui présentait un joli texte sur la chanson Lili Marleen, dont je vous parlerai en détail lorsque j’aurai lu ce livre passionnant qu’il m’a gentiment offert.

Et enfin, mon autre voisin de stand, Jean-Jacques Breton, un spécialiste de l’Art qui dédicaçait Petites histoires de l’Art  (publié en février 2012 chez mon éditeur Hugo&Cie).

 

Salon de Montaigu (31 mars 2012) - François Bagnaud avec d

Entouré par quelques auteurs lors du dîner de gala, le 31 mars 2012.

(de gauche à droite : Henri Didelle, moi, Zappy Max, Joëlle Quentin-Doucet, Béatrice Bottet et Phil Marso – le spécialiste du nouveau langage SMS/PMS)

 

* * * * * * * *

 

(*) Union Catholique du Théâtre et de la Musique : une association caritative qui vient en aide aux artistes en difficulté (je vous en parlerai plus en détails bientôt sur ce Blog).

 

 

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 18:21

Découvrez  mon amie 

Claude Aymé

et sa passion pour Cloclo !

 

Mardi 28 février 2012, j’étais un peu fébrile devant ma télévision. En effet, sur W9, dans la nouvelle émission de télé-réalité À la recherche du nouveau Claude François et ses Clodettes, une de mes amies s’est présentée devant le jury : il s’agit de Claude Aymé. Elle a eu l’honneur de passer en premier (parmi 120 candidats) ; dans un costume bleu pailleté, elle a interprété Comme d’habitude et le jury (composé notamment de l’un des deux fils de Claude François) l’a sélectionnée pour l’étape suivante…

 

J’ai connu Claude au début des années 80 alors qu’elle habitait encore chez ses parents à Stains (93). Elle faisait partie d’une bande de jeunes que j'avais pris en amitié et qui restent parmi les meilleurs souvenirs de cette époque. Et nous sommes toujours en relation depuis plus de trente ans. Avec Claude, nous avons fait du théâtre amateur au Théâtre de Stains et j’étais assez ému de penser que Barbara avait chanté sur cette même scène…

 

Claude est une sacrée personnalité, atypique et originale, attachante et fantaisiste, uniquement passionnée par Claude François. Elle est en permanence dans son rêve, dans son univers exclusif, mais elle va au bout de ses envies et moi j’aime les gens qui s’investissent autant sans se soucier de ce que pensent les autres. C’est mon amie et je l’adore !

 

Francois-Bagnaud-et-Claude-Ayme.jpg

Avec Claude Aymé dans mon appartement en région parisienne, en 1987. 

(Sur le mur à droite, une magnifique litho de B.B. dédicacée !)

 

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 Biographie de Claude Aymé

 

Claude est née le 21 décembre 1964 à Paris.

Son père était chef de chantier et sa maman s’occupait de ses 3 filles.

Elle a 6-7 ans quand elle voit Claude François pour la première fois à la télévision et tombe sous le charme. Il chante et danse si bien qu'elle cherche déjà à l’imiter devant sa glace. Avec un petit budget, elle commence alors une collection sur sa vedette préférée. Son admiration ne faiblira jamais avec le temps.


Le 11 mars 1978, Claude François disparaît tragiquement.

Pour Claude Aymé, c’est un choc : elle ne veut plus voir personne et sombre dans une dépression qui se traduira par des crises de larmes incessantes. Elle décide alors que jamais son idole ne mourra dans son cœur, elle lui consacrera toute sa vie et entretiendra sa mémoire.

 

En 1993, elle commence à se faire « remarquer » en chantant les tubes de Claude François dans l’émission Télé-Bobines (chaque samedi sur France 3 - plus de 30 passages : un record !) et fait les belles heures du zapping de Canal + qui reprend toutes ses interventions. 

À partir de ce succès médiatique, elle obtient quelques articles dans la presse (Télé 7 JoursFrance-DimancheTélé Loisirs)  et enchaîne les passages dans les émissions télévisées… Chez Paul Wermus et Jean-Luc Delarue (Les imitateurs en 1995) ; plusieurs fois l’émission C’est mon choix (1998 – 1999 et en mai 2001 où elle est élue « Sosie Vocal » par les Clodettes des années 70).

Bien évidemment, en 2003, elle participe (comme silhouette) au film Poduim, mais sa prestation ne figurera que dans le DVD (version longue). En 2005, elle fait partie de la sélection des sosies de Cloclo pour l’émission-jeu Le Maillon faible au profit de l’association « Perce-Neige ». Et en 2007, elle est filmée chez elle pour raconter sa passion et montrer ses collections.

 

CD-Claude-Ayme--Cloclo-.jpg 

 

En 2005, elle publie elle-même son premier single (ci-dessus), qu’elle vend dans tous ses spectacles car elle se produit régulièrement dans des petites structures régionales comme les maisons de retraite, et dans des soirées privées. N’ayant jamais été « coachée », son expérience de la scène et des plateaux télévisés nous font oublier son manque de « technique » vocale et quelques hésitations pour la danse. Elle est « nature », vraie et touchante. Son admiration et son amour pour Claude François sont si sincères que le public lui réserve toujours un bon accueil. Souvent, si on lui demande, elle enchaîne plus de 60 chansons dans un même récital !

 

Claude Aymé ne vit que pour Claude François : « C’est mon maître après Dieu », affirme-t-elle très sérieusement ! Elle l’a même vraiment « dans la peau » puisqu’elle s’est fait tatouer un portrait de Claude sur chacun de ses bras. Elle les a d’ailleurs fièrement exhibés lors de l’émission de W9.

Évidemment, son voeu le plus cher est de continuer encore longtemps à chanter Claude François et pourquoi pas enregistrer son propre album (elle a déjà écrit et composé toutes ses chansons). En attendant… elle travaille toujours comme fonctionnaire à la Préfecture de Paris !

 

Souhaitons-lui simplement de vivre longtemps sa passion, en rêvant de gloire et de reconnaissance…

 

Claude-Ayme-sur-scene.jpg

Claude Aymé sur scène dans les années 2000.

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 00:58

 Véronique Rivière

le charme et le talent

 

En février 2011, je vous avais présenté une chanteuse que j’admire depuis 1986.

Découvrez-la (si vous ne la connaissez pas encore), écoutez quelques-unes de ses chansons (dont celle contre la corrida intitulée : Matador !), dans mon premier article (lien ci-dessous) :

 

http://livres.rencontres.bardot.barbara.star.over-blog.com/article-veronique-riviere-je-l-aime-tout-court-67298124.html

 

Véronique Rivière est une artiste qui enregistre régulièrement des CDs et se produit de temps en temps sur scène. Elle est auteur-compositeur, et à l’occasion de la sortie de son 6ème album (« Aquatinte »), elle a donné deux récitals exceptionnels en octobre 2011. Elle se fait tellement rare, que j’avais programmé mon voyage mensuel à Paris afin d'aller l'applaudir. C’est donc le lundi 3 octobre, au Sentier des Halles (une petite salle vers Réaumur-Sébastopol), que j’ai eu le bonheur immense de la retrouver.

 

Véronique Rivière (3 octobre 2011)

Accompagnée de deux guitaristes (Jack Ada et Michel Haumont), Véronique a enchanté ses admirateurs qui étaient nombreux, ce soir-là. Elle nous a présenté ses nouvelles chansons et nous a offert quelques reprises incontournables dont nous connaissions tous les paroles. 

 

 

Véronique Rivière n’est pas une chanteuse à tubes, mais une chanteuse à textes.


Au-delà du clin d’œil des titres, on se laisse séduire par la finesse du style et le charme du chant.

 

La maîtrise des ellipses, l’espièglerie légère, le désespoir esquissé, n’appartiennent qu’à elle, mais beaucoup se reconnaîtront dans le miroir. 

 

Ses ballades nous prennent et nous gardent.

 

(Texte publicitaire) 

 

Après ce spectacle, il était impossible de ne pas lui dire toute l’admiration que j’éprouve pour elle. C’est toujours un moment d’intense émotion que d’approcher une artiste qu’on aime, dont on écoute régulièrement les chansons, et de lui dire simplement : « Bravo et merci ! ». J’ai désormais, et c’est la première fois, une jolie photo avec Véronique…

 

Véronique Rivière - François Bagnaud (2011)

Avec Véronique Rivière, après son récital au Sentier des Halles, le 3 octobre 2011.

(Merci à mon ami Didier B.)

 

En plus de ses propres albums, Véronique a enregistré un duo (Cœur Grenadine) avec Laurent Voulzy dans l’émission Taratata diffusée en mai 1993.

Mais je vous propose de l’écouter dans un autre duo avec Yves Duteil.

Ils interprètent Le mur de la prison d’en face.

Ce duo est extrait d’un CD intitulé « Entre elles et moi » (Éditions de l’Écritoire – 2009) dans lequel Yves interprète ses autres grands succès en duo avec Jeanne Moreau, Rose Laurens, Enzo Enzo, Liane Foly, Véronique Sanson, Dee Dee Bridgewater et Fabienne Marsaudon.

 

Laissez-vous envoûter par la poésie d’Yves Duteil et la voix au timbre si particulier de Véronique Rivière…

 



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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 09:11

Michou

l'éternel « jeune homme en bleu »

de 80 ans

 

 

Michou-en-BB.jpgMichou, de son vrai nom Michel Georges Alfred Catty, est né le 18 juin 1931 à Amiens (80), d’une maman ouvrière et d’un père « inconnu ».

À 17 ans, avec juste une valise et quelques sous en poche, il décide d’aller tenter sa chance à Paris.

Après avoir débuté comme travesti (il imite France Gall et B.B. - voir photo ci-contre), il se choisit un pseudonyme (Michou) et devient directeur de cabaret. Il adopte un look très particulier qui en fera un personnage reconnaissable et sympathique : toujours en bleu, avec un brushing impeccable et des grosses lunettes très kitsch pour « cacher sa timidité ».

C’est lui qui développe le concept du « restaurant-cabaret-spectacle ». Après le dîner, les lumières s'éteignent et le spectacle commence. Sur une scène minuscule, des travestis très maquillés chantent en play-back en imitant des vedettes actuelles ou (le plus souvent) anciennes, dont les principales restent des icônes gays comme Dalida, Mylène Farmer, Joséphine Baker, Sylvie Vartan ou Brigitte Bardot.

Il a sorti quelques singles pour s’amuser et joué son propre rôle dans La Bonne Année de Claude Lelouch (en 1973).

En 2005, il est  fait Chevalier de la Légion d’honneur et un documentaire sur sa vie (Michou, la vie en bleu) est réalisé pour France 5 par Frédéric Lievain - vous pouvez voir la bande-annonce de 6 minutes avec le lien ci-dessous : 

http://www.youtube.com/watch?v=amOh6LTw36A

 

* * * * * * * *

 

Le 18 juin 2011, Michou a eu 80 ans.

 

Il a fêté cet anniversaire au Trianon, une salle parisienne classée monument historique.

Il était entouré d’une partie de ses nombreux amis parmi lesquels Nana Mouskouri, Jean-Paul Gaultier, Michelle Torr, Annie Cordy, Hervé Vilard, Herbert Léonard et beaucoup d’autres. Et bien sûr, ses « Michettes » qui travaillent avec lui dans son cabaret, sans oublier son compagnon Erwann.

« Cet anniversaire me rend heureux, confiait-il à l’AFP. Je sais que je vais beaucoup pleurer, mais quelle belle soirée cela va être ! Et faire la fête, c’est l’essentiel. Allez… la vie est belle. Youpi ! (…) C’est grâce au champagne que je ne fais pas mes 80 ans. (Deux bouteilles par jour…) »

Quelle belle leçon d’optimisme, car malgré de sérieux ennuis de santé (un triple pontage en 2003 et un cancer du colon en 2007), Michou reste toujours souriant et heureux de vivre. C’est un homme au grand cœur qui  invite tous les mois, dans son cabaret, les personnes âgées de Montmartre.

Revendiquant et assumant pleinement depuis toujours son homosexualité, il reste un des symboles de la vie « gay » et artistique. Il est le dernier représentant des grandes figures de la nuit parisienne dont Régine fut longtemps la reine…

 

* * * * * * * *

 

Brigitte Bardot et Michou ne se sont jamais rencontrés mais ont toujours éprouvé beaucoup de tendresse et de respect mutuels. Ainsi Brigitte évoque Michou dans son best-seller Un cri dans le silence (Éditions du Rocher – 2003) :

 

2003/05 - Emission de TV...« À propos de miches, qui de plus charmant que notre Michou national, qui depuis des années tient un cabaret que le Tout-Paris adore et qui a toujours été un modèle d’élégance ? Du reste, maman et papa étaient très copains avec lui, il faudra un jour que j’aille lui dire que je l’aime beaucoup et que je vois enfin la grosse blonde qui me parodie en chantant La Madrague ».

 

 

Lorsque j’ai collaboré avec Brigitte sur ce livre, nous nous étions promis d’aller un soir dans le cabaret de Michou ; elle était très enthousiaste et moi aussi ! Mais nous n’avons jamais eu l’occasion de tenir notre promesse. Dommage… Suite à ce bel hommage, Michou avait immédiatement envoyé ces quelques mots à Brigitte (voir ci-dessous)…

 

Lettre-Michou-a-BB--2003-.jpg

 

Quant à moi (devrais-je l’avouer ?), je n’ai pas encore été dans ce célèbre cabaret, et pourtant ce n’est pas l’envie qui me manque… Mais, j’ai quand même eu le plaisir de croiser parfois Michou dans des soirées parisiennes, et je garde le souvenir d’un homme toujours souriant et sympa ; le simple fait de le côtoyer rend immédiatement euphorique et joyeux…

 

Avec-Michou--15-avril-2002-.jpg

Avec Michou, dans les salons de l’hôtel George-V, le 15 avril 2002.

(Comme diraient ses imitateurs… : « Quelle belle soirée ! ».)

 

* * * * * * * *

 

Jacques Brel, qui était son ami, disait de lui :

« Je l’aime beaucoup, parce que c’est un homme, un vrai, et que dans la vie,

on n’en rencontre pas tellement… »

 

Pour tout connaître sur cet homme généreux et adorable, et bien sûr découvrir son célèbre cabaret montmartrois, rendez-vous sur son site officiel :

 http://www.michou.com

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 18:12

 Quand Fabienne Thibeault chantait Ziggy…

Un très beau souvenir

 

Portrait-Fabienne-Thibeault.jpgComme la plupart des Français, j’ai découvert Fabienne Thibeault dans le rôle de Marie-Jeanne, la fameuse « serveuse automate » de l’opéra-rock Starmania créé en 1979 à Paris.

Je l’avais vue pour la première fois sur scène à cette occasion et j’avais immédiatement été séduit par la voix de cristal de cette artiste. Les chansons qu’elle interprétait dans ce spectacle devenu culte (Le Monde est stone, Un garçon pas comme les autres (Ziggy), Les Uns contre les autres et La Complainte de la serveuse automate) sont restées dans toutes les mémoires et ont définitivement fait entrer Fabienne Thibeault dans notre patrimoine culturel.

Pour elle, c’est la consécration ; elle enchaîne alors les tournées et les récitals dans différents pays.

En 1982 (si mes souvenirs sont exacts...), je suis allé l’applaudir au Théâtre de la Ville de Paris où elle a triomphé 10 soirs de suite. À cette époque, elle avait encore les cheveux longs, portait des lunettes rondes et s’habillait avec des robes amples qui masquaient quelques rondeurs. 

 

Dans son récital, elle interprètait la chanson Un garçon pas comme les autres (connue aussi avec le titre : Ziggy). Rappelez-vous…

Ziggy, il s'appelle Ziggy

Je suis folle de lui

C'est un garçon pas comme les autres

 Mais moi je l'aime, c'est pas d'ma faute

Même si je sais, qu'il ne m'aimera jamais.

 

Cette chanson (qui sera reprise par Céline Dion) restera à jamais gravée dans ma mémoire…

J’étais placé au bord d'une allée, quand soudain Fabienne Thibeault est descendue dans la salle, s’est avancée vers moi et s’est assise sur mes genoux pour chanter Ziggy… en me regardant dans les yeux et en me prenant la main ! J’étais encore très timide (si, si, je vous assure…) et je suis devenu tout rouge. 

À la fin du spectacle, je suis allé dans sa loge. Elle m’a dédicacé son dernier 33 Tours et m’a demandé si je n’avais pas été trop gêné. Je lui ai répondu (avec un petit mensonge) : « Non, pas du tout. Au contraire, cela restera un joli souvenir. »… Et ce fut le cas.

 

Nous nous sommes souvent croisés dans des cocktails, des hommages à la Chanson française ou à des artistes que nous aimions, quelques salons du livre et des dédicaces (notamment celle au magasin Virgin à Bordeaux dans les années 90). Et, à chaque fois, nous reparlions de ce récital et de notre première « rencontre ».

La dernière fois que nous nous sommes revus, c’était pour la Première du spectacle de Colette Renard au Théâtre de Dix-Heures, en 1998. Nous avions passé une belle soirée et elle était restée avec nous après le récital de Colette.

C’est vraiment une artiste talentueuse que j’apprécie beaucoup : simple, chaleureuse et sympathique. Authentique et vraie. Non seulement je m’intéresse à tout ce qu’elle entreprend, mais je possède tous ses CDs et c’est toujours un plaisir de l’écouter et de la retrouver au gré de soirées parisiennes.

(Et nous devrions nous revoir le 15 juin 2011, au Studio Raspail à Paris, pour la soirée organisée en hommage à Colette Renard qu’elle aimait beaucoup.)

 

 Avec-Fabienne-Thibeault--24.11.98-.JPG

Avec la sympathique Fabienne Thibeault à la Première de Colette Renard

(Théâtre de Dix-Heures – 24 novembre 1998)

 

* * * * * * * *

 

Fabienne Thibeault (née le 17 juin 1952 à Montréal) est une auteur-compositeur-interprète québécoise et française.

Elle commence sa carrière vers l’âge de 20 ans au Québec, en interprétant notamment des chansons de Gilles Vigneault. Elle sort un premier album en 1976 qui rencontre immédiatement le succès.

En 1978, Luc Plamendon lui propose de tenir le rôle de Marie-Jeanne dans Starmania (qu’il a écrit sur des musiques de Michel Berger). Le succès des chansons qu’elle interprète est immédiat, et la place au rang des artistes les plus populaires des pays francophones. Sa carrière en France est lancée et elle s’installe dans notre pays en 1985.

Elle enregistre de nombreux albums et continue de chanter les grands auteurs (Brel, Mouloudji ou Trenet). Elle écrit quelques textes et crée (en 1983) sa propre maison de disques (Les Disques Béluga). Elle obtient un beau succès avec un disque de chansons traditionnelles québécoises ainsi qu’avec son célèbre duo avec Richard Cocciante (Question de feeling). 

Elle écrit et compose avec son conjoint, le saxophoniste Jean-Pierre Debarbat, des contes et des chansons racontant l’histoire des régions de la Touraine et de la Loire.

Elle s’intéresse à la vie rurale. Elle a d’ailleurs été nommée en 2004 Chevalier du Mérite agricole Français, puis Officier en 2006.

Elle est (en 2011) l'une des têtes d'affiche de la tournée Âge tendre et Têtes de bois (Saison 4).

 

En mars 2011, elle a publié un livre de souvenirs :  

Livre de Fabienne Thibeault (2011)

Fille de maçon, petite-fille de cultivateurs, Fabienne Thiebault raconte la vie de ses grands-parents, oncles et tantes, nombreux cousins et cousines, qui ont construit son propre destin de femme et d’artiste. Tous incarnent avec force un peuple qui s’est forgé à travers une vie âpre, une foi simple et l’amour de la musique. La chanteuse raconte le Québec d’autrefois, terre de pionniers, de mariniers et de bûcherons.

Puis, elle nous fait pénétrer dans les coulisses d’un spectacle-culte : Starmania.

Tragique, drôle, tendre, corrosif, ce récit foisonnant dessine aussi le portrait d’une femme entière, originale, que la France a adoptée et à qui le public est fidèle depuis trente ans.

 

Éditions du Moment

234 pages – 17,95 Euros  

 

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 00:59

Deux comédiens d’exception…

Denise Chalem et Michel Aumont

  

Dimanche 17 avril 2011, j’ai regardé la « Cérémonie des Molières » sur France 2 avec plus de passion et de fébrilité que certaines années. En effet, mon amie Denise Chalem était nominée comme « Molière de l’auteur francophone vivant » ainsi que Nanou Garcia (« Molière de la comédienne dans un second rôle ») pour la pièce qu’elles jouent ensemble Aller chercher demain (que j’ai présentée dans ma page « Actualités culturelles » - voir le lien ci-dessous).

 

http://livres.rencontres.bardot.barbara.star.over-blog.com/pages/Actualites_culturelles_en_2011-4692634.html

 

Malheureusement, ni l’une ni l’autre n’ont décroché un « Molière » tant convoité !

J’étais très déçu car elles le méritaient vraiment. Mais les heureux lauréats le méritaient certainement tout autant...

 

J’avais pu apprécier la qualité de cette pièce car Denise m’avait invité le jeudi 7 avril 2011 lors de mon bref séjour parisien. J’ai tout de suite été emballé par ce rapport affectif entre un père malade (Michel Aumont) et sa fille célibataire (Denise Chalem) qui s’occupe de lui chez elle et travaille de nuit comme infirmière dans une unité de soins palliatifs aux côtés d’une aide-soignante (Nanou Garcia). Le fait d’avoir accompagné quelques êtres chers au bout du chemin de la vie et surtout d’avoir ma Maman, grabataire, à la maison, m’a certainement sensibilisé à ce douloureux sujet. Mais pas seulement, car les comédiens étaient extraordinaires, convaincants et talentueux, et l’écriture d’une maîtrise totale. On sourit, on rit, on s’attendrit et on verse même quelques larmes parfois...    

 

Avec Denise Chalem (7 avril 2011)

Avec Denise Chalem, après le spectacle, devant le Théâtre de Paris (7 avril 2011).

 

J’ai rencontré Denise Chalem pour la première fois en 1998.

Je travaillais alors avec Catherine Le Cossec sur son premier livre consacré à Barbara. Elle était amie avec Denise, qui habitait à deux pas de chez elle à Palaiseau, et elle lui avait proposé de préfacer son livre.  J’ai ainsi fait la connaissance de Denise, à son domicile, où elle nous avait reçu pour nous remettre son texte.  Puis, je l’ai revue régulièrement lors de chacun des spectacles de Catherine, ceux de fin d’année de son école de danse et aussi ceux qu’elle avait créés en hommage à Barbara. Nous ne nous fréquentons pas, mais nous avons régulièrement des nouvelles l’un de l’autre par Catherine qui est notre lien d’amitié.

 

Denise Chalem est une comédienne, auteur et metteur en scène née au Caire le 25 avril 1952 où elle a passé les premières années de sa vie.

Sa famille quitte l'Égypte suite aux évènements du Canal de Suez et s'installe en France. Après le bac, elle prépare un Deug « d'études théâtrales et de lettres » à Censier. Elle est ensuite l'élève de Robert Hossein à Reims, avant d'intégrer le Conservatoire national Supérieur d'art dramatique dans la classe d'Antoine Vitez (promotion 1977). 

Au théâtre, elle joue des classiques (Molière, Marivaux, Beaumarchais, Hugo), des auteurs actuels comme Herb Gardner, mais aussi ses propres textes.

En 1980, elle écrit sa première pièce À cinquante ans, elle découvrait la mer, qu'elle interprète la même année avec Isabelle Sadoyan, et qui sera traduite dans huit langues.

Puis ensuite :

La Nuit de cristal (1981)

Prague, mille quatre vingt quatorze kilomètres (1983)

Selon toute ressemblance (1987)

Le Temps arrêté (qui met en scène les relations entre Coco Chanel et Paul Morand)

Dis à ma fille que je pars en voyage (Deux Molières en 2005).

 

Au cinéma, elle a notamment tourné sous la direction de Robert Hossein (Les Misérables), Bertrand Blier (Trop belle pour toi), Bruno Nuytten (Camille Claudel) et Frédéric Schoendoerffer (Scènes de crimes).

 

Elle a joué dans de nombreux téléfilms et séries télévisées (MaigretJulie LescautDocteur SylvestreÉquipe médicale d’urgence, etc.).

 

Enfin, non seulement, son talent est reconnu par la Profession et son visage (plus que son nom) est familier des spectateurs, mais c’est une femme charmante, ouverte aux autres, abordable et sympathique. Je l’admire énormément, vous l’aurez compris…

 

* * * * * * * *

 

Après le spectacle, j’ai également été présenté à Michel Aumont, qui est fantastique dans cette pièce : drôle (il nous raconte de nombreuses histoires juives) et si émouvant. Il m’a fait rire aux éclats et pleurer aussi lorsqu’il quitte ce monde dans les bras de sa fille… 

 

Avec Michel Aumont (7 avril 2011)

Avec Michel Aumont, dans le Hall du Théatre de Paris (7 avril 2011).

 

Michel Aumont est un acteur français né le 15 octobre 1936 à Paris.

En 1956, dès sa sortie du Conservatoire, il est engagé comme pensionnaire à la Comédie-Française. Il s'illustrera sur les planches sans interruption depuis. Acteur de premier plan au théâtre, il interprète plutôt des seconds rôles au cinéma, souvent employé en commissaire, homme politique ou homme de loi.

 

Dans sa longue filmographie (plus de 80 films), citons quelques films marquants :

La Gifle (de Claude Pinoteau – 1974)

Monsieur Klein (de Joseph Losey – 1976)

Les Compères (de Francis Veber – 1983)

Ripoux contre Ripoux (de Claude Zidi – 1990)

Le Placard (de Francis Veber – 2001)

Palais-Royal (de Valérie Lemercier – 2005).

 

Il a participé à près de 55 téléfilms et joué dans plus de 90 pièces de théâtre.

Il a obtenu 4 Molières du « Meilleur comédien » (1993 – 1999 – 2000 et 2007).

 

J’ai eu le bonheur de rencontrer un homme simple, plein d’humour, très sympa, heureux de jouer et de vivre. Un très beau souvenir… que j'avais envie de partager avec tous ceux qui aiment le théâtre et les comédiens d'exception.

 

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 22:47

Le souvenir des jours heureux

avec Annie Girardot…

 

Vendredi 4 mars 2011  : les obsèques de notre chère Annie ont eu lieu à l'église Saint-Roch à Paris, à 10 h 30. Elle repose désormais au cimetière du Père-Lachaise. Pour des raisons personnelles, je n'ai malheureusement pas pu être présent pour l'accompagner une dernière fois... Alors, pour lui rendre hommage, j'ai souhaité me souvenir des jours heureux passés en sa compagnie et vous les faire partager. 

 « Ne meurent vraiment que ceux que l'on oublie. »

 

* * * * * * * * 

 

Chaque été, mon ami Jean-Louis Milla, fondateur de l’association « Souvenance de Cinéphiles » organise un festival en hommage à une comédienne. Pour ses 6èmes Rencontres cinématographiques de Puget-Théniers (06), du 24 au 26 juillet 1998, il avait invité Annie Girardot. Elle avait accepté immédiatement, succédant ainsi à Dora Doll, Mylène Demongeot, Bernadette Lafont, Marie Glory et Marthe Villalonga. À l’époque, Annie se déplaçait encore seule et n’avait ni secrétaire ni agent pour l’accompagner. Comme Jean-Louis savait que je connaissais Annie, il m’avait demandé de « veiller » sur elle durant son séjour.

 

Puget - Avec Annie (1)

Jean-Louis Milla (à gauche) fait visiter Puget-Théniers à Annie Girardot. Je les accompagne (chemise bleue) ainsi que Stéphan Guérard (à droite), un membre de l’association, admirateur et collectionneur de Louis de Funès. Annie lui a raconté beaucoup d’anecdotes sur ses tournages avec ce grand acteur. Le député des Alpes-Maritimes (Monsieur Christian Estrosi) était à nos côtés mais il ne figure pas sur cette photo… 

(Annie et Jean-Louis m'avaient ensuite dédicacés cette jolie photo)

 

1998/07/24 - Avec Annie GIRARDOT à Puget-Théniers (06)

* * * * * * * *

 

Ce Festival très chaleureux et très sympa était organisé par des cinéphiles passionnés par le cinéma et ses actrices.

Le vendredi 24 juillet 1998, Annie Girardot fut d’abord reçue à l’Hôtel de Ville de Puget-Théniers puis assista à la projection d’un de ses films (Mourir d’aimer d’André Cayatte – 1971). Ensuite, elle participa à une séance de dédicaces suivie d’un dîner « officiel », mais très décontracté, dans un bon restaurant de Puget. Les deux jours suivants, Annie alternera séances de dédicaces et projections de films (Trois chambres à Manhattan de Marcel Carné – 1965, Prisonnières de Charlotte Silvera – 1988 et L’âge de braise de Jacques Leduc – 1998) et également... des repas très joyeux dans des petits restaurants locaux.

Le prix « Reconnaissance des Cinéphiles » lui fut remis sur la place de Puget-Théniers en présence des habitants et de ses admirateurs venus exprès pour la rencontrer.

Pendant ce Festival, j’ai été un peu le « chevalier servant » d’Annie, répondant à ses moindres souhaits (mais elle n’avait jamais aucune exigence, aucune demande…), la protégeant et l’aidant pour ses dédicaces, bref, veillant à ce qu’elle se sente bien et que tout se déroule pour le mieux.

Lorsque nous avons effectué une visite guidée de la région, dans chaque village, une réception était prévue avec le discours du maire puis une séance de dédicaces autour d’un petit buffet dehors devant l’église ou la mairie. Tous les villageois étaient là et discutaient simplement avec Annie. Elle n’avait rien à « vendre » : pas de promotion de film ou de livre. Elle dédicaçait juste des photos que l’association avait fait éditer en grand nombre pour l’occasion et qui étaient distribuées gratuitement.

Durant ces trois jours « non stop », j’ai été témoin de l’immense popularité d’Annie Girardot mais surtout de l’amour incroyable que les gens avaient pour elle. Il faut dire qu’elle était très simple, abordable, joyeuse, discutant avec tout le monde, partageant ses repas avec les gens du pays. Elle embrassait et se laissait photographier, elle racontait ses souvenirs, elle plaisantait, elle riait… elle semblait vraiment heureuse d’être là.

 

Puget---Avec-Annie--2-.jpg

Annie Girardot reçoit son Prix « Reconnaissance des Cinéphiles » (à gauche). Elle n’a pas arrêté de faire des séances de dédicaces durant trois jours. J’étais constamment avec elle pour m'assurer que tout se passait bien (à droite, en haut : dédicace à La Croix-sur-Roudoule – en bas : dédicace à la mairie de Puget-Théniers)

 

* * * * * * * *

 

Ces journées auprès d’Annie sont inoubliables pour moi car c’est à l’occasion de ce séjour que nous avons appris à mieux nous connaître. C’est là que nous nous sommes tutoyés pour la première fois. Nous étions du même signe : Scorpion (elle du 25 octobre et moi du 30). Elle me parlait (évidemment) de Brigitte Bardot (sa « Bri-Bri ») mais aussi de Barbara qu’elle avait bien connue et qu’elle admirait comme moi ! Nous nous trouvions des tas de passions communes. Elle me fascinait par tant de simplicité et d’humilité, elle, une célèbre comédienne adulée qui avait tourné avec les plus grands (metteurs en scène et acteurs). Je lui avais dit  que j’avais passé mon concours de l’IDHEC (*) en 1974 avec comme film à critiquer… Rocco et ses frères (son chef d’œuvre) de Luchino Visconti (1960) avec Alain Delon et Renato Salvatori. Alors, elle me racontait des souvenirs de tournage et je restais bouche bée à l’écouter…

 

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 Toute la presse locale avait relaté cet événement…

 

Annie, chère et merveilleuse Annie, je sais que « là-haut », au Paradis, dans cet « Ailleurs » que nous espérons…, je sais que tu es apaisée et heureuse. Et j’espère que tu as retrouvé ta Maman et ton cher Renato. Mais ici, tu continueras à vivre dans nos cœurs, dans nos mémoires et nous reverrons tes films avec tendresse et nostalgie…

Nous penserons à toi avec émotion. Et nous t'aimerons toujours.


 * * * * * * * *

 (*) L'Institut des hautes études cinématographiques (IDHEC) était une école française de cinéma, basée à Paris, aujourd'hui devenue « La Fémis ». 

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 01:24


Quand Jean-Paul fait une surprise

à son amie Brigitte…

 

Le 15 décembre 2002, comme chaque année, Brigitte Bardot était présente au « Noël des Animaux » organisé à Paris par sa Fondation et la SPA. J’avais eu l’immense privilège, une fois encore, de l’accompagner. Mais cette année-là, avec Frank Guillou, son secrétaire, nous lui avions demandé (en plus) de participer à un premier Salon du Livre dans le cadre de cette manifestation. Nous avions invité quelques autres auteurs (parmi lesquels mon ami Zappy Max, Robert Hossein, Jean-Marie Périer et Mylène Demongeot).

La séance de dédicaces battait son plein ; il avait fallu mettre quelques barrières afin de canaliser tous les admirateurs qui voulaient approcher Brigitte et lui faire dédicacer un de ses livres. Comme toujours, Brigitte était extrêmement chaleureuse avec son public. Elle était heureuse de tous ces témoignages de sympathie et d’amour… Mais soudain, elle a poussé un cri de joie et s'est levée brusquement pour embrasser avec beaucoup de tendresse… Jean-Paul Belmondo ! Le public applaudissait, prenait des photos… Tout le monde était agréablement surpris par cette visite inattendue.

Jean-Paul qui déjeunait dans le quartier avait appris que Brigitte serait là, cet après-midi, à l’Espace Auteuil, et immédiatement il avait voulu venir la saluer. Il était accompagné de son fils Paul et son épouse Luana ainsi que leurs deux jeunes fils. 

Les retrouvailles ont été très émouvantes et du coup Brigitte a écourté sa séance de dédicaces pour venir discuter avec Jean-Paul et boire une coupe de champagne dans sa loge.

Après plus d’une heure passée avec Brigitte, Jean-Paul a souhaité visiter les stands où des centaines de chats et de chiens attendaient d’être adoptés. Et ce qui devait arriver… arriva : il a eu un coup de foudre pour une jeune chienne nommée « Corail » qu’il a immédiatement adoptée tandis que son fils craquait pour « Rudy », jeune croisé Fox. Je ne vous raconte pas la joie et la reconnaissance de Brigitte.

Puis, après quelques dernières embrassades et la promesse de se donner des nouvelles, Jean-Paul et sa famille sont repartis avec leurs nouveaux compagnons à quatre pattes...

 

Évidemment, j’ai été très heureux et fier de pouvoir côtoyer un tel monument du Cinéma français dont j’avais toujours apprécié les films. Mais je ne me doutais pas à quel point cet homme était gentil, sympathique, humble, acceptant les demandes d’autographes et les photos en souriant avec un petit mot pour chacun. Exactement comme Brigitte. Les plus grandes stars sont souvent plus généreuses et plus abordables que certaines soi-disant vedettes… J’ai eu l’occasion de le vérifier avec d’autres immenses personnalités.

 

 Avec Jean-Paul Belmondo et BB (Noël 2002) - R3

10---Francois-Bagnaud-avec-Belmondo-et-Bardot--Noel-2002-.jpg

Brigitte Bardot et Jean-Paul Belmondo visitent les stands d’adoption

au « Noël des Animaux »,  le 15 décembre 2002, sous ma « haute » protection (boutade !)… 

       (Copyright : Fabienne Thoumyre - Le Guen)

 

* * * * * * **

 

Pour mieux connaître le « phénomène » Jean-Paul Belmondo (dont je vous reparlerai encore dans un prochain article), je vous conseille deux livres parus chez des éditeurs avec qui je collabore régulièrement et qui sont devenus des amis :

 

CC - 2008/11 - Jean-Paul Belmondo (Frédéric Valmont)Jean-Paul Belmondo : itinéraire d’un acteur comblé

de Frédéric Valmont


Paru en novembre 2008 aux Éditions Didier Carpentier

14,90 Euros

               

 

CC - 2009/11 - Jean-Paul Belmondo (Bernard Boyé)Jean-Paul Belmondo (Collection : « Les légendes du Cinéma français »)

de Bernard Boyé


Paru en novembre 2009 aux Éditions Autres Temps

25 Euros

 


 (à suivre)

 

 

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  • : Livres et coups de cœur (Barbara, Brigitte Bardot, Colette Renard, etc.)
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  • : Nombreux articles sur Brigitte Bardot, Barbara et Colette Renard. Évocation de mes belles rencontres et de mes « coups de cœur » littéraires et artistiques. Présentation de tous les livres auxquels j’ai collaboré.
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  • François Bagnaud
  • Collaborateur littéraire depuis 1996, j'ai participé à 58 livres à ce jour. Je travaille actuellement sur un livre inédit sur B.B. avec Dominique Choulant (parution en octobre 2017).
  • Collaborateur littéraire depuis 1996, j'ai participé à 58 livres à ce jour. Je travaille actuellement sur un livre inédit sur B.B. avec Dominique Choulant (parution en octobre 2017).

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