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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 17:52

Quelques pensées pour Annie,

un soir de nostalgie…

 

C’est un poème tout simple, lu hier soir dans un magazine « people », qui m’a donné l’envie de ce petit hommage spontané… Pas besoin de date d'anniversaire pour se souvenir des gens qu'on aime ! En effet, Annie Girardot fait partie de ces rares artistes qui laissent au fond de nos cœurs une empreinte indélébile ; elle a marqué à jamais nos souvenirs de tendresse et d’émotion…

 

 

 

Dans le jardin d’Annie, il y a tant de souvenirs

Tant de mots à fleurir, et des larmes et des rires

Que l’on t’entend à peine.

Qu’il est loin ton jardin dans le ciel !

 

Dans le jardin d’Annie fleurissent tant de désirs

Comme ces regards transis où l’amour sert de lit

Un ange aux yeux d’ébène.

Qu’il est loin ton jardin dans le ciel.

 

Dans le jardin d’Annie traînent aussi des chansons,

Un vieux blouson de cuir pour des hivers trop longs.

Faut-il mourir d’aimer ?

Qu’il est loin ton jardin des secrets…

 

Dans le jardin d’Annie, il y a des mises en scène,

Des acteurs, des actrices qui se mentent

À coups de « Je t’aime ».

Quand la mémoire sommeille,

Qu’elle est loin ta maison du ciel.

 

Dans le jardin d’Annie, un jour… j’irai aussi.

 

 

Philippe Maniscalco

(France-Dimanche n° 3426 du 27 avril 2012)

 

 

J’ai eu le privilège de rencontrer souvent cette femme exceptionnelle et j’en garde un souvenir ému. Côtoyer un être humain comme Annie ne peut que vous « élever », et à son contact, en l’écoutant me parler de sa carrière, de ses émotions, de Brigitte Bardot, de Barbara, j’étais sous le charme…

C’est formidable d’avoir été sur le chemin d’une si belle âme.

 

Dedicace-d-Annie-Girardot-a-Francois-Bagnaud--1996-.jpg 

L’une des nombreuses dédicaces d’Annie… à la sortie de l'un de ses spectacles en 1996.

 

* * * * * * *

 

Annie  Girardot et Brigitte Bardot n’ont tourné qu’un seul film (Les Novices de Guy Casaril en 1970) qui malheureusement ne restera pas dans les annales du Cinéma français ! Mais, durant ce tournage, elles sont devenues très proches. Et pour nous, simples spectateurs, il nous reste une belle rencontre entre deux « monstres sacrés ».

 

1970 - Avec Annie Girardot et Mama Olga

Brigitte et Annie entourent Olga Horstig-Primuz, l’impresario de B.B.,

affectueusement surnommée « Mama Olga » par Brigitte.

Le soir de la Première des Novices (1970).

 

Pour terminer cet hommage, je vous propose de retrouver les 2 stars interviewées lors de la promotion de leur film (durée de l’extrait : 2 mn 28).


 

(Merci à mon ami Léo Bardon de m’avoir envoyé cet extrait que je ne connaissais pas…)

 

* * * * * * * * 

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 14:09

Découvrez L'Exception

d’Élisa Point et Léonard Lasry

 

 

Quelle ne fut pas ma surprise d’être invité à la présentation du nouveau CD d’Élisa Point et de Léonard Lasry, vendredi 3 février 2012 à la Cinémathèque Jean-Vigo à Gennevilliers (92). À cette occasion, j’ai eu le privilège d’assister à une longue mais passionnante séance de cinéma ; j'en suis ressorti enchanté et très ému…

En effet, pour la promotion de leur CD, ces 2 artistes ont eu l’idée (géniale) d’illustrer leurs 12 chansons par des petits clips, en fait des extraits de films des années 60. Quel bonheur de retrouver ainsi la dernière séance de Marilyn Monroe (sublime et nue dans une piscine quelques jours avant sa mort), Romy Schneider dans L’Enfer de Clouzot, mais aussi Gérard Philipe, Melina Mercouri, Audrey Hepburn, Alain Delon, Monica Vitti, Françoise Dorléac, etc… et Brigitte Bardot qui était à l’honneur avec 5 clips !

Un trésor d'images éparpillées et recomposées par Gérard Courant, comme une célébration du désir.

 

(Gérard Courant est un cinéaste célèbre pour ses « Cinématons ». Son travail est régulièrement projeté à Beaubourg, dans les musées et cinémas du monde entier. Pour le projet « L'Exception »,  il a réalisé 34 clips.)

 

Elisa-Point-et-Leonard-Lasry--Bardot-.jpg 

Affiche, pochette et flyer promotionnel pour la sortie du CD L’Exception.

 

C’est avec beaucoup de joie que j’ai revu Élisa Point, qui m’avait été présentée il y a quelques années par un ami commun, l’éditeur spécialisé dans la Chanson française, Christian Pirot (malheureusement décédé depuis). Immédiatement, elle m’a raconté avec enthousiasme comment elle avait eu l’idée de ces petits films notamment ceux avec B.B. dont la voix (ainsi que celle de Jeanne Moreau ou Marie Laforêt) l’avait beaucoup inspirée dans sa carrière de chanteuse. Elle m’a accueilli avec générosité et m’a redit son admiration pour Brigitte…

 

Elisa Point en 1983Élisa Point est une auteure-compositeure et interprète français.

Très jeune, elle est remarquée par la firme CBS Épic et publie en 1983 son premier album L'assassine (portrait ci-contre). À cette même époque, elle écrit dans des revues, compose un opéra parlé (Je suis d'une enfance incurable), des musiques de films et publie deux recueils de poèmes (Soleil d'ombre et Les Jeudis chuchotants) ainsi que trois ouvrages de chansons chez Christian Pirot. Elle a réalisé la musique de plusieurs films de Gérard Courant.

Son album Les filles sont des garçons bizarres (1997) la fera connaître au Japon puis elle participera comme auteure à Comme si la terre penchait, le disque désormais culte qui marqua le retour en 2001 de Christophe sur la scène musicale française. En 2006, 100 chansons inédites sont réunies dans un coffret intitulé Journal intime d'un cœur (Universal).

Élisa enregistre régulièrement des albums (une dizaine) et compose pour les autres  : Christophe, Hanna Schygulla, Diane Tell, Guesch Patti, Gérard Darmon, etc… et plus récemment pour mon ami Mathieu Rosaz (Je préfère les chansons tristes en 2005).

En 2009, elle sort un CD intitulé Désolé qui est alors considéré comme l'un des meilleurs disques de pop française de l'année (Télérama, Fip, France Inter...).

 

 

Élisa Point est une chroniqueuse d'instantanés culturels et sentimentaux dont les dimensions et les formes varient, certes, mais qui (…) creusent toujours les mêmes sillons, comme s'il s'agissait d'essayer d'appréhender à travers mille variations les trois coeurs secrets de son univers, mystérieusement entremêlés : l'amour, l'ennui et la légèreté des « heures heureuses ».

(Critique datée de 2005)

 

 

 

* * * * * * * *

 

Francois-Bagnaud-et-Leonard-Lasry--03.02.2012-.jpg

Avec Léonard Lasry à la Cinémathèque Jean-Vigo de Gennevilliers, le 3 février 2012.

 

Léonard Lasry est né à Paris le 29 mars 1982.

Il apprend à jouer du piano à l’âge de 4 ans.

À 24 ans, il compose les 12 chansons (paroles et musique) son premier album Des  illusions. Il fait alors ses débuts sur les scènes de Paris et de province. Il croise différents artistes tels que Zouzou (une actrice des Sixties) ou encore Marie France avec qui il enregistre un duo inédit Du désir au bout des doigts.

En 2010, il sort son deuxième CD Nos jours légers qui connaît une belle carrière internationale, grâce au film allemand Alex und der Lowe de Yuri Garaté dans lequel on retrouve cinq de ses chansons.

Parallèlement à son parcours d’interprète, Léonard Lasry compose des musiques de films et collabore pour le théâtre.   

 

Avant cette présentation du CD et des clips associés, je ne connaissais pas Léonard…
J’ai découvert sa voix chaude et sensuelle qui se marie parfaitement avec celle plus grave et plus « murmurante » d’Élisa que j’aimais déjà beaucoup.

 

Quand on commence à écouter leur CD, on le repasse en boucle tant l’univers de ces artistes est sensuel et si intime. L’Amour est le thème principal avec les jours heureux, les douleurs, les bonheurs, le désir, les ruptures. Les chansons de ce CD sont superbes et forment une harmonie envoûtante, elles nous racontent des fragments de vie et d’amour.

 

Mais le titre-phare de ce CD est Libre qui illustre quatre des cinq clips (*) réalisés avec des extraits de films de Brigitte Bardot. Pour voir ces clips, pour tout connaître sur ces 2 talentueux artistes, pour écouter leurs chansons, rendez-vous sur leur site :

http://www.monimpossible.com/videos.html

 

Merci et bravo, chère Élisa, cher Léonard, pour cet album plein de tendresse, d’émotion et d’amour. Et aussi pour avoir rendu un si bel hommage à Brigitte Bardot, que nous retrouvons jeune et éternellement belle dans vos clips d'après les films suivants :

(*)

     Vie Privée (1962) de Louis Malle.

     Le Repos du guerrier (1962) de Roger Vadim (deux scènes avec Robert Hossein).

     Une ravissante idiote (1963) d’Édouard Molinaro (scène avec Anthony Perkins).

     À cœur joie (1967) de Serge Bouguignon (scène avec Laurent Terzieff).

 

* * * * * * * *

 

Je vous propose déjà de voir le clip (ci-desous) de l'un de mes titres préférés de ce beau CD : Libre.

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 00:17

Charles Dumont

« Je ne vis pas dans l’ombre d’Édith Piaf mais dans sa lumière » (*)

 

(Mettre le son)

En 1998, mon amie Colette Renard a fait un brillant retour sur la scène du Théâtre de Dix-Heures à Paris. J’ai ainsi fait la connaissance des deux sympathiques directeurs de l’époque (Jean-Michel Joyeau et Michel Miletti), qui m’invitaient régulièrement à découvrir les artistes qu’ils recevaient dans leur joli petit théâtre. Et c’est ainsi, grâce à eux, que j’ai applaudi Charles Dumont pour la première fois, en février 2001.

Et là, j’ai eu un « coup de cœur »…

Une voix envoûtante, chaude et prenante, des musiques mélodieuses et de très beaux textes. Bien sûr, je connaissais la renommée de cet artiste, mais je ne l’avais jamais écouté auparavant. Et depuis, non seulement je collectionne tous ses disques et ses CDs, toujours à la recherche d’une chanson inédite, mais je vais l’applaudir dès que je le peux. Et je ne me lasse pas de l’entendre…

À la fin de ce premier récital, j’ai rencontré un homme sympathique et généreux, avec une voix si douce... Je lui ai fait dédicacer l’affiche de son spectacle (qui est encadrée dans mon bureau), et sur un petit bristol, il m’a écrit simplement ce mot si touchant :

 

Dedicace-Charles-Dumont-a-Francois-Bagnaud.jpg

* * * * * * * *  

Charles Dumont est né en 1929 à Cahors (Lot).

Jusqu’à la fin des années 50, il compose - sous des pseudonymes - pour des grandes vedettes : Dalida, Gloria Lasso, Luis Mariano ou Tino Rossi. En 1956, avec son complice Michel Vaucaire (le mari de Cora Vaucaire), ils écrivent deux chefs-d’œuvre qui seront chantés en 1960 par Édith Piaf et les rendra célèbres : Non, je ne regrette rien et Mon Dieu. Ensuite, la chanteuse enregistera près de 40 chansons de Charles Dumont dont le fameux Les Amants (en 1962).

 

45-Tours-de-Charles-Dumont-et-Edith-Piaf.jpg

Le tout premier 45 tours de ma collection sur Charles Dumont.
Sur ce disque, il interprète en duo avec Édith Piaf : Les Amants et La Fille qui pleurait dans la rue.

 

Mais la disparition d’Édith Piaf, en octobre 1963, oblige Charles Dumont à travailler avec d’autres artistes, à composer pour la télévision ou le cinéma (Trafic de Jacques Tati en 1971).

C’est seulement en 1970 qu'il se lance dans une carrière plus personnelle et compose alors des chansons qui sont devenues des classiques : Une chanson - Toi, la femme mariée - Les chansons d’amour. Il collabora souvent avec Sophie Makhno (pour les paroles), qui fut si proche de Barbara ; elle écrivit notamment Ta cigarette après l’amour qui est l’une de mes chansons préférées. Je vous propose de la (re)découvrir :

 


 

En mars 2004, il fête ses 50 ans de carrière au Bataclan à Paris.

En 2010, il fait partie de la Tournée « Âge Tendre et Têtes de Bois » (saison 5), mais en 2011, il doit se battre contre la maladie et il est opéré d’une tumeur cancéreuse sur un rein. Heureusement, il est bien entouré notamment par ses deux dernières filles âgées de 21 et 23 ans.

En 2012, à 83 ans, il publie son autobiographie (ci-dessous) et se produit sur la scène de l’Olympia, le dimanche 19 février, puis en tournée dans toute la France.

 

Livre-de-Charles-Dumont-2012.jpg

 

Non, je ne regrette toujours rien

Éditions Calmann-Lévy

256 pages

18,90 Euros

(Parution : 25 janvier 2012)

 

* * * * * * * *

 

(*) Déclaration de Charles Dumont dans Ici-Paris n° 3472 du 18 au 24 janvier 2012.

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 03:45

« Je vous remercie de vous... »

(Ma plus belle histoire d’amour - Barbara)

 

 

Mes parents, puis les épreuves de la vie, m’ont appris 3 trois mots (ou expression) essentiels : « Merci », « Pardon » et « Je t’aime ». Certaines personnes ont du mal à les dire, car en les prononçant, elles croient qu'elles sont en « infériorité » par rapport à la personne à qui ils sont destinés. Or, lorsqu’on arrive à les exprimer avec sincérité, au contraire, on se sent bien car on s’élève, on se grandit... soi-même et dans le regard de l’autre.

Alors, en ce 1er janvier 2012, j’ai simplement envie de dire….

 

 

MERCI

À vous, les lecteurs de mon Blog.

Pour votre fidélité quotidienne pour certains, pour vos visites au gré des articles pour d’autres.
Pour vos commentaires (ici et sur Facebook), vos nombreux messages en privé auxquels j’essaie de toujours répondre (même avec retard). 

J’ai créé ce Blog, grâce à mon ami Didier B., le 25 décembre 2010.

Après des débuts timides, vous avez été de plus en plus nombreux chaque mois…

En une année, vous êtes venus 31 000 fois visiter mon Blog et vous avez ainsi lu 83 000 pages !

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MERCI

À tous ceux qui ont acheté les deux livres consacrés à B.B. en 2011.

Le premier, Bardot l’indomptable (publié avec Alain Wodrascka), a été élaboré dans une ambiance extraordinaire, avec un co-auteur, une équipe éditoriale et un maquettiste formidables. C’est le premier livre que je signe comme auteur et vous lui avez réservé un bel accueil.

Le second, Brigitte Bardot vue par Léonard de Raemy, auquel j’ai collaboré avec enthousiasme,  m’a donné quelques soucis à la conception, mais le résultat est exceptionnel et c’est ce qui compte. Et puis, travailler avec l’équipe de Didier Carpentier - un éditeur que je connais bien - a été un vrai bonheur…

Je peux d’ores et déjà vous annoncer qu’ils se sont très bien vendus pour les Fêtes…

Merci à vous pour ce succès qui prouve, une fois de plus, combien Brigitte Bardot est aimée et toujours aussi populaire...

 

Montage-Brigitte-Bardot-offert-a-Francois-Bagnaud.jpg

Très joli montage avec une photo de B.B. extraite du film Don Juan 1973.

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MERCI

À tous ceux qui admirent et aiment Brigitte Bardot.

C'est un bonheur et un privilège d'avoir comme amie, une femme d'exception telle que Brigitte. Alors, comme moi, continuez à l’aimer passionnément et à la soutenir dans son action en faveur des animaux. N’hésitez pas à devenir Membre donateur de sa Fondation car c’est le but de sa vie.

 

Francois-Bagnaud-et-Brigitte-Bardot--Octobre-1999-.jpg

Avec Brigitte en visite dans son refuge de La Mare Auzou (octobre 1999).

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MERCI

À tous ceux qui n’ont pas oublié Colette Renard.

Vous êtes nombreux à me poser des questions sur elle, à découvrir sa longue carrière et certaines de ses chansons. Romain Pontaud, un de ses plus grands admirateurs, lui a consacré une page sur Facebook à laquelle il m’a demandé de participer. Merci à toi, cher Romain...

Ma rencontre avec cette grande artiste est inoubliable et comme tous les gens que j’aime, elle restera dans mon cœur pour toujours et je ne manquerai pas de l’évoquer sur ce Blog…

 

Francois-Bagnaud-et-Colette-Renard--24.11.98-.jpg

Avec Colette au Théâtre de Dix-Heures, le 24 novembre 1998.

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MERCI

À ceux qui sont toujours aussi tristes après le départ de Barbara…

En 2012, cela fera 15 ans qu’elle s’est envolée au Paradis pour distiller ses rimes.

De nombreux hommages sont en préparation (des livres, des expositions, des CDS, etc.) et j’espère pouvoir aussi participer à ma façon à cette célébration. Une très grande « Dame de la Chanson française », une femme engagée, une militante. Formidable ! 


Barbara sur scène.

Barbara, sur scène, forcément sublime…

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MERCI

À tous ceux qui ont souvent une pensée pour ma Maman.

Maman est âgée de 91 ans, grabataire et amputée à la suite de mauvais soins dans sa maison de retraite. Elle vit désormais avec moi depuis maintenant 2 ans et se porte bien.

Alors, quand je repense à la réflexion ignoble de cette infirmière qui m’a dit, alors que j’emmenais Maman chez moi, après son amputation… : « Vous devriez plutôt la mettre en soins palliatifs… ! », j’ai toujours envie de crier. Mais cette blessure, je vais l'exprimer dans un livre consacré aux dysfonctionnements que j’ai pu constater dans le milieu hospitalier et les maisons de retraite. J’espère le publier en 2012…


Gisele-Bagnaud.jpg

 Ma maman : le grand amour de ma vie…

(Merci à Lily Lejeune pour ce joli montage)

 

* * * * * * * *

 

Je vous souhaite une « Bonne et Heureuse Année 2012 ».

La santé surtout et la réalisation de tous vos désirs. 

Que cette nouvelle année soit l’occasion

de nombreux échanges sympas entre nous.

 

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 03:01

 Noël : la plus belle Fête de l’année !

 

 

Photo-Annie-Batalla--auteur----1.jpg« Vous avez de la chance, cher François, votre maman tient votre enfance serrée contre son coeur. Et Noël, c'est la fête des enfants ! Je vous souhaite une belle soirée pleine d'étoiles, de lumière et d'amour, et un poétique 25 décembre. »

 

C’est ce beau mail de « mon » auteur et amie Annie Batalla,  reçu cette nuit du 24 au 25 décembre 2011, qui m’a donné l’envie d’écrire cet article… Merci chère Annie.

 

* * * * * * * *

 

Pour moi, Noël est la plus jolie fête de l’année, car elle nous ramène effectivement à notre enfance, au temps de l’insouciance et des jours heureux. J’ai passé tous mes réveillons avec mes parents et depuis la mort de mon Papa, en 1981, Maman est près de moi, chaque année. Quand elle était dans sa maison de retraite, je la ramenais un mois chez nous pour les Fêtes, et lorsqu’elle a été à l’hôpital pour son amputation en 2009, je suis restée près d’elle dans sa chambre toute la soirée.


J’ai fait juste quelques rares exceptions pour des amours égarés dans ma mémoire, mais aussi pour Brigitte Bardot, mais là ce sont des souvenirs merveilleux ancrés pour toujours dans mon coeur…

 

Noël, c’est la célébration de l’Amour, du partage et de l’espérance. Au-delà de sa signification religieuse à laquelle je suis sensible, c’est un message très fort envoyé à tous les hommes. Alors ce soir-là, qu’on ne me parle pas de « laïcité », car mes amis juifs et musulmans font la fête également pour Noël. Ils m’ont d'ailleurs tous envoyés des mails et des cartes virtuelles ! Certains font même un sapin...

 

Quand j’étais petit, ma Maman me faisait une crèche, avec un papier peint à la main (qui imitait un rocher), et des santons de tailles différentes, pas assortis du tout ! Depuis, j’ai toujours refait la même crèche à l’identique, je n’en ai jamais voulu une autre.

 

196x - Ma crèche d'enfant...

La crèche de mon enfance…

 

Quant au sapin, mes parents n’en faisaient pas. Aussi lorsque je me suis installé chez moi, j’ai voulu un sapin de Noël dès la première année ! Et depuis deux ans, je fais même… deux sapins ! Un « vrai » et celui, tout illuminé, que m’a offert Brigitte Bardot en 2009, pour mon premier Noël avec Maman dans notre nouvelle maison (où elle vit désormais avec nous).

 

Sapin-illumine-de-Brigitte-Bardot.jpg

Mon joli sapin illuminé offert par mon amie Brigitte Bardot.

 

Les réveillons chez Brigitte étaient aussi simples et chaleureux que ceux chez mes parents. Un bon repas, sans excès (et sans foie gras), mais avec du champagne à volonté ! Avec mes parents, nous regardions les Variétés puis la traditionnelle Messe de Minuit avec le Pape à la télévision. Avec Brigitte, c'étaient des rigolades, des discussions et des jeux comme Les Ambassadeurs… Depuis quelques années, avec Maman, nous dînons en écoutant des chants de Noël et des « Ave Maria »… Et je lui passe les chansons de sa jeunesse. 

De l’émotion, des rires, de l’amour, de la tendresse et la joie immense d’être avec ceux qu’on aime, voilà les souvenirs de mes réveillons de Noël.

 

Brigitte-Bardot-a-Bazoches--1994-.jpg

En 1994, Brigitte a posé (avec Kibis) dans sa belle cuisine rustique de Bazoches

pour souhaiter un « Joyeux  Noël » à tous les donateurs de sa Fondation.

(Copyright : Gérard Schachmès)

 

Depuis quelques années, Brigitte passe son réveillon de Noël à « La Madrague » avec Bernard, son compagnon depuis 1992.

 

«  L’important à Noël, c’est d’installer un sapin avec des guirlandes qui clignotent et de le décorer avec des tas de petits paquets avec des rubans d’argent. J’y suspends des petits os en biscuits pour mes chiens, des jouets pour mes chats. »

(B.B. en 2004)

 

Brigitte met aussi en évidence sur sa cheminée et sur des étagères, toutes les cartes de Noël (et de « Bonne Année ») qu’elle reçoit en grand nombre du monde entier. Puis, elle est les conserve toutes dans des cartons répertoriés avec l'année.

 

 

 

Je souhaite à tous les lecteurs

de mon Blog,

à tous mes amis

et à ceux que je ne connais pas personnellement,

un très « Joyeux Noël 2011 » !

 

 

 

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 01:21

Sylvie Vartan

La nostalgie de nos belles « années 60 »

 

 

Vendredi 30 septembre 2011.

C’est mon ami Didier B. qui m’a entraîné à ce récital de Sylvie Vartan.

Non pas que je ne voulais pas y aller, mais le matin même, je suis tombé dans la rue et ma tête a violemment heurté le trottoir. On m’a conduit aux urgences… où j’ai passé une partie de l’après-midi. Rien de grave à la tête, mais trois côtes fêlées et donc une douleur intenable. J’avais plutôt envie de rentrer chez moi ! Mais, j’ai fait un effort car j’aime bien Sylvie Vartan et j’ai eu le bonheur de la voir souvent sur scène et même de la rencontrer. Je l’ai « découverte » et vraiment appréciée grâce à La Maritza qui est le premier disque d’elle que j’ai acheté et qui figure dans ma collection (ci-dessous).

 45-Tours-Sylvie-Vartan--La-Maritza-.jpg

 

Donc, c’est un peu « groggy » par ma chute, les Doliprane et mon séjour à l’hôpital que je suis arrivé au Châtelet. Ce théâtre est lié à Barbara que j’étais allé applaudir en 1987. Mais ce soir, je suis heureux de revoir une de mes idoles des années 60. C’est quasiment complet. Que des admirateurs, tous ceux qui la suivent depuis toujours.

Soudain, les lumières se tamisent, les 6 musiciens (dont Gérard Daguerre qui fut le pianiste de Barbara pendant 15 ans) font leur entrée. Une violoniste interprète en solo La Maritza tandis qu’au fond de la scène, nimbée dans un halo de lumière, Sylvie Vartan apparaît, moulée dans une élégante robe longue en lamé doré. Immédiatement, elle me fait penser à Marilyn Monroe chantant Happy Birthday pour le président John Kennedy en mai 1962. Mais aussi à Marlène Dietrich dans son récital à Londres en 1972.

L’idole des jeunes s’est transformée en star et en diva. Le public se lève et c’est l’ovation.

Puis, elle interprète une de mes chansons préférées : Aimer.

 

Sylvie-Vartan-au-Chatelet--30.09.-2011--copie-1.jpg 

 

Durant la première partie de son récital, Sylvie présente quelques chansons de son dernier CD, Soleil bleu, que j’écoute en boucle depuis des mois. Et aussi, des classiques de la Chanson française, comme Ne me quitte pas (Brel) et La chanteuse a 20 ans (Lama). Puis, elle annonce qu’elle va interpréter une chanson de… Barbara. Mon sang ne fait qu’un tour, en effet, j’ai beaucoup de mal à entendre une chanson de Barbara interprétée par une autre artiste. Mon ami Didier me donne un coup de coude… Et puis, Sylvie chante Mon enfance. Très vite, je suis sous le charme, son interprétation est émouvante et elle ne caricature pas l’originale. Elle s’est appropriée le texte à sa façon. Il ne faut surtout pas chercher de comparaison avec Barbara.

C’est de nouveau l’ovation, la salle est debout.

J’applaudis à tout rompre malgré mes côtés fêlées…

Avec cette chanson-là, je pense que Sylvie a franchi une nouvelle étape dans sa carrière…

 

Le soir même, sur BFM TV, Sylvie déclare à propos de cette chanson :

« J’ai l’impression que c’est ma vie que je chante. C’est extraordinaire. Tout ce qu’elle (Barbara) décrit, je l’ai vécu, je l’ai ressenti évidemment. C’est une chanson qui me transporte et qui vraiment me bouleverse. »

 

Je ne savais pas que Sylvie Vartan avait déjà interprété cette chanson lors de ses derniers récitals. En novembre 2010, elle avait été interviewée à propos de Barbara par mon ami Mathieu Rosaz :

« Cette chanson est un bijou. J'aimais justement sa manière de vivre. Elle n'avait pas de “clique”, elle avait une distance avec le show-business et elle faisait son métier avec beaucoup d'amour. C'était quelqu'un que j'aimais beaucoup. Elle avait beaucoup d'humour. C'était quelqu'un de réservé en fait, de timide. Indéniablement une grande artiste. J'ai beaucoup écouté ses chansons, je connais bien son répertoire et il est vrai que Mon enfance aurait pu être écrite pour moi. C'est une chanson qui me va comme un gant, c'est vraiment un vécu identique. Je n'ai qu'à me glisser dans les mots, fermer les yeux et je m'y trouve. C'est extraordinaire. Il est difficile de lui prendre certaines chansons qui lui sont tellement propres et personnelles mais Mon enfance, elle ne la chante pas du tout de la même manière et moi je la chante à mon tempo et au rythme de mes émotions et de mon feeling. Ça devient une autre chanson mais je suis sûre qu'elle doit sourire là-haut et qu'elle est contente de ça. »

 

Le mieux est d’écouter Sylvie Vartan interpréter Mon enfance

(Juste un extrait autorisé par Deezer à la fin de cet article).

 

* * * * * * * * 

 

Je n’ai jamais su si Barbara et Sylvie étaient vraiment amies, j’ai juste (dans ma collection sur Barbara) ces deux photos (non datées...) où elles apparaissent côte à côte.

 Avec Sylvie Vartan et Bernard Lavilliers

Bernard Lavilliers, Barbara et Sylvie Vartan.

 

Barbara-avec-Sylvie-Vartan-et-Guy-Beart.jpg

Sylvie Vartan, Guy Béart et Barbara.

 

* * * * * * * * *

Puis, ce fut l’entracte où nous avons pu, mon ami Didier et moi, apprécier la belle terrasse du Théâtre du Châtelet avec une vue imprenable sur la Tour Saint-Jacques (à gauche) et Notre Dame de Paris (à droite). Nous avons croisé quelques admirateurs mais surtout Pierre et Gilles, les photographes les plus branchés de ces dernières années (dont je vous parlerai bientôt sur mon Blog…).

Ensuite, Sylvie est revenue dans un superbe ensemble (veste et pantalon) signé Yves Saint-Laurent.

Elle débuta cette deuxième partie par son premier succès La plus belle pour aller danser que lui avait offert… Charles Aznavour. Et elle enchaîna avec ses plus grandes chansons pour le bonheur d’un public enthousiaste : Nicolas, Le temps du swing, Qu’est-ce qui fait pleurer les blondes, L’amour c’est comme une cigarette, Personne, La Maritza, etc.

Et en final, elle nous a offert sa version d'une chanson de Brel : Quand on n’a que l’amour.
La soirée s’est ainsi terminée sur une ovation et de nombreux rappels. L'artiste, émue, est revenue saluer son public qui lui est fidèle depuis près de 50 ans…

 

Merci Sylvie pour cette soirée émouvante, pleine de nostalgie, de souvenirs et de belles chansons interprétées avec beaucoup d’émotion et de sensibilité. Ce soir-là, j’ai (re)découvert une grande chanteuse…

 

       Après tant d'années passées,

on réalise que l'amour est plus fort que tout.  

(déclaration de Sylvie Vartan à son public, le 30 septembre 2011, au Théâtre du Châtelet)

 

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 23:08

Une de mes nombreuses collections

… les mains !

 

 

La main qui donne est bien plus heureuse que celle qui reçoit.

(La Bible - Actes des apôtres)

 

Depuis toujours, je suis fasciné par les mains. Lorsque je rencontre une personne, je ne peux m’empêcher d’observer d’abord ses mains. C’est aussi important pour moi que son sourire ou ses yeux… Une main doit être soignée, avec des ongles propres (et même manucurés) ; j'observe aussi la forme des doigts, des phalanges, des articulations.

Lorsque j’étais jeune, tout le monde me disait que j’avais de belles mains, longues et fines, des « mains de pianiste »… Et c'est un compliment qui me plaisait bien. Il faut dire que je prenais soin de mes mains, et j’allais régulièrement chez la manucure. J’aimais sentir une main féminine qui s’occupait des miennes, de mes ongles. C’était une vraie relaxation.

Alors que j’étais encore adolescent et que j’ai rencontré pour la première fois ma demi-soeur de vingt ans mon aînée, j’ai découvert sa collection de mains. Les gens trouvaient cela un peu « farfelu » et original, mais moi, j’étais en admiration car ma sœur possédait de magnifiques objets de valeurs tous achetés chez des antiquaires…

Lorsque j’ai commencé à travailler, j’ai voulu moi aussi avoir une telle collection. Au début, j’achetais n’importe quel objet… en forme de main ! À petit prix dans des vide-greniers ou chez Emmaüs. J’entassais des « mains » sans aucune valeur… Puis, je me suis mis à rechercher des mains plus belles, plus rares et ma collection est devenue intéressante. Maintenant, je possède environ 50 belles pièces (en bois, bronze, verre, porcelaine, métal, etc.) et autant de mains plus ordinaires (essentiellement en porcelaine).

 

Ma-collection-de-mains--1-.jpg

 Une petite partie de ma collection exposée dans une bibliothèque.

Toutes les autres mains sont réparties dans la maison.

 

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La main est avant tout un moyen d’expression quand elle complète la parole ou pour les personnes incapables de s'exprimer oralement et qui utilisent un langage par signes. Avec une main, on peut exprimer aussi bien l’amour (une caresse) que la  haine (un poing fermé), et tant d’autres sentiments...

Charles Darwin (célèbre naturaliste anglais, 1809 - 1882) a déclaré que « l'Homme n'aurait jamais atteint sa place prépondérante dans le monde sans l'usage de ses mains ». 

 

 Ma-collection-de-mains--3-.jpg

Main en pierre qui m’a été offerte en cadeau d’anniversaire par un ami.

 

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Mon intérêt pour les mains va jusqu’à recenser aussi tous les extraits de films où les mains jouent un rôle essentiel. Et mes deux scènes préférées dans ce domaine sont :

 

Dans le film Mayerling de Terence Young (1968).

La scène finale lorsque Omar Sharif (L'Archiduc Rodolphe d’Autriche) qui vient de tuer d’un coup de revolver Catherine Deneuve (Maria Vetsera), se suicide et sa main agrippe celle de sa bien-aimée. Avec une musique romantique. Émouvant et sublime…

 

Dans le film Don Juan 1973 ou Si Don Juan était une femme de Roger Vadim (1973).

Lorsque Brigitte Bardot lave longuement les mains pleines de cambouis de Mathieu Carrière. Le metteur en scène a filmé tout le lavage des mains en gros plan. Avec une musique envoûtante (et des chœurs) de Michel Magne. On voit leurs quatre mains qui se frottent et « s’enlacent » durant presque deux minutes… C’est très sensuel. Une de mes scènes préférées parmi les films de Brigitte Bardot.

 

BB-et-Mathieu-Carriere.jpg

Brigitte Bardot et Mathieu Carrière dans Don Juan 1973 quelques secondes avant cette scène…

 

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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 01:05

Mathieu Rosaz

un auteur-compositeur et interprète

élégant et talentueux

 

Portrait.jpgLorsque Barbara est décédée en novembre 1997, nombreux ont été les chanteuses (et chanteurs) qui ont voulu inscrire les chansons de la « Longue Dame Brune » à leur répertoire. Beaucoup d’appelés mais très peu d’élus, car reprendre une chanson de Barbara sans la copier ou la caricaturer, mais aussi dans dénaturer son univers si particulier, est très difficile. Les admirateurs inconditionnels (dont je fais partie) ont beaucoup de « réticences » à écouter des chansons de Barbara (souvent mal) interprétées par d’autres.

 

Mathieu Rosaz a réussi ce pari de transcender les chansons de Barbara, de nous offrir des versions personnelles sans renier les originales. Pour moi, il fut le premier que j’ai pu écouter sans « grincement de dent » ! Puis plus tard, Isabelle Vajra m’offrira aussi de beaux instants d’émotion (mais je vous la présenterai bientôt…).

 

J’ai connu Mathieu Rosaz en 1998, il était très jeune et se produisait avec Ulrich Corvisier et Agnès Ceccaldi dans des petits lieux parisiens sympas (souvent rémunérés au « chapeau »). Ils chantaient essentiellement Barbara. Tous les trois avaient déjà beaucoup de talent, des personnalités très différentes et le trio fonctionnait bien. Mais immédiatement, j’ai préféré Mathieu. Il me semblait encore « fragile », mais plus « habité » par les textes de Barbara. Je le trouvais un peu hésitant, pas encore très à l’aise sur scène, mais il avait un tel charisme que j’ai été séduit d’emblée.

Je ne compte plus les fois où je suis allé les applaudir.

Puis, un jour, ils se sont séparés. Et si je suis allé souvent assister aux spectacles d’Agnès et d’Ulrich, j’ai surtout continué à suivre de près la carrière naissante de Mathieu Rosaz. J’ai eu le bonheur de le voir souvent à Paris et en région parisienne. Sur scène, il s’accompagne au piano, il est élégant, sensible, charmeur avec un brin d’insolence et une certaine audace…

Ses récitals sont un enchantement pour moi.

 

Avec Michel Glasko (Aix - Sept 2008) 

Mathieu Rosaz accompagné par le talentueux et sympathique accordéoniste Michel Glasko.

(Aix-en-Provence – Septembre 2008)

 

Après avoir beaucoup interprété les chansons de Barbara mais aussi certaines de Véronique Sanson et de Michel Berger, il a (heureusement) chanté ses propres chansons.

 

Voici les 4 Cds de Mathieu Rosaz depuis 2001 qui figurent en bonne place chez moi…

 

CDs-Mathieu-Rosaz.JPG

 

« Empreintes publiques » (2001) – 17 chansons dont une majorité est composée par Mathieu. Avec quelques belles reprises : L’écharpe (Maurice Fanon), La rue Watt (Boris Vian), Je chante, excuse-moi (Anne Sylvestre), Perlimpinpin (Barbara),Je t’aime (Michèle Bernard).

 

« Mathieu Rosaz chante Barbara » (2002) – 21 chansons de Barbara.

 

« Je préfère les chansons tristes » (2005) – 20 chansons (toutes composées par Mathieu sauf 6 reprises de chansons de Véronique Sanson).

 

« La tête haute quitte à me la faire couper » (2009) – 14 chansons de Mathieu sauf la surprenante reprise Follow me d'Amanda Lear. 

 

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Malgré quelques passages télévisés (merci à Pascal Sevran qui l’a accueilli plusieurs fois dans ses émissions), des concerts en France et à l’étranger (Japon, Allemagne, Italie, Québec) et des fidèles admirateurs (comme moi) qui suivent son actualité, à mon grand regret (et il le sait…), il n’est pas encore très connu du grand public français.

Et pourtant, il suffit de le voir une seule fois sur scène pour être conquis définitivement…

 

Mais avec cette reprise rock du tube de Patricia Carli (Demain, tu te maries - 1963) et surtout ce clip étonnant, déjanté et « underground » où Mathieu Rosaz n’hésite pas à bouleverser les convenances, je suis sûr qu’il va enfin s’envoler vers le succès tant mérité. Il bénéficie en plus d’un accompagnement exceptionnel avec le groupe rock Sex Assets & Waste Management

 

Alors, laissez-vous emporter dans l’univers poétique, plein d’humour, de dérision ou de tendresse (c’est selon ses chansons), délirant et fantastique, parfois insolent de mon ami Mathieu Rosaz.  

   

* * * * * * * 

 

Je vous propose d’écouter Mathieu Rosaz dans une interprétation superbe de Vienne de Barbara, qui est ma chanson préférée sur son deuxième CD. Juste un extrait autorisé par Deezer.  

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 17:25

 

Colette et Brigitte Bardot

ou

Saint-Tropez, la liberté et… les animaux

 

Colette et Brigitte Bardot ont quelques points communs…

Ce sont des femmes « libres et anticonformistes » qui vécurent leur vie sans se soucier des convenances de l’époque et furent à l’origine d’une certaine libération des mœurs.

Colette avait découvert un petit village perdu, Saint-Tropez, dans les années 20, bien avant que Brigitte ne révèle au monde entier cet endroit devenu, depuis 1956, incontournable et mythique.

Toutes les deux ont un profond respect et un amour infini pour les animaux.

Colette avait beaucoup de chats dans la villa tropézienne – La Treille-Muscate – qu’elle possédait dans les années 20 et qu’elle revendit en 1939 à Charles Vanel car elle trouvait qu’il y avait trop de touristes… ! Bien plus tard, Brigitte a nourri les descendants des chats de Colette à travers le grillage de la villa déserte. Lors de mes séjours chez elle, je me souviens l’avoir accompagnée…

 

Colette-au-Palais-Royal-1.jpg 

À la fin de sa vie, Colette recevait beaucoup dans son bel appartement donnant sur les jardins du Palais-Royal.


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Colette, de son vrai nom Sidonie-Gabrielle Colette, est une romancière française, née le 28 janvier 1873 dans l’Yonne et décédée le 3 août 1954 à Paris. 

Elle a été élue membre de l'Académie Goncourt en 1945. 

Très jeune, elle rencontre Henry Gauthier-Villars, surnommé « Willy », avec qui elle se marie le 15 mai 1893. Auteur de romans populaires, il l’encourage à écrire ses souvenirs d’école, qu’il signe sans vergogne de son seul nom ! Cela donne Claudine à l'école, bientôt suivi d’une série de Claudine (La Maison de Claudine, Claudine à Paris, Claudine en ménage, etc.). Colette, jalouse et consternée de devoir être enfermée dans un rôle d’épouse bafouée, se libère de plus en plus de cette tutelle. Elle commence alors une carrière au Music-Hall (1906 - 1912) où elle présente des pantomimes orientales dans des tenues très dénudées.

Après avoir divorcé en 1906, elle épouse Henry de Jouvenel (dont elle séduira également le fils !) puis Maurice Goudeket ; elle aura de nombreux amants et aussi des maîtresses (Mathilde de Morny et Liane de Pougy parmi les plus célèbres…).

Sa vie sera mouvementée mais passionnante, avec beaucoup de scandales très mondains.

Elle publiera enfin sous son nom des œuvres qui sont devenues des classiques :

Chéri (1920), Le blé en herbe (1923), Sido (1930), Gigi (1944) et beaucoup d’autres encore…

Malgré sa réputation sulfureuse et le refus par l’Église catholique d'obsèques religieuses, Colette est la seule femme à avoir eu droit à des funérailles nationales. 

Elle repose au cimetière du Père-Lachaise à Paris.


* * * * * * * *

 

Dans ses Mémoires (Initiales B.B. – Grasset, 1996), Brigitte Bardot se souvient avec attendrissement de sa rencontre avec Colette dans son appartement parisien… Elle avait alors 16 ans et demi.


195x - Brigitte avant B.B., jeune mannequin.« Elle était allongée sur une chaise longue, devant une fenêtre qui donnait sur ces magnifiques jardins du Palais-Royal. Il y avait là son mari, Maurice Goudeket, Vadim et moi, et plein de chats. Elle me regarda longuement avec ses yeux si perçants, si intelligents. Elle m’intimidait énormément. Je me sentis transpercée, déshabillée, jugée, évaluée, je ne comprenais rien, n’étant venue là que pour accompagner Vadim.

Finalement, elle me dit :

- Bonjour Gigi.

Je restais éberluée.

Elle trouva que j’étais exactement le personnage, me demanda si j’étais comédienne et si j’aimerais jouer Gigi.

Je restais sans voix. Vadim répondit pour moi, expliquant ma timidité, mon désarroi, mon inexpérience. Je reverrai toujours ce salon sombre, encombré de meubles et de bibelots, avec cette tache claire de la fenêtre sur laquelle se découpait l’ombre de la chevelure de Colette.

Je n’ai pas joué Gigi, c’est Danièle Delorme qui l’a créée, mais cette rencontre fugitive avec cette femme qui m’a appelée du nom de son héroïne, restera à jamais gravée dans ma mémoire. »

 


 

* * * * * * * *

 

Récemment, Brigitte a préfacé un joli petit livre, abondamment illustré de photos et cartes postales représentant Colette avec ses animaux.

 

Livre Colette préfacé par BBColette et ses bouledogues

(Documents réunis par Nicole Dubus Vaillant)

 

Préface de Brigitte Bardot


Éditions Vaillant

87 pages – 6 Euros

(Paru en décembre 2009)

 

 

 

 

 

 

 

* * * * * * * *

 

Pour finir par un « clin d’œil », laissez-moi vous conter une petite anecdote personnelle…

Lorsque j’étais Chef de projet chez Esso, j’avais décoré tous les murs de mon bureau avec des photos de personnalités que j’admirais : B.B., Marlene Dietrich, Piaf, Cocteau, ma Maman (bien sûr !), etc... Et Colette. La photo la représentait, à la fin de sa vie, assise à son bureau.

Un jour, une de mes collègues commentait mes photos quand soudain elle me demanda :

- C’est qui la vieille à son bureau ?

- C’est Colette, lui répondis-je, un peu énervé. La grande Colette.

- Colette comment ?

J’étais tellement scotché par une telle inculture (surtout de la part d’une analyste diplômée…) que j’ai balbutié quelque chose comme : « Oh ! Mais tu ne connais pas… ».

 

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 23:41

 Une chanson de Colette Renard

pour son amie Dalida

 

Dalida-par-Harcourt.jpgAu début des années 50, alors que Dalida vivait encore en Égypte, Colette Renard (aussi inconnue qu’elle, à l’époque…) faisait une tournée dans ce pays et chantait dans des petits cabarets. Et c’est là que leurs chemins se croisèrent…

« J’ai connu Dalida en Égypte. Elle était mannequin et présentait des modèles de couture pour une de mes amies. » (Platine – décembre 1998). 

Colette me raconta qu’une fois Dalida installée à Paris, elles se retrouvaient souvent chez les éditeurs de musique à la recherche de partitions pour de nouvelles chansons. Elles sont toujours restées en relation et en bons termes. Elles se croisaient dans des tournées, des galas ou des soirées parisiennes. Elles se téléphonaient et prenaient des nouvelles de temps en temps. Comme deux « bonnes copines » qui font le même métier !

Lorsque Dalida a choisi de s’exiler au Paradis, Colette Renard a beaucoup culpabilisé de ne pas avoir pu « être là au bon moment ». Sous le coup de l’émotion, elle a écrit les paroles d’une chanson qu’elle interprètera souvent sur scène et à la télévision, en hommage à sa chère amie.

 

* * * * * * * *  

Sous le soleil d’Égypte

 (Paroles : Colette Renard / Musique : François Rauber)

1987

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Pourquoi tout d’un coup

Sans nous dire adieu

As-tu eu envie

De quitter la vie

Pour prendre rendez-vous

Avec le Bon Dieu

 

Sans doute avais-tu

Beaucoup trop de chagrin

Un chagrin tout noir

À cogner dessus

À grands coups de poing

Seule un soir de cafard

Et tu ne pouvais plus

Faire semblant de rien

 

Qu’est-ce qu’on peut dire

Mon Dieu

Qu’est-ce qu’on peut dire

 

(Refrain)

Je pense aux oiseaux blancs d’Égypte

Ils volent toujours par deux

Toujours par deux

Sous le soleil d’Égypte

Comme la mer est bleue (bis)

 196x - Sur scène

Ils avaient besoin

De te voir chanter

Et rire, et danser

Les Claude, les René

Les Louise, les Roger

Ils se sentent perdus

 

Je les vois pleurer

Comme des enfants

Le cœur plein de gris

Ils ne comprennent pas

Que tu ne sois plus là

Tu leur manques tellement

Qu’ils murmurent quelquefois

Ton nom à mi-voix

 

Qu’est-ce qu’on peut faire (bis)

Mon Dieu

Qu’est-ce qu’on peut faire

 

(Refrain)

 

* * * * * * * *

 

Pour terminer mon hommage respectueux à une chanteuse que j’aime profondément, je vous conseille la lecture de deux livres écrits par des auteurs que je connais bien. Il existe beaucoup d’autres ouvrages que je vous laisse découvrir sur les sites spécialisés.

 

Livre-d-Isaline-sur-Dalida.jpgDalida entre violon et amour

par Isaline

Éditions Publibook – 2002

160 pages – 15 Euros

 

Chanteuse adulée, comédienne talentueuse, beauté sculpturale, la grande Dalida, dotée d’une énergie vitale peu commune, n’avait pas préparé son public à sa disparition tragique en mai 1987. Derrière le strass et les paillettes d’une vie riche en succès, on découvre avec cette biographie une femme solitaire et tourmentée, pour qui la quête spirituelle ne visait qu’à une chose :

« J'ai surtout besoin d'aimer. C’est très important l'amour. D’être aimée ce n'est pas grave, j'ai besoin de comprendre et d'aimer : ça c’est très important. Je pense qu'il doit exister (…) un amour avec la lettre majuscule... Je crois que si vraiment on aime, on a réalisé en soi l'amour (…) divin ! »

 

 

 

 

Livre-d-Emmanuel-Bonini.jpgLa véritable Dalida

par Emmanuel Bonini

Éditions Pygmalion – 2004

350 pages – 18,50 Euros

 

Yolanda Gigliotti, devenue Dalida, ne connut jamais le bonheur, même parvenue au sommet de la notoriété. (…) Elle choisit un jour de s'évader par le suicide. (…) Pourquoi cet acte définitif ? Quelle femme meurtrie se cache derrière une artiste admirée dont tout le monde salua le haut degré d'exigence dans le travail ?

Pour comprendre le destin tragique et déconcertant de l'une des stars les plus adulées de la variété française, l’auteur de cette biographie (non « acceptée » par Orlando, le frère de l’artiste) a mené une enquête rigoureuse. Il a interrogé des célébrités qui l'ont beaucoup côtoyée (Rika Zaraï, Annie Cordy, Hervé Vilard, Charles Dumont, Michèle Torr, etc.) et rencontré de nombreux et précieux témoins-clés dans les différentes étapes de la vie de Dalida et qui ont accepté de sortir de l'ombre.

Les révélations de son livre ne manqueront pas d'étonner tous ceux qui croyaient connaître une femme pourtant largement racontée dans les colonnes de la presse à sensation.

 

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  • Conseiller littéraire depuis 1996, j'ai participé à 60 livres à ce jour. En 2017, j'ai collaboré à 3 nouveaux livres sur Brigitte Bardot (voir ci-dessous).
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Un premier livre sur Brigitte Bardot (parution le 28 septembre 2017)

Suivez Brigitte Bardot

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François Bagnaud

 

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Brigitte Bardot

 

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Un deuxième livre sur Brigitte Bardot (parution le 25 octobre 2017)

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