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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 01:21

Sylvie Vartan

La nostalgie de nos belles « années 60 »

 

 

Vendredi 30 septembre 2011.

C’est mon ami Didier B. qui m’a entraîné à ce récital de Sylvie Vartan.

Non pas que je ne voulais pas y aller, mais le matin même, je suis tombé dans la rue et ma tête a violemment heurté le trottoir. On m’a conduit aux urgences… où j’ai passé une partie de l’après-midi. Rien de grave à la tête, mais trois côtes fêlées et donc une douleur intenable. J’avais plutôt envie de rentrer chez moi ! Mais, j’ai fait un effort car j’aime bien Sylvie Vartan et j’ai eu le bonheur de la voir souvent sur scène et même de la rencontrer. Je l’ai « découverte » et vraiment appréciée grâce à La Maritza qui est le premier disque d’elle que j’ai acheté et qui figure dans ma collection (ci-dessous).

 45-Tours-Sylvie-Vartan--La-Maritza-.jpg

 

Donc, c’est un peu « groggy » par ma chute, les Doliprane et mon séjour à l’hôpital que je suis arrivé au Châtelet. Ce théâtre est lié à Barbara que j’étais allé applaudir en 1987. Mais ce soir, je suis heureux de revoir une de mes idoles des années 60. C’est quasiment complet. Que des admirateurs, tous ceux qui la suivent depuis toujours.

Soudain, les lumières se tamisent, les 6 musiciens (dont Gérard Daguerre qui fut le pianiste de Barbara pendant 15 ans) font leur entrée. Une violoniste interprète en solo La Maritza tandis qu’au fond de la scène, nimbée dans un halo de lumière, Sylvie Vartan apparaît, moulée dans une élégante robe longue en lamé doré. Immédiatement, elle me fait penser à Marilyn Monroe chantant Happy Birthday pour le président John Kennedy en mai 1962. Mais aussi à Marlène Dietrich dans son récital à Londres en 1972.

L’idole des jeunes s’est transformée en star et en diva. Le public se lève et c’est l’ovation.

Puis, elle interprète une de mes chansons préférées : Aimer.

 

Sylvie-Vartan-au-Chatelet--30.09.-2011--copie-1.jpg 

 

Durant la première partie de son récital, Sylvie présente quelques chansons de son dernier CD, Soleil bleu, que j’écoute en boucle depuis des mois. Et aussi, des classiques de la Chanson française, comme Ne me quitte pas (Brel) et La chanteuse a 20 ans (Lama). Puis, elle annonce qu’elle va interpréter une chanson de… Barbara. Mon sang ne fait qu’un tour, en effet, j’ai beaucoup de mal à entendre une chanson de Barbara interprétée par une autre artiste. Mon ami Didier me donne un coup de coude… Et puis, Sylvie chante Mon enfance. Très vite, je suis sous le charme, son interprétation est émouvante et elle ne caricature pas l’originale. Elle s’est appropriée le texte à sa façon. Il ne faut surtout pas chercher de comparaison avec Barbara.

C’est de nouveau l’ovation, la salle est debout.

J’applaudis à tout rompre malgré mes côtés fêlées…

Avec cette chanson-là, je pense que Sylvie a franchi une nouvelle étape dans sa carrière…

 

Le soir même, sur BFM TV, Sylvie déclare à propos de cette chanson :

« J’ai l’impression que c’est ma vie que je chante. C’est extraordinaire. Tout ce qu’elle (Barbara) décrit, je l’ai vécu, je l’ai ressenti évidemment. C’est une chanson qui me transporte et qui vraiment me bouleverse. »

 

Je ne savais pas que Sylvie Vartan avait déjà interprété cette chanson lors de ses derniers récitals. En novembre 2010, elle avait été interviewée à propos de Barbara par mon ami Mathieu Rosaz :

« Cette chanson est un bijou. J'aimais justement sa manière de vivre. Elle n'avait pas de “clique”, elle avait une distance avec le show-business et elle faisait son métier avec beaucoup d'amour. C'était quelqu'un que j'aimais beaucoup. Elle avait beaucoup d'humour. C'était quelqu'un de réservé en fait, de timide. Indéniablement une grande artiste. J'ai beaucoup écouté ses chansons, je connais bien son répertoire et il est vrai que Mon enfance aurait pu être écrite pour moi. C'est une chanson qui me va comme un gant, c'est vraiment un vécu identique. Je n'ai qu'à me glisser dans les mots, fermer les yeux et je m'y trouve. C'est extraordinaire. Il est difficile de lui prendre certaines chansons qui lui sont tellement propres et personnelles mais Mon enfance, elle ne la chante pas du tout de la même manière et moi je la chante à mon tempo et au rythme de mes émotions et de mon feeling. Ça devient une autre chanson mais je suis sûre qu'elle doit sourire là-haut et qu'elle est contente de ça. »

 

Le mieux est d’écouter Sylvie Vartan interpréter Mon enfance

(Juste un extrait autorisé par Deezer à la fin de cet article).

 

* * * * * * * * 

 

Je n’ai jamais su si Barbara et Sylvie étaient vraiment amies, j’ai juste (dans ma collection sur Barbara) ces deux photos (non datées...) où elles apparaissent côte à côte.

 Avec Sylvie Vartan et Bernard Lavilliers

Bernard Lavilliers, Barbara et Sylvie Vartan.

 

Barbara-avec-Sylvie-Vartan-et-Guy-Beart.jpg

Sylvie Vartan, Guy Béart et Barbara.

 

* * * * * * * * *

Puis, ce fut l’entracte où nous avons pu, mon ami Didier et moi, apprécier la belle terrasse du Théâtre du Châtelet avec une vue imprenable sur la Tour Saint-Jacques (à gauche) et Notre Dame de Paris (à droite). Nous avons croisé quelques admirateurs mais surtout Pierre et Gilles, les photographes les plus branchés de ces dernières années (dont je vous parlerai bientôt sur mon Blog…).

Ensuite, Sylvie est revenue dans un superbe ensemble (veste et pantalon) signé Yves Saint-Laurent.

Elle débuta cette deuxième partie par son premier succès La plus belle pour aller danser que lui avait offert… Charles Aznavour. Et elle enchaîna avec ses plus grandes chansons pour le bonheur d’un public enthousiaste : Nicolas, Le temps du swing, Qu’est-ce qui fait pleurer les blondes, L’amour c’est comme une cigarette, Personne, La Maritza, etc.

Et en final, elle nous a offert sa version d'une chanson de Brel : Quand on n’a que l’amour.
La soirée s’est ainsi terminée sur une ovation et de nombreux rappels. L'artiste, émue, est revenue saluer son public qui lui est fidèle depuis près de 50 ans…

 

Merci Sylvie pour cette soirée émouvante, pleine de nostalgie, de souvenirs et de belles chansons interprétées avec beaucoup d’émotion et de sensibilité. Ce soir-là, j’ai (re)découvert une grande chanteuse…

 

       Après tant d'années passées,

on réalise que l'amour est plus fort que tout.  

(déclaration de Sylvie Vartan à son public, le 30 septembre 2011, au Théâtre du Châtelet)

 

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Publié par François BAGNAUD - dans Mes COUPS de COEUR
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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 23:08

Une de mes nombreuses collections

… les mains !

 

 

La main qui donne est bien plus heureuse que celle qui reçoit.

(La Bible - Actes des apôtres)

 

Depuis toujours, je suis fasciné par les mains. Lorsque je rencontre une personne, je ne peux m’empêcher d’observer d’abord ses mains. C’est aussi important pour moi que son sourire ou ses yeux… Une main doit être soignée, avec des ongles propres (et même manucurés) ; j'observe aussi la forme des doigts, des phalanges, des articulations.

Lorsque j’étais jeune, tout le monde me disait que j’avais de belles mains, longues et fines, des « mains de pianiste »… Et c'est un compliment qui me plaisait bien. Il faut dire que je prenais soin de mes mains, et j’allais régulièrement chez la manucure. J’aimais sentir une main féminine qui s’occupait des miennes, de mes ongles. C’était une vraie relaxation.

Alors que j’étais encore adolescent et que j’ai rencontré pour la première fois ma demi-soeur de vingt ans mon aînée, j’ai découvert sa collection de mains. Les gens trouvaient cela un peu « farfelu » et original, mais moi, j’étais en admiration car ma sœur possédait de magnifiques objets de valeurs tous achetés chez des antiquaires…

Lorsque j’ai commencé à travailler, j’ai voulu moi aussi avoir une telle collection. Au début, j’achetais n’importe quel objet… en forme de main ! À petit prix dans des vide-greniers ou chez Emmaüs. J’entassais des « mains » sans aucune valeur… Puis, je me suis mis à rechercher des mains plus belles, plus rares et ma collection est devenue intéressante. Maintenant, je possède environ 50 belles pièces (en bois, bronze, verre, porcelaine, métal, etc.) et autant de mains plus ordinaires (essentiellement en porcelaine).

 

Ma-collection-de-mains--1-.jpg

 Une petite partie de ma collection exposée dans une bibliothèque.

Toutes les autres mains sont réparties dans la maison.

 

* * * * * * * *

La main est avant tout un moyen d’expression quand elle complète la parole ou pour les personnes incapables de s'exprimer oralement et qui utilisent un langage par signes. Avec une main, on peut exprimer aussi bien l’amour (une caresse) que la  haine (un poing fermé), et tant d’autres sentiments...

Charles Darwin (célèbre naturaliste anglais, 1809 - 1882) a déclaré que « l'Homme n'aurait jamais atteint sa place prépondérante dans le monde sans l'usage de ses mains ». 

 

 Ma-collection-de-mains--3-.jpg

Main en pierre qui m’a été offerte en cadeau d’anniversaire par un ami.

 

* * * * * * * *

 

Mon intérêt pour les mains va jusqu’à recenser aussi tous les extraits de films où les mains jouent un rôle essentiel. Et mes deux scènes préférées dans ce domaine sont :

 

Dans le film Mayerling de Terence Young (1968).

La scène finale lorsque Omar Sharif (L'Archiduc Rodolphe d’Autriche) qui vient de tuer d’un coup de revolver Catherine Deneuve (Maria Vetsera), se suicide et sa main agrippe celle de sa bien-aimée. Avec une musique romantique. Émouvant et sublime…

 

Dans le film Don Juan 1973 ou Si Don Juan était une femme de Roger Vadim (1973).

Lorsque Brigitte Bardot lave longuement les mains pleines de cambouis de Mathieu Carrière. Le metteur en scène a filmé tout le lavage des mains en gros plan. Avec une musique envoûtante (et des chœurs) de Michel Magne. On voit leurs quatre mains qui se frottent et « s’enlacent » durant presque deux minutes… C’est très sensuel. Une de mes scènes préférées parmi les films de Brigitte Bardot.

 

BB-et-Mathieu-Carriere.jpg

Brigitte Bardot et Mathieu Carrière dans Don Juan 1973 quelques secondes avant cette scène…

 

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Publié par François BAGNAUD - dans Mes COUPS de COEUR
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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 01:05

Mathieu Rosaz

un auteur-compositeur et interprète

élégant et talentueux

 

Portrait.jpgLorsque Barbara est décédée en novembre 1997, nombreux ont été les chanteuses (et chanteurs) qui ont voulu inscrire les chansons de la « Longue Dame Brune » à leur répertoire. Beaucoup d’appelés mais très peu d’élus, car reprendre une chanson de Barbara sans la copier ou la caricaturer, mais aussi dans dénaturer son univers si particulier, est très difficile. Les admirateurs inconditionnels (dont je fais partie) ont beaucoup de « réticences » à écouter des chansons de Barbara (souvent mal) interprétées par d’autres.

 

Mathieu Rosaz a réussi ce pari de transcender les chansons de Barbara, de nous offrir des versions personnelles sans renier les originales. Pour moi, il fut le premier que j’ai pu écouter sans « grincement de dent » ! Puis plus tard, Isabelle Vajra m’offrira aussi de beaux instants d’émotion (mais je vous la présenterai bientôt…).

 

J’ai connu Mathieu Rosaz en 1998, il était très jeune et se produisait avec Ulrich Corvisier et Agnès Ceccaldi dans des petits lieux parisiens sympas (souvent rémunérés au « chapeau »). Ils chantaient essentiellement Barbara. Tous les trois avaient déjà beaucoup de talent, des personnalités très différentes et le trio fonctionnait bien. Mais immédiatement, j’ai préféré Mathieu. Il me semblait encore « fragile », mais plus « habité » par les textes de Barbara. Je le trouvais un peu hésitant, pas encore très à l’aise sur scène, mais il avait un tel charisme que j’ai été séduit d’emblée.

Je ne compte plus les fois où je suis allé les applaudir.

Puis, un jour, ils se sont séparés. Et si je suis allé souvent assister aux spectacles d’Agnès et d’Ulrich, j’ai surtout continué à suivre de près la carrière naissante de Mathieu Rosaz. J’ai eu le bonheur de le voir souvent à Paris et en région parisienne. Sur scène, il s’accompagne au piano, il est élégant, sensible, charmeur avec un brin d’insolence et une certaine audace…

Ses récitals sont un enchantement pour moi.

 

Avec Michel Glasko (Aix - Sept 2008) 

Mathieu Rosaz accompagné par le talentueux et sympathique accordéoniste Michel Glasko.

(Aix-en-Provence – Septembre 2008)

 

Après avoir beaucoup interprété les chansons de Barbara mais aussi certaines de Véronique Sanson et de Michel Berger, il a (heureusement) chanté ses propres chansons.

 

Voici les 4 Cds de Mathieu Rosaz depuis 2001 qui figurent en bonne place chez moi…

 

CDs-Mathieu-Rosaz.JPG

 

« Empreintes publiques » (2001) – 17 chansons dont une majorité est composée par Mathieu. Avec quelques belles reprises : L’écharpe (Maurice Fanon), La rue Watt (Boris Vian), Je chante, excuse-moi (Anne Sylvestre), Perlimpinpin (Barbara),Je t’aime (Michèle Bernard).

 

« Mathieu Rosaz chante Barbara » (2002) – 21 chansons de Barbara.

 

« Je préfère les chansons tristes » (2005) – 20 chansons (toutes composées par Mathieu sauf 6 reprises de chansons de Véronique Sanson).

 

« La tête haute quitte à me la faire couper » (2009) – 14 chansons de Mathieu sauf la surprenante reprise Follow me d'Amanda Lear. 

 

* * * * * * *

 

Malgré quelques passages télévisés (merci à Pascal Sevran qui l’a accueilli plusieurs fois dans ses émissions), des concerts en France et à l’étranger (Japon, Allemagne, Italie, Québec) et des fidèles admirateurs (comme moi) qui suivent son actualité, à mon grand regret (et il le sait…), il n’est pas encore très connu du grand public français.

Et pourtant, il suffit de le voir une seule fois sur scène pour être conquis définitivement…

 

Mais avec cette reprise rock du tube de Patricia Carli (Demain, tu te maries - 1963) et surtout ce clip étonnant, déjanté et « underground » où Mathieu Rosaz n’hésite pas à bouleverser les convenances, je suis sûr qu’il va enfin s’envoler vers le succès tant mérité. Il bénéficie en plus d’un accompagnement exceptionnel avec le groupe rock Sex Assets & Waste Management

 

Alors, laissez-vous emporter dans l’univers poétique, plein d’humour, de dérision ou de tendresse (c’est selon ses chansons), délirant et fantastique, parfois insolent de mon ami Mathieu Rosaz.  

   

* * * * * * * 

 

Je vous propose d’écouter Mathieu Rosaz dans une interprétation superbe de Vienne de Barbara, qui est ma chanson préférée sur son deuxième CD. Juste un extrait autorisé par Deezer.  

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Publié par François BAGNAUD - dans Mes COUPS de COEUR
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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 17:25

 

Colette et Brigitte Bardot

ou

Saint-Tropez, la liberté et… les animaux

 

Colette et Brigitte Bardot ont quelques points communs…

Ce sont des femmes « libres et anticonformistes » qui vécurent leur vie sans se soucier des convenances de l’époque et furent à l’origine d’une certaine libération des mœurs.

Colette avait découvert un petit village perdu, Saint-Tropez, dans les années 20, bien avant que Brigitte ne révèle au monde entier cet endroit devenu, depuis 1956, incontournable et mythique.

Toutes les deux ont un profond respect et un amour infini pour les animaux.

Colette avait beaucoup de chats dans la villa tropézienne – La Treille-Muscate – qu’elle possédait dans les années 20 et qu’elle revendit en 1939 à Charles Vanel car elle trouvait qu’il y avait trop de touristes… ! Bien plus tard, Brigitte a nourri les descendants des chats de Colette à travers le grillage de la villa déserte. Lors de mes séjours chez elle, je me souviens l’avoir accompagnée…

 

Colette-au-Palais-Royal-1.jpg 

À la fin de sa vie, Colette recevait beaucoup dans son bel appartement donnant sur les jardins du Palais-Royal.


* * * * * * * *


Colette, de son vrai nom Sidonie-Gabrielle Colette, est une romancière française, née le 28 janvier 1873 dans l’Yonne et décédée le 3 août 1954 à Paris. 

Elle a été élue membre de l'Académie Goncourt en 1945. 

Très jeune, elle rencontre Henry Gauthier-Villars, surnommé « Willy », avec qui elle se marie le 15 mai 1893. Auteur de romans populaires, il l’encourage à écrire ses souvenirs d’école, qu’il signe sans vergogne de son seul nom ! Cela donne Claudine à l'école, bientôt suivi d’une série de Claudine (La Maison de Claudine, Claudine à Paris, Claudine en ménage, etc.). Colette, jalouse et consternée de devoir être enfermée dans un rôle d’épouse bafouée, se libère de plus en plus de cette tutelle. Elle commence alors une carrière au Music-Hall (1906 - 1912) où elle présente des pantomimes orientales dans des tenues très dénudées.

Après avoir divorcé en 1906, elle épouse Henry de Jouvenel (dont elle séduira également le fils !) puis Maurice Goudeket ; elle aura de nombreux amants et aussi des maîtresses (Mathilde de Morny et Liane de Pougy parmi les plus célèbres…).

Sa vie sera mouvementée mais passionnante, avec beaucoup de scandales très mondains.

Elle publiera enfin sous son nom des œuvres qui sont devenues des classiques :

Chéri (1920), Le blé en herbe (1923), Sido (1930), Gigi (1944) et beaucoup d’autres encore…

Malgré sa réputation sulfureuse et le refus par l’Église catholique d'obsèques religieuses, Colette est la seule femme à avoir eu droit à des funérailles nationales. 

Elle repose au cimetière du Père-Lachaise à Paris.


* * * * * * * *

 

Dans ses Mémoires (Initiales B.B. – Grasset, 1996), Brigitte Bardot se souvient avec attendrissement de sa rencontre avec Colette dans son appartement parisien… Elle avait alors 16 ans et demi.


195x - Brigitte avant B.B., jeune mannequin.« Elle était allongée sur une chaise longue, devant une fenêtre qui donnait sur ces magnifiques jardins du Palais-Royal. Il y avait là son mari, Maurice Goudeket, Vadim et moi, et plein de chats. Elle me regarda longuement avec ses yeux si perçants, si intelligents. Elle m’intimidait énormément. Je me sentis transpercée, déshabillée, jugée, évaluée, je ne comprenais rien, n’étant venue là que pour accompagner Vadim.

Finalement, elle me dit :

- Bonjour Gigi.

Je restais éberluée.

Elle trouva que j’étais exactement le personnage, me demanda si j’étais comédienne et si j’aimerais jouer Gigi.

Je restais sans voix. Vadim répondit pour moi, expliquant ma timidité, mon désarroi, mon inexpérience. Je reverrai toujours ce salon sombre, encombré de meubles et de bibelots, avec cette tache claire de la fenêtre sur laquelle se découpait l’ombre de la chevelure de Colette.

Je n’ai pas joué Gigi, c’est Danièle Delorme qui l’a créée, mais cette rencontre fugitive avec cette femme qui m’a appelée du nom de son héroïne, restera à jamais gravée dans ma mémoire. »

 


 

* * * * * * * *

 

Récemment, Brigitte a préfacé un joli petit livre, abondamment illustré de photos et cartes postales représentant Colette avec ses animaux.

 

Livre Colette préfacé par BBColette et ses bouledogues

(Documents réunis par Nicole Dubus Vaillant)

 

Préface de Brigitte Bardot


Éditions Vaillant

87 pages – 6 Euros

(Paru en décembre 2009)

 

 

 

 

 

 

 

* * * * * * * *

 

Pour finir par un « clin d’œil », laissez-moi vous conter une petite anecdote personnelle…

Lorsque j’étais Chef de projet chez Esso, j’avais décoré tous les murs de mon bureau avec des photos de personnalités que j’admirais : B.B., Marlene Dietrich, Piaf, Cocteau, ma Maman (bien sûr !), etc... Et Colette. La photo la représentait, à la fin de sa vie, assise à son bureau.

Un jour, une de mes collègues commentait mes photos quand soudain elle me demanda :

- C’est qui la vieille à son bureau ?

- C’est Colette, lui répondis-je, un peu énervé. La grande Colette.

- Colette comment ?

J’étais tellement scotché par une telle inculture (surtout de la part d’une analyste diplômée…) que j’ai balbutié quelque chose comme : « Oh ! Mais tu ne connais pas… ».

 

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 23:41

 Une chanson de Colette Renard

pour son amie Dalida

 

Dalida-par-Harcourt.jpgAu début des années 50, alors que Dalida vivait encore en Égypte, Colette Renard (aussi inconnue qu’elle, à l’époque…) faisait une tournée dans ce pays et chantait dans des petits cabarets. Et c’est là que leurs chemins se croisèrent…

« J’ai connu Dalida en Égypte. Elle était mannequin et présentait des modèles de couture pour une de mes amies. » (Platine – décembre 1998). 

Colette me raconta qu’une fois Dalida installée à Paris, elles se retrouvaient souvent chez les éditeurs de musique à la recherche de partitions pour de nouvelles chansons. Elles sont toujours restées en relation et en bons termes. Elles se croisaient dans des tournées, des galas ou des soirées parisiennes. Elles se téléphonaient et prenaient des nouvelles de temps en temps. Comme deux « bonnes copines » qui font le même métier !

Lorsque Dalida a choisi de s’exiler au Paradis, Colette Renard a beaucoup culpabilisé de ne pas avoir pu « être là au bon moment ». Sous le coup de l’émotion, elle a écrit les paroles d’une chanson qu’elle interprètera souvent sur scène et à la télévision, en hommage à sa chère amie.

 

* * * * * * * *  

Sous le soleil d’Égypte

 (Paroles : Colette Renard / Musique : François Rauber)

1987

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Pourquoi tout d’un coup

Sans nous dire adieu

As-tu eu envie

De quitter la vie

Pour prendre rendez-vous

Avec le Bon Dieu

 

Sans doute avais-tu

Beaucoup trop de chagrin

Un chagrin tout noir

À cogner dessus

À grands coups de poing

Seule un soir de cafard

Et tu ne pouvais plus

Faire semblant de rien

 

Qu’est-ce qu’on peut dire

Mon Dieu

Qu’est-ce qu’on peut dire

 

(Refrain)

Je pense aux oiseaux blancs d’Égypte

Ils volent toujours par deux

Toujours par deux

Sous le soleil d’Égypte

Comme la mer est bleue (bis)

 196x - Sur scène

Ils avaient besoin

De te voir chanter

Et rire, et danser

Les Claude, les René

Les Louise, les Roger

Ils se sentent perdus

 

Je les vois pleurer

Comme des enfants

Le cœur plein de gris

Ils ne comprennent pas

Que tu ne sois plus là

Tu leur manques tellement

Qu’ils murmurent quelquefois

Ton nom à mi-voix

 

Qu’est-ce qu’on peut faire (bis)

Mon Dieu

Qu’est-ce qu’on peut faire

 

(Refrain)

 

* * * * * * * *

 

Pour terminer mon hommage respectueux à une chanteuse que j’aime profondément, je vous conseille la lecture de deux livres écrits par des auteurs que je connais bien. Il existe beaucoup d’autres ouvrages que je vous laisse découvrir sur les sites spécialisés.

 

Livre-d-Isaline-sur-Dalida.jpgDalida entre violon et amour

par Isaline

Éditions Publibook – 2002

160 pages – 15 Euros

 

Chanteuse adulée, comédienne talentueuse, beauté sculpturale, la grande Dalida, dotée d’une énergie vitale peu commune, n’avait pas préparé son public à sa disparition tragique en mai 1987. Derrière le strass et les paillettes d’une vie riche en succès, on découvre avec cette biographie une femme solitaire et tourmentée, pour qui la quête spirituelle ne visait qu’à une chose :

« J'ai surtout besoin d'aimer. C’est très important l'amour. D’être aimée ce n'est pas grave, j'ai besoin de comprendre et d'aimer : ça c’est très important. Je pense qu'il doit exister (…) un amour avec la lettre majuscule... Je crois que si vraiment on aime, on a réalisé en soi l'amour (…) divin ! »

 

 

 

 

Livre-d-Emmanuel-Bonini.jpgLa véritable Dalida

par Emmanuel Bonini

Éditions Pygmalion – 2004

350 pages – 18,50 Euros

 

Yolanda Gigliotti, devenue Dalida, ne connut jamais le bonheur, même parvenue au sommet de la notoriété. (…) Elle choisit un jour de s'évader par le suicide. (…) Pourquoi cet acte définitif ? Quelle femme meurtrie se cache derrière une artiste admirée dont tout le monde salua le haut degré d'exigence dans le travail ?

Pour comprendre le destin tragique et déconcertant de l'une des stars les plus adulées de la variété française, l’auteur de cette biographie (non « acceptée » par Orlando, le frère de l’artiste) a mené une enquête rigoureuse. Il a interrogé des célébrités qui l'ont beaucoup côtoyée (Rika Zaraï, Annie Cordy, Hervé Vilard, Charles Dumont, Michèle Torr, etc.) et rencontré de nombreux et précieux témoins-clés dans les différentes étapes de la vie de Dalida et qui ont accepté de sortir de l'ombre.

Les révélations de son livre ne manqueront pas d'étonner tous ceux qui croyaient connaître une femme pourtant largement racontée dans les colonnes de la presse à sensation.

 

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 00:37

Inoubliable Charlie Chaplin

si émouvant et si drôle en « Charlot »

 

Il y a exactement 122 ans aujourd’hui, le 16 avril 1889, naissait à Londres, Charlie Chaplin.

Il s’était d’abord fait remarquer comme mime et clown en créant son personnage de « Charlot » en 1914. Ce vagabond au grand cœur qui a su nous faire rire et nous émouvoir, lui permettra de devenir l’un des plus grands acteurs d’Hollywood.

Chaplin restera à jamais un mythe inoubliable du Cinéma mondial.

 

1921 - Parmi ses grands films, je retiendrai surtout :

 

Le Kid (1921) (l’un de mes films préférés – voir la photo ci-contre. Avec le petit Jackie Coogan)

La Ruée vers l’or (1925)

Les Lumières de la ville (1931)

Les Temps modernes (1938)

Le Dictateur (1940)

Monsieur Verdoux (1947)

Les Feux de la rampe (1952).

 

 

 

Après une longue carrière d’acteur mais aussi de metteur en scène, de compositeur, de producteur, d’écrivain, et après 3 mariages (et de nombreuses aventures...), ce séducteur trouvera le bonheur, à 54 ans, avec la jeune Oona O’Neill (18 ans) avec qui il fondera une véritable dynastie (8 enfants).

Il est décédé le 25 décembre 1977 dans sa belle propriété de Vevey (Suisse) entouré de toute sa famille.

 

* * * * * * * *

 

Mes deux amies Colette Renard et Brigitte Bardot ont chacune à leur manière fait un petit « clin d’œil » à ce personnage hors du commun.

 

Colette, en enregistrant les chansons du film de Charlie Chaplin Un Roi à New York en 1957, dont voici la pochette ci-dessous :

       2 - Vogue EPL 7394 (

 

Brigitte, quant à elle, pour s’amuser lors du tournage du film Viva Maria au Mexique, en 1965, s’est déguisée en… Charlot ! Le photographe anglais James Hyman a immortalisé ce qui n’était qu’un divertissement destiné à l’équipe du film et aux amis de Bri-Bri, présents ce jour-là !

 BB-deguisee-en-Charlot---3.jpg

BB déguisée en Charlot - 2 

BB-deguisee-en-Charlot---1.jpg

      * * * * * * * * 

Enfin, pour terminer cet hommage, je vous propose de revoir la superbe scène culte de « La Danse des petits pains », extraite de La Ruée vers l’or (1925).

(Durée : 1 minute)

 


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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 01:37

 Jason Polan

l’incroyable pari d’un dessinateur américain !

 

 

C’est un petit article dans mon journal régional qui m’a fait découvrir l’univers un peu délirant de cet artiste américain de 28 ans : Jason Polan.

 

Imaginez le pari « fou » qu’il souhaite réaliser : dessiner un à un tous les passants de New York !

Cet illustrateur de métier passe donc ses après-midi dans le métro, les musées, les rues, les restaurants, partout où il y a du monde. Il se fond dans la foule et « croque » à grands traits (en 2 minutes) sur un carnet à dessins tous les gens qu’il croise. En trois ans, il a déjà fait 14 000 dessins, il lui en reste près de... 8 millions à réaliser pour atteindre son but ! Et chaque soir, il publie sur son blog, ses dessins de la journée.

Il invite même les gens qui souhaitent être dessinés à le contacter par mail. Il leur donne un rendez-vous précis mais il se fait si discret que les « heureux élus » risquent de ne pas l’apercevoir afin qu'il puisse les immortaliser sans qu'ils « posent »...

 Jason-Polan---2.jpg

 Jason Polan en pleine action à la Gare de Grand Central Station…

 

Parfois, il lui arrive même de croiser des célébrités… françaises !

Ainsi, a-t-il dessiné Catherine Deneuve (mais aussi Judith Godrèche et François Ozon qui l’accompagnaient), le 4 mars 2011, alors qu’elle assistait à la Première d’une grande rétrospective qui lui est consacrée par la BAMcinematek de New York où 25 de ses plus grands films seront projetés durant tout le mois de mars…

 

 portraits-de-Jason-Polan.jpg

Exemples de croquis de Jason Polan (dont celui de Catherine Deneuve).

 

Cet artiste un peu « fou » a déjà réussi d’autres challenges tout aussi insolites… :

 - il a dessiné toutes les œuvres du MoMA, le Musée d’Art Moderne de New York

 - et encore plus surprenant, il a dessiné tous les grains de maïs éclaté d’un paquet de pop-corn !!!

 

Si vous souhaitez voir ses dessins et tout connaître de cet artiste un peu « original… », rendez-vous sur son site :

 

Projet « Every person in New York » de Jason Polan.

 

http://everypersoninnewyork.blogspot.com/

 

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 01:49

Mon dessin animé préféré :

Blanche-Neige et les  7 nains

 

 

Si j’avais pu choisir mon destin, je serais resté un enfant…

Quitter le monde de l’enfance, son insouciance, ses jeux, ses rires pour entrer d’abord dans celui de l’adolescence puis dans celui des adultes a été très perturbant pour moi. Je sentais bien que cela n’allait pas être simple… C’était tellement déstabilisant que j’ai dû faire plusieurs années de psychothérapie dès l’âge de 22 ans pour (enfin) accepter de devenir un « adulte » et vivre plus sereinement. Et cela a été très bénéfique. Mais, j’ai toujours à l’esprit quelques phrases essentielles de ce psy dont celle-ci :

Il faut toujours garder éveillée la part de l’enfance qui sommeille en vous. Ne jamais la nier, la cacher ou la refuser. L'assumer totalement. 

Et bien, j’ai retenu le conseil…

C’est pourquoi, alors que je suis devenu un adulte responsable et « sérieux », je n’ai jamais eu honte de mes passions d’enfance que j’ai toujours conservées…

Ainsi, toutes mes collections d’alors sont toujours aussi présentes dans ma vie (B.B., Barbara, Gérard Philipe et tant d’autres…) ; et celle que je vous présente ici, risque – peut-être – d’en faire sourire quelques-uns… Tant pis ou tant mieux !

 

blanche-neige-et-la-pomme.jpg 

En effet, depuis que ma Maman m’avait emmené au cinéma, à l’âge de 8 ans (Noël 1962), voir le dessin animé Blanche-Neige et les 7 nains, j’ai eu envie de découvrir tous les autres chefs-d’œuvre de Walt Disney. Mais, je ne sais pas pourquoi, j’ai collectionné immédiatement tout sur Blanche-Neige… Je n’ai jamais cherché d’explication, c’est comme ça. J’aime le film, la qualité des dessins (pour moi, c’est le meilleur de Disney avec Bambi), le personnage de Blanche-Neige et celui de la Reine également.

Et une fois par an, c’est presque un rituel, je regarde ce dessin animé avec autant de plaisir.

 

Depuis, j’ai amassé une jolie collection : livres, cartes postales, puzzles, figurines, photos encadrées, disques, K7, CDs, posters, etc… Tout est soigneusement rangé dans un grand placard et j’ai juste mis les cadres et quelques figurines… dans mes toilettes !

 

Musee-Blanche-Neige--Dec.-2010----1.jpg 

Étant amateur depuis longtemps de brocantes et de vide-greniers, je continue encore d’enrichir cette collection… Et cela me fait toujours sourire lorsqu’un vendeur me dit : « Vos enfants vont être contents… ». Et moi, je réponds avec un air amusé : « Non, c’est pour moi ! »… et j’observe alors le regard un peu étonné voire « moqueur » de mon vendeur… S’il savait comme j’assume toutes mes passions avec bonheur.

 

 Blanche-Neige - Isabelle AUBRET 

Un des 45 Tours « Blanche-Neige » de ma collection. 

 De nombreuses vedettes ont chanté les chansons du film ou raconté l’histoire de ce joli conte. 

 (Ici : Isabelle Aubret).

 

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Blanche-Neige et les 7 nains est le premier long-métrage d’animation des Studios Walt Disney. Il a été présenté pour la première fois le 21 décembre 1937 dans un cinéma d’Hollywood. Il est adapté d’un conte des célèbres Frères Grimm paru en 1812.

Ce film, qui n’est pas le premier « dessin animé » de l’Histoire du cinéma mondial, est cependant le plus célèbre et a éclipsé tous les précédents. Son budget a battu tous les records pour l’époque et son succès a été planétaire.

Il est sorti en France le 4 mai 1938.

Depuis, il est distribué régulièrement dans les cinémas du monde entier et maintenant en DVD, reçoit de nombreux prix et continue de générer d’énormes bénéfices…

 

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Je vous propose d'écouter l'une des plus célèbres chansons de la Bande Originale du film (version 1938) :

Un jour, mon prince viendra...

Merci à mes amis Manuel et Yann pour ces photos prises dans la vitrine d'un antiquaire à Rouen, le 2 mai 2015.
Merci à mes amis Manuel et Yann pour ces photos prises dans la vitrine d'un antiquaire à Rouen, le 2 mai 2015.
Merci à mes amis Manuel et Yann pour ces photos prises dans la vitrine d'un antiquaire à Rouen, le 2 mai 2015.

Merci à mes amis Manuel et Yann pour ces photos prises dans la vitrine d'un antiquaire à Rouen, le 2 mai 2015.

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 18:20

Chères Mamies, on vous aime !

 

Dimanche 6 mars 2011, c’est la Fête des grands-mères !

 

Cette fête a été créée en 1987 par une marque de café, le Café Grand’Mère. Donc, à l’origine, c’était une fête uniquement commerciale. Mais au fil des années, cette fête sympathique a connu un tel succès qu’elle est en train de devenir une fête traditionnelle au même titre que la Fête des Mères. Elle est célébrée chaque 1er dimanche de mars et commence à faire son apparition dans certains calendriers.

Cette Fête est devenue populaire car elle célèbre nos chères Mamies que la vie parfois ne nous laisse pas le temps de connaître assez longtemps. Moi, j’ai eu ce bonheur même si elles sont parties au Paradis alors que j’étais assez jeune. Mais j’en garde un souvenir tendre et câlin. Une Mamie comprend tout et semble tout savoir. C'est notre confidente, on lui avoue nos petits secrets... Elle reste éternellement liée à notre enfance et lorsqu’elle s’en va rejoindre les anges, il nous semble qu’elle emporte avec nous une part de notre enfance et de notre insouciance. C’est peut-être aussi pour cela que nous les aimons tant.

Comme le chantait Barbara (dans C’est trop tard), « c’est du temps de leur vivant qu’il faut aimer ceux que l’on aime », alors n’hésitez surtout pas à dire à vos Mamies que vous les aimez (qu’elles soient encore de ce monde ou pas). Il faut leur redire ces « mots suprêmes », et pas seulement une journée par an mais toute l’année…

 

Actuellement, la plupart de nos grands-mères finissent leur vie dans des maisons de retraite…

Ma Maman était aussi en maison de retraite. Tout allait bien la première année puis lorsqu’elle est tombée malade, ce fut un engrenage infernal. Faute de soins appropriés… on a dû l’amputer. Désormais, elle vit près de moi, heureuse malgré tout. Je n’ai pas pu lui offrir le bonheur d’être grand-mère… mais dans mon coeur, aujourd'hui c'est aussi sa Fête, alors je lui redis : « Maman, je t'aime ».

 Avec Maman à La Faute-sur-Mer (Août 2008)

 Avec Maman, en août 2008, à La Faute-sur-Mer. Elle avait alors 88 ans.

 

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Le 6 mars, c’est aussi la Sainte Colette, alors en ce jour, plus que tous les autres, j’ai une pensée affectueuse pour mon amie Colette Renard qui nous a quittés le 6 octobre 2010. Je continuerai à lui rendre hommage sur mon Blog autant de fois que je le pourrai…


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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 01:35

Véronique Rivière

« Je l’aime… tout court »

 

 

Portrait 1J’ai découvert Véronique Rivière tout simplement à la télévision, en 1986, sur TV6, la seule chaîne musicale de l’époque. Elle interprétait le titre qui l’a fait connaître : Absence. La musique était mélodieuse et l’interprète originale. J'aurais pu en rester là, il y a tellement d’artistes qui ne font qu’une seule chanson et puis s’en vont… mais lorsque son premier CD est sorti, je l’ai acheté puis tous les autres, car l’univers musical et le timbre de voix si particulier de cette chanteuse m’avaient séduit… Ses chansons parlent surtout de l'amour, des ruptures, de la passion, de la nostalgie aussi...

 

J’ai vu Véronique Rivière assez peu sur scène mais elle fait désormais partie de mes « incontournables ». Elle n’a plus besoin d’avoir une chanson « promotionnelle », j’achète ses CDs les yeux fermés !

 

* * * * * * * *

 

 Les 4 premiers CDs de Véronique Rivière

       CDs Véronique Rivière

 

 

Véronique Rivière, auteur-compositeur et interprète, est née le 5 février 1959 à Suresnes.

Fille du célèbre réalisateur de télévision Alexandra Tarta et d’une mère journaliste, elle a commencé sa carrière en jouant quelques petits rôles dans des téléfilms puis elle s’est produite avec ses premières chansons, en 1982, au Café de la Gare, le café-théâtre parisien.

En 1986, elle est découverte par le « grand public » avec son titre Absence.

Elle a déjà sorti 5 albums et des 45 Tours (que vous pouvez voir dans mon album-photos « Quelques 45 Tours de ma collection »).

Parmi ses chansons, quelques-unes ont connu un beau succès : Capitaine, Tout court, Première Manche, Michaël, Babouchka Diadouchka, Galopez… etc.

Après son quatrième album, lassée par les difficultés du métier et les concessions qu'elle refuse..., elle se retire à la campagne pendant 8 années pour s’occuper, avec une amie, d’un centre équestre. C’est Laurent Ruquier qui la fera revenir en 2006 au Théâtre de Dix-Heures où je suis allé l’applaudir plusieurs soirs de suite. J’ai pu enfin la rencontrer pour la première fois et lui dire de vive-voix mon admiration. En 2009, elle reprend (durant une saison) le rôle créé par Diane Tell dans la comédie musicale en hommage à Charles Aznavour : Je m'voyais déjà.

 

Autographe-Veronique-Riviere.jpg

Mon unique dédicace de Véronique Rivière - le 4 janvier 2006

 

Parmi les chansons de son cinquième CD, paru en 2005, intitulé sobrement Éponyme, figure une chanson militante contre la corrida. Inutile de vous préciser que je suis évidemment contre cette tradition d'une autre époque. Voici les paroles, qui devraient plaire à mon amie Brigitte... :

 

Matadors

 

 J’ai horreur des amateurs de matadors

Des mises en scène de mise à mort

Je déteste le cri funeste des esthètes

Qui regardent crever la bête

 

Aïe, aïe, aïe… (bis)

Ils sont beaux, ils sont fiers

Tous ces garçons bouchers en habits de lumière

 

Aïe, aïe, aïe… (bis)

Courageux et modestes

Ils vous diront qu’ils tuent pour la beauté du geste

 

J’ai horreur des amateurs de matadors

Des mises en scène de mise à mort

Je déteste le cri funeste des esthètes

Qui regardent crever la bête

 

Aïe, aïe, aïe… (bis)

Ils sont drôles, ils sont gais

Ces aficionados qui n’ont pas de pitié

 

Aïe, aïe, aïe… (bis)

Écoutez leur Credo

À chaque coup porté, ils vont crier « Bravo »

 

Aïe, aïe, aïe… (bis)

Quel talent, quelle maîtrise 

Au milieu des arènes, l’animal agonise

 

Aïe, aïe, aïe… (bis)

Hystériques et joyeux

Les braves gens réclament les oreilles et la queue

 

Ils sont beaux, ils sont fiers

Aïe, aïe, aïe… (bis)

Ils sont drôles, ils sont gais

Aïe, aïe, aïe… (bis)

Qu’est-ce qu’ils sont fiers

Aïe, aïe, aïe….

 

(Paroles & musique : Véronique Rivière)

 

* * * * * * * *

 

Son plus récent concert a eu lieu le mardi 22 mars 2011 au Théâtre L’Européen à Paris, à l’occasion de la sortie de son dernier CD intitulé Aquantinte

Mais laissons le mot de la fin à son grand ami, Laurent Ruquier :

« J’aime Véronique Rivière parce que, quand elle chante, je sais que c’est à moi et à moi seul qu’elle s’adresse de sa voix chaude et je suis persuadé que ça va vous faire la même chose ». 

 

Et pour terminer cet hommage, je vous propose d'écouter deux des nombreux succès de cette artiste talentueuse : Capitaine et Matadors.

 

 

 
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  • : Livres et coups de cœur (Barbara, Brigitte Bardot, Colette Renard, etc.)
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  • : Nombreux articles sur Brigitte Bardot, Barbara et Colette Renard. Évocation de mes belles rencontres et de mes « coups de cœur » littéraires et artistiques. Présentation de tous les livres auxquels j’ai collaboré.
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  • François Bagnaud
  • Collaborateur littéraire depuis 1996, j'ai participé à 58 livres à ce jour. Je travaille actuellement sur un livre inédit sur B.B. avec Dominique Choulant (parution en octobre 2017).
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Un livre bouleversant à découvrir !

Un témoignage 

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