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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 01:59

Norbert Glanzberg

d’Édith Piaf à Colette Renard

(avec un clin d’œil à Bardot…)

 

Invité par mes amis Didier et Christophe à aller applaudir le spectacle qui « cartonne » en ce moment à Paris (au Théâtre de la Gaîté Montparnasse), Padam Padam, j’en suis ressorti très enthousiaste. Un hommage (à un grand compositeur) emmené par une véritable artiste de music-hall (Isabelle Georges) que je ne connaissais pas. Elle sait tout faire : chanter, danser, faire des claquettes, jouer la comédie et en plus, elle est ravissante. Entourée par 3 musiciens extraordinaires, qui ne se contentent pas de jouer de leurs instruments, mais qui chantent et dansent également.

 

Affiche-Padam-Padam.jpg 

Ce spectacle très rythmé nous raconte, en une vingtaine de chansons, l’histoire de Norbert Glanzberg, un compositeur de talent que j’ai découvert à cette occasion.

Ce nom ne vous dira peut-être rien (à moi non plus avant de voir ce spectacle...).

Et pourtant, quelle carrière et quelle vie mouvementée…

 

Norbert Glanzberg est un compositeur né le 12 octobre 1910 à Rohatyn en Galicie.

En 1911, sa famille fuit la Pologne pour se réfugier en Bavière. Enfant prodige, Norbert danse sur les tables avec son violon et joue du jazz à la brasserie du coin, avant d'entrer au Conservatoire. Engagé à 19 ans comme chef de chœur et assistant chef d'orchestre à Aix-la-Chapelle, il y croise Bela Bartok.

En 1930, il écrit ses premières musiques de film pour Billy Wilder et Max Ophüls. Mais le régime fasciste fait rage en Allemagne et, en 1933, Goebbels le désigne comme « artiste juif dégénéré ».

Norbert s'exile alors à Paris où il rencontre, en 1936, un autre apatride, Django Reinhardt.

Pour gagner sa vie, il joue dans les bals musettes et les arrière-salles à Pigalle.

En 1938, il fait la connaissance de Lys Gauty et lui écrit Le bonheur est entré dans mon cœur.  Il devient accompagnateur musical de chanteurs. Pas pour longtemps : dès 1939, il est mobilisé dans l'armée polonaise en exil. Démobilisé en 1940, Norbert rejoint Marseille et la zone libre (à pied !).

Il est engagé dans les tournées de Tino Rossi et d'Édith Piaf – dont il devient le protégé.

Mais en 1942, il est dénoncé (comme juif) et emprisonné ; l'actrice Marie Bell organise sa fuite avec l'aide d'un gardien de prison corse. Jusqu'en 1944, il se cache à Antibes, où il rencontre la Résistance intellectuelle : Paul Éluard, Jacques Prévert, Aragon, Elsa Triolet et René Julliard. 

De 1946 à 1948, il part en tournée dans le monde entier avec Charles Trenet et Tino Rossi.

En 1949, Édith Piaf crée Padam Padam, puis (entre autres) Mon manège à moi. Yves Montand interprète Les grands boulevards (1951) et Colette Renard triomphe avec Ça c'est d’la musique (1958). Il compose des musiques de films dont La Lumière d’en face avec Brigitte Bardot (1955), Michel Strogoff avec Curd Jürgens (1956) ou Mon oncle (de Jacques Tati – 1958).

Et jusqu'aux années 70, il collabore avec Pétula Clark, Dalida et Mireille Mathieu.

En 1983, il revient à la musique classique en composant une suite de lieder à partir de poèmes écrits par des prisonniers (La mort est un maître de l'Allemagne) et un concerto pour deux pianos (La Suite Yiddish).

Il décède le 25 février 2001 à Paris.

 

* * * * * * * *

 

Ce compositeur de talent a un « lien » avec deux de mes artistes préférées :

 

Colette Renard pour qui il composa Ça c’est d’la musique. Un de ses plus grands succès.

 

 

2 - Vogue EPL 7544

 

Et indirectement… Brigitte Bardot, puisqu’il composa la musique de l’un de ses premiers grands films (un peu méconnu et c'est bien dommage...) : La Lumière d’en face de Georges Lacombe (1955). 

 

1955---La-Lumiere-d-en-face--avec-Raymond-Pellegrin-.jpg

Raymond Pellegrin et Brigitte Bardot dans La Lumière d’en face (1955).

 

* * * * * * * *

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Publié par François BAGNAUD - dans Colette RENARD
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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 16:54

Magnifique hommage

de Catherine Le Cossec

à notre amie Colette Renard

 

"Ça, c’est d’la musique !

d’Irma la Douce à Plus Belle la Vie"

 

Catherine Le Cossec et Colette Renard se sont rencontrées au début de l’année 1987.

Catherine est une danseuse, chorégraphe et auteur d’ouvrages notamment sur Barbara. Elle est directrice d’une école de danse à Palaiseau (91) et a souvent organisé des spectacles de fin d’année mais aussi de nombreux hommages dansés sur Barbara. Après leur rencontre, Colette Renard a assisté à tous ses galas et est devenue, naturellement, son amie.

Quant à moi, je les ai rencontrées toutes les deux dix ans plus tard et je suis devenu leur conseiller littéraire pour leurs livres respectifs, mais également leur ami.

La mort de Colette Renard, le 6 octobre 2010, nous a bouleversés et immédiatement nous avons ressenti le besoin de lui rendre hommage. Avec Catherine, nous avons d’abord pensé à écrire ensemble un livre de nos souvenirs avec cette grande Dame de la Chanson française. Mais le désintérêt des éditeurs nous a obligé à renoncer (provisoirement) à ce projet.

Alors Catherine a eu l’idée de créer un spectacle musical consacré à son amie.

Elle a été secondée par Éliane Varon, une chanteuse d’opérette qui a eu le privilège de partager la scène de Bobino aux côtés de Colette dans Il était une fois l’opérette. Évidemment, j’ai suivi de très près l'élaboration de ce spectacle et aidé pour la promotion en contactant quelques relations dans la presse.

 

Avec CLC (1.04.2009)

Colette Renard et Catherine Le Cossec devant le « Bar du Mistral »

sur le plateau de la série télévisée Plus Belle la Vie  (le 1er avril 2009 à Marseille).

Colette incarnait la « Tante Rachel ».

 

Lors de chaque parution de ses livres, j’invitais Catherine à venir les dédicacer à la Fête de l’UCTM (*). C’est ainsi qu’elle a connu les membres de cette association caritative qui aide les artistes en difficultés. Ils ont accepté de collaborer au projet. Une équipe de cinq chanteuses s’est formée avec également Jacky Delance (au piano) et Jacques Ferchit, l’accordéoniste de Colette Renard, que nous connaissions bien.

 

(*) Union Catholique du Théâtre et de la Musique.

 

 Hommage--15-juin-2011----2.jpg

Les cinq talentueuses artistes interprètent ensemble Avec les anges (de la comédie musicale Irma la Douce qui imposa Colette Renard comme vedette en 1956).

De gauche à droite :

Marie-Silvia Manuel (également metteur en scène du spectacle) qui laisse éclater sa fougue dans Tais-toi Marseille ou Jack Monoloy (une chanson de Gilles Vigneault), 

Annick Roux, pétulante et drôle dans Taxi Girl ou En forme de poire,

Annick Cisazuk, élégante et touchante dans Un piano ou Il y a des jours comme ça,

Caroline Clerc, irrésistible et coquine dans Les nuits d’une demoiselle et d’autres chansons libertines,

Claudine Coster, charmante et sensible dans Le marin et la rose ou Zon zon zon.

 

Un spectacle très émouvant (j’ai eu de temps en temps la larme à l’œil…) d’une heure 30 où les chanteuses interprétèrent les plus grands succès de Colette Renard tandis que la comédienne Claudine Coster, assise sur un haut tabouret à droite de la scène, nous lisait des extraits des mémoires de Colette, Raconte-moi ta chanson (Grasset - 1998). Veuve du regretté comédien Robert Manuel, Claudine a fait une belle carrière théâtrale et participé récemment à quelques épisodes de Plus Belle la Vie.

 

* * * * * * * *

 

Les deux soirées au Studio Raspail (14 et 15 juin 2011) affichèrent complet.

Quelques-uns de nos amis célèbres s’associèrent à cet hommage et nous firent l’honneur de leur présence. Citons par exemple : Stone et son mari Mario d’Alba, les chanteuses Jacqueline Danno, Anny Gould et Simone Langlois, les écrivains Janine Boissard et Pierre Charras, notre cher Zappy Max, la délicieuse Évelyne Dress, le comédien Jean-Pierre Bernard (avec qui j’ai parlé de… Barbara qu’il avait connu personnellement !), l’épouse de Pierre Bachelet et mon ami Mathieu Rosaz (qui était accompagné par Romain Pontaud, un sympathique admirateur de Colette et de la Chanson française).

Merci à eux pour leur fidélité et leur amitié.

 

J’ai également fait la connaissance de Sophie Barjac (photo ci-dessous) :

 Avec-Sophie-Barjac--Paris---15-juin-2011----1.jpg 

Sophie Barjac est une comédienne qui est la vedette de deux films-cultes de Michel Lang : À nous les petites anglaises (1975) et L’Hôtel de la Plage (1977). Elle est aussi l'une des héroïnes de La Chambre des Dames (1983 à la télévision).


* * * * * * * * 

 

À l'issue de la représentation, je n’ai entendu que des compliments et des éloges sur le spectacle mais surtout sur la prestation des artistes, qui chacune avec une personnalité différente ont su rendre un bel hommage à une chanteuse inoubliable qu’elles aimaient toutes : notre chère Colette Renard.

 

Puis, à l’invitation de Danielle Mazens, directrice du Studio Raspail (qui avait offert gracieusement la salle), une partie de l’équipe s’est réunie dans un restaurant près de Montparnasse. Ce fut un bonheur pour moi de retrouver quelques amis de l’UCTM avec qui nous avons organisé tant de belles Fêtes du livre durant près de 30 ans. J’étais assis aux côtés de mon amie Claudine Coster et nous nous sommes remémorés quelques soirées à Bazoches chez Brigitte Bardot…

Tous étaient enthousiastes et espèrent que le spectacle se poursuivra à la rentrée - le Studio Raspail proposant de mettre de nouveau sa salle à disposition pour cet évènement. (Mais, à mon avis, rien n'est sûr...)

 

Spectacle-hommage-CLC--15-juin-2011----3.JPG 

Notre joyeuse bande de fêtards à la sortie du restaurant, vers 1 heure 30 du matin.

De gauche à droite :

Luis del Rio, un poète chilien d’une grande sensibilité,

Michel Pilorgé, comédien généreux et talentueux, actuellement président de l’UCTM, qui partait le lendemain faire le pélérinage de Compostelle,

Danielle Mazens, charmante directrice du Studio Raspail que je remercie de m’avoir invité à ce repas,

et Marie-Silvia Manuel, toujours souriante, qui est à mes côtés ainsi que sa maman, la sympathique Claudine Coster (vice-présidente de l’UCTM).

 

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Publié par François BAGNAUD - dans Colette RENARD
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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 23:15

 Raconte-moi ta chanson

les Mémoires de Colette Renard

 

Les Éditions Grasset, à qui j’avais proposé le manuscrit de Colette Renard, avaient accepté de le publier parce que nous avions trouvé une « actualité » : Colette ferait, en même temps, son retour sur scène au Théâtre de Dix-Heures.

Le livre est donc paru le 18 novembre 1998.

Il a été bien distribué partout en France et a eu un beau succès d’estime : les ventes ont été correctes pour une biographie mais le tirage initial n’a cependant pas été épuisé…

 

 1998/11 - Raconte-moi ta chanson (Colette RENARD) 

320 pages (avec un cahier-photos de 16 pages)

19 Euros   (125 F en 1998)

 

* * * * * * * *

 

« J’étais plutôt gaie en ce temps-là.

Mais ne le suis-je pas toujours ?

Je savais que ma bonne étoile allait briller.

Quand ? Comment ?

Je ne suis pas voyante, mais j’avais le pressentiment qu’un jour…

 je monterai sur les planches. »

 

Tel est le rêve éperdu d’une jeune fille de Montmartre dans les années 40. Obstinée et déjà sûre de son destin, Colette Renard franchit les étapes tourmentées d’un métier difficile. La consécration vient avec Irma la Douce qu’elle interprète plus de mille fois sur toutes les scènes du monde. Elle chante avec succès : Tais-toi Marseille, Ça c’est de la musique, Mon homme est un guignol et Zon zon zon

Colette Renard aura vibré aux accents fragiles de l’amour-passion jusque dans ces pages que sa voix enchante, « par l’aveu d’une vérité qui n’appartient qu’à elle ». Laissons-nous entraîner dans cette ballade nostalgique, l’histoire émouvante et drôle d’une femme de caractère qui a lutté pour vivre son rêve d’enfant.

 

Éditions Grasset & Fasquelle

61, rue des Saints-Pères  - 75006 Paris

Tél : 01 44 39 22 00

 

Pour commander cet ouvrage :

Sur tous les sites : Amazon.fr - Priceminister.com - Fnac.com - etc…

Dans toutes les librairies (préciser l’auteur, le titre et l’éditeur)

 

* * * * * * * *

 

Du 18 au 21 mars 2011,  l’incontournable Salon du Livre de Paris a eu lieu, comme chaque année, à la Porte de Versailles ; c’est le salon le plus important et le plus prestigieux de France, connu dans le monde entier. Tous les plus grands auteurs et toutes les « stars » s’y précipitent. Il y a toujours une foule incroyable ; tout le monde veut voir en « vrai » les auteurs connus et les vedettes. Les pauvres auteurs « inconnus » (ou peu connus) voient défiler devant leurs livres des milliers de visiteurs qui ne s’arrêtent même pas… J’ai toujours conseillé à mes auteurs de privilégier des Salons du Livre en province, à dimension « humaine », plutôt que cette grande foire internationale où il faut juste être vu ! Car la majorité des gens viennent pour voir des têtes connues et non pas toujours pour acheter ou simplement découvrir de nouveaux talents…

 

C’est ainsi qu’après avoir sorti le livre de Colette Renard, les Éditions Grasset ont accepté, à ma demande, d’inviter Colette à venir dédicacer son livre sur leur stand. Seulement voilà, à cette époque, Colette n’était plus aussi connue que dans ses années de gloire et pas encore la « Tante Rachel » de Plus Belle la Vie… Aussi, malgré mon insistance, nous avons hérité de l’un des plus mauvais créneaux qui soit pour une dédicace : le matin juste à l’ouverture du salon… Et même si c’était un samedi – jour de grande affluence –, il faut bien avouer que nous n’avons pas eu beaucoup de monde, à peine quelques admirateurs nostalgiques qui avaient été informés de sa venue par le magazine Télérama qui publie toujours la liste exhaustive de toutes les dédicaces d'auteurs.

J’étais très triste pour Colette, qui n'a fait aucune remarque mais voyait bien qu’il n’y avait guère de monde dans les allées… Heureusement, nous nous sommes bien rattrapés ensuite, car je lui avais préparé un beau planning de dédicaces dans des salons en province où elle a vraiment eu beaucoup du succès.

 

(Je vous raconterai nos péripéties dans un prochain article…)

 

 

Avec-Colette-Renard--24-mars-1999-.jpg

 - Samedi 20 mars 1999 -

Avec Colette Renard sur le stand des Éditons Grasset au Salon du Livre de Paris.

Nous étions un peu tristes car il n'y avait pas beaucoup de monde ce matin-là…

 

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Publié par François BAGNAUD - dans Colette RENARD
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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 01:11


À mon amie Colette Renard…

dans mon cœur pour toujours

 

Très beau portrait de Colette RenardMercredi 6 octobre 2010 – 8 heures du matin.

Le téléphone sonne et à cette heure-là, je sais que c’est pour m’annoncer une mauvaise nouvelle... La voix brisée, mon amie Catherine Le Cossec me dit juste ces quelques mots : « C’est fini… Colette est décédée ce matin ». Même si nous savions que la fin était proche, nous étions choqués et émus.

Une amie qui s’en va, c’est une partie de notre cœur qui se déchire, des souvenirs heureux qui reviennent soudain… Et la tristesse qui nous envahit l'âme...

Cela faisait plusieurs mois que d’examen en examen, de séjour à l’hôpital de Marseille en bref retour à la maison, je savais que Colette n’allait pas bien du tout. Et elle l’avait compris aussi depuis quelques semaines...

Catherine me donnait des nouvelles quotidiennement et pensait que Colette finirait ses jours à Marseille auprès de sa fidèle amie, Violette. Mais lorsque son état de santé s’est brusquement aggravé, sa famille a décidé de la rapatrier en région parisienne depuis Marseille en ambulance. Un bien long voyage… pour mourir dans la chambre d’une clinique.

 

Très vite, dans la matinée, Tout-Internet puis les médias annoncèrent la disparition de Colette Renard en précisant que « Le Mistral était en deuil » ! Les Français qui sont si nombreux à regarder cette série (Plus Belle la Vie) connaissaient tous « Rachel », la tante si attachante et pleine d’humour. Mais savaient-ils vraiment quelle grande dame de la Chanson française et quelle vedette populaire elle avait été dans les années 50 et 60 ? Elle était en effet plus connue en 2010 pour son rôle dans cette série à succès que pour son immense carrière de chanteuse… Telle est la vie !

 

La semaine suivante, quelques hebdomadaires de télévision ont évoqué la disparition de Colette mais cela n’a pas été à la hauteur de ce que j’espérais. J’ai été très déçu… Elle n’a eu droit à aucune couverture complète juste une photo en médaillon sur certaines revues. Mais le plus bel article a été écrit par mes amis de France-Dimanche. Merci infiniment...

 

Colette-Renard-et-Moustaki--1999-.JPG

Un très joli souvenir : Colette avait retrouvé son copain Georges Moustaki,

(un homme simple et sympathique à la voix si douce...)

au Salon du Livre de Saint-Cyr-sur-Mer, où je l'avais accompagnée, le 6 juin 1999.

(Photo : François B.)

 

* * * * * * * *

 

Les obsèques de Colette Renard

 

Elles se déroulèrent le lundi 11 octobre 2010, sous le soleil, à Milon-la-Chapelle (78) où elle résidait avant de s'installer définitivement à Marseille en 2004 pour tenir son rôle dans Plus Belle la Vie. Elle a rejoint dans ce petit cimetière de campagne, son dernier mari, Michel, emporté lui aussi par un cancer en 2002. Ils avaient tous les deux souhaité être incinérés.

Assistaient à ces obsèques très simples, mon amie Catherine Le Cossec qui me représentait un petit peu, mais également Hélène Médigue (« Charlotte ») et Cécilia Hornus (« Blanche »), deux actrices de Plus Belle la Vie, ainsi que notre ami Zappy Max et son épouse, les comédiennes Denise Chalem et Claudine Coster, et sa famille proche. Très peu de gens du métier avaient fait le déplacement pour l’accompagner…

Par contre, les fleurs étaient là en abondance, notamment celles des ministres Valérie Pécresse et Christine Albanel, de France Télévisions et des producteurs de Plus Belle la Vie, de la Fondation Anne-de-Gaulle, des mairies de Marseille, Milon-la-Chapelle et Saint-Rémy-les-Chevreuse, puis celles des amis comme la chanteuse Anny Gould.


 Obseques--Tombe-de-Colette-Renard-.JPG

La tombe fleurie de Colette Renard à Milon-la-Chapelle, le jour de ses obsèques.

(Photo : Catherine Le Cossec)

 

* * * * * * * *

 

Ma chère Colette, notre sympathique collaboration pour vos Mémoires, nos conversations en tête-à-tête sur la religion, la mort et l’au-delà, nos joyeuses escapades dans tous les Salons du Livre de province, vos récitals inoubliables au Théâtre de Dix-Heures et au Déjazet, et tant d’autres instants privilégiés passés en votre amicale compagnie, resteront à jamais gravés dans ma mémoire et dans mon cœur.

Dès que ce sera possible pour moi, je viendrai déposer quelques fleurs sur votre tombe, et régulièrement, dans mon Blog, je vous rendrai hommage en évoquant tous ces souvenirs. Ce sera ma façon de vous dire publiquement tous ces mots d’amitié que je n’ai pas pu vous murmurer, une dernière fois, lorsque nous savions que vous alliez bientôt rejoindre les anges d’Irma-la-Douce

 

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Publié par François BAGNAUD - dans Colette RENARD
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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 03:08

Les  45 Tours de Colette Renard

 

En 1997, lorsque j’ai commencé à collaborer avec Colette Renard, j’ai eu besoin de connaître sa vie, sa carrière de chanteuse pour mieux travailler sur ses Mémoires. Elle m’a gentiment, avec fierté (et elle avait bien raison !), ouvert ses archives et là j’ai découvert une carrière extraordinairement riche. Des dizaines de 45 Tours, autant d’albums, des tournées dans le monde entier, de multiples passages à l’Olympia, à Bobino, dans tous les cabarets parisiens, des films, des centaines de photos de presse, etc. Mais ce qui m’a le plus impressionné, c’est le nombre de chansons qu’elle a enregistrées : près de 900 en cinquante ans de carrière !

 

Alors, j’ai écouté tous ses grands succès…

Bien sûr, certaines chansons - surtout au début de sa carrière - ont mal vieilli et sont mêmes devenues « kitsch » (il suffit de lire certains titres...) mais il reste quand même des incontournables et pas seulement celles de la comédie musicale « Irma la Douce » qui la consacra à jamais « vedette ».
Je citerai : Le marin et la rose, Tais-toi Marseille, Un piano, Ils voulaient voir la mer, Les Forains, Les maisons blanches, A deux minutes prèsÇa c'est d'la musiqueetc... 
Ainsi, un autre exemple, le CD « Les lignes de ma vie » est une merveille de sensibilité. C’est mon album préféré.
Au fil de vos visites dans ce Blog, je vous ferai découvrir des chansons magnifiques et peu connues de Colette. Et nous évoquerons aussi les Chansons libertines et les Chansons gaillardes qui dévoilèrent une autre facette de son talent...
 

Donc, j’ai écouté et puis… j’ai aimé, tout simplement.

Les bonnes et les moins bonnes chansons parce que l'interprétation de Colette Renard est toujours exceptionnelle. J’ai aimé la volonté, la rage de vivre et la passion de cette femme pour son métier. Bref, j’étais admiratif de son parcours artistique. Et j’ai eu envie de collectionner tout ce qui la concernait. Alors j’ai chiné dans les Conventions de disques de Paris et de Province, dans les brocantes et les vide-greniers. Je me suis ainsi constitué une belle collection (45 Tours mais aussi 33 Tours et CDs) que je souhaite vous faire partager dans un album  intitulé « 45 Tours de Colette Renard ». Il me manque bien sûr encore beaucoup de disques, donc si vous les avez, contactez-moi…

 

 Numeriser0072.jpg

      Colette Renard chez elle à Milon-la-Chapelle (78).

Elle me présente tous ses 45 Tours...

Une grande carrière bien avant « Plus Belle la Vie » !

 

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Découvrez-la sur scène, où elle était au sommet de son art...

Colette Renard  était aussi une chanteuse de cabaret...

Une diction parfaite, une gestuelle étudiée, une vraie présence !

(Ici au Club Domino en 1961, elle interprète Emmène-moi.)

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Publié par François B. - dans Colette RENARD
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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 23:00

 

Ma collaboration avec Colette Renard 

s’est transformée en amitié

 

 « On » m’avait laissé sous-entendre que ce ne serait pas facile de travailler avec Colette Renard… Mais que les langues de vipères du showbiz se taisent au lieu de colporter sans cesse des rumeurs ! En effet, ma collaboration avec Colette Renard a été une expérience très enrichissante pour moi. J’ai eu le privilège de côtoyer l’une des dernières grandes Dames de la Chanson française et de devenir son ami. J’ai découvert sa carrière aux nombreux succès et ses tournées internationales dans les années 60 pour représenter la France (à la demande d’André Malraux, le ministre de la Culture de l’époque), une vie avec des déboires parfois mais passionnante.

Pour mieux comprendre ses Mémoires et effectuer un bon rewriting, j’ai d’abord écouté quelques-unes de ses chansons et je me suis mis à les apprécier au point de collectionner très vite tout ce qui la concernait. J’ai recherché et trouvé dans les Conventions spécialisées beaucoup de ses disques, des CDs et actuellement j'ai deux albums remplis de coupures de presse classées par ordre chronologique.

Je suis devenu… un admirateur inconditionnel de Colette Renard !

Nous avons travaillé ensemble plusieurs mois sur son texte. Je venais régulièrement chez elle à Milon-la-Chapelle, chercher ses pages manuscrites. Ensuite, je les tapais sur ordinateur et je faisais mes corrections puis, lors de la visite suivante, je lui rendais mon travail. Nous discutions longuement sur chacune de mes remarques car, comme tous les auteurs, Colette avait du mal à voir corriger certaines phrases, mais elle était assez compréhensive. Elle-même me disait en rigolant : « Alors, Maître François est satisfait de son élève ? ». Parfois, entre deux rendez-vous, elle m’écrivait des petits mots assez percutants et comiques. En voici un florilège :

 

 Numériser0056

 

Il y en a encore d’autres… Je les ai tous gardés tant ils sont précieux à mon cœur, et encore plus maintenant qu’elle n’est plus là parmi nous.

Chaque rencontre, chez Colette, était aussi l’occasion soit de prendre le thé soit de déjeuner avec elle et sa fidèle et dévouée Violette qui vivait auprès d’elle depuis 1963. Colette Renard était une femme élégante et très cultivée qui avait beaucoup d’humour ; je la trouvais de plus en plus sympathique. Je crois, sans trop me vanter, qu’on s’aimait bien… En plus, nous étions « Scorpion » tous les deux, nés à deux jours d’intervalle, donc nous avions sur certains sujets la même sensibilité. Notamment sur la mort, la religion et l’au-delà…

Après avoir choisi ensemble parmi sa collection personnelle des photos pour la couverture et pour illustrer l’intérieur du livre, celui-ci est sorti en librairie le 18 novembre 1998. Puis nous avons enchaîné la promotion dans les radios, les télés et surtout les salons du livre.

(à suivre…)

 

Avec-Colette--Salon-Oraison---9-mai-99-.jpg

 Avec Colette Renard, en dédicace au Salon du Livre d’Oraison (04) - le 9 mai 1999.

 

 

 

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Publié par François B. - dans Colette RENARD
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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 19:26

Ma 1ère rencontre

avec Colette Renard

 

PortraitEn 1997, par l’intermédiaire d’une amie commune, Catherine Le Cossec (qui n’était pas encore un de « mes » auteurs), Colette Renard a souhaité me rencontrer. Je fus donc invité un après-midi, avec Catherine, dans sa magnifique propriété de Milon-la-Chapelle en Vallée de Chevreuse à 40 kms de Paris. Je connaissais évidemment la renommée de cette artiste pour avoir entendu ses chansons à la télévision notamment dans une émission spéciale que lui avait consacré Michel Drucker (Spécial Champs-Élysées en septembre 1984). Elle avait pris sa retraite et vivait paisiblement à la campagne, entourée d’animaux, avec Violette, sa fidèle amie et gouvernante depuis 1963.

     En lisant les mémoires de Brigitte Bardot – qu’elle adorait –, elle avait vu mon nom à la fin du livre… Et elle souhaitait que je travaille avec elle sur la rédaction de ses propres souvenirs.

      - Faites-moi un livre comme celui de Brigitte que j’ai lu et qui est formidable, me dit-elle.

     - Mais ce n’est pas moi qui ai « fait » le livre de Brigitte. Elle l’a entièrement écrit à la main et moi je l’ai juste tapé, rewrité, mis en page, chapitré, etc.. J’étais surtout le lien avec son éditeur. Si c’est devenu un best-seller, c’est uniquement grâce à Brigitte… 

     - Et bien, ça me va, c’est vous qu’il me faut !

 

     D’emblée, le courant est passé entre nous.

     Et malgré quelques avertissements de certaines personnes du Showbiz me prévenant que Colette avait du « caractère », j’ai accepté cette collaboration. Question « forte personnalité », j’étais habitué avec Brigitte… Colette m’a plu immédiatement et je l’ai admirée pour son élégance et sa classe naturelle. Par la suite, j’ai découvert ses chansons et l’étonnante carrière qu’elle a eue (Je vous ferai peu à peu partager mes découvertes…).

 

Colette-Renard-a-Milon-avec-Lulu.jpg

Colette Renard avec Lulu dans sa propriété de Milon (7 décembre 2002).

(Photo : Eric Fougère)

 

* * * * * * * * 

 

     Peu après, elle m’a remis les premiers chapitres de ses mémoires, écrits à la main, et j’ai commencé immédiatement à chercher un éditeur. J’ai proposé ce projet à Jean-Claude Fasquelle, le directeur des Éditions Grasset avec lequel j’avais travaillé pour le livre de Brigitte. Il accepta sans hésiter, car il était un admirateur de Colette depuis ses débuts et possédait tous ses disques. Cependant, il me confia ses craintes :

      - Vous savez, elle n’a plus d’actualité depuis longtemps, on est si vite oublié maintenant… Nous n’allons pas vendre beaucoup de livres… Il faudrait qu’on parle de nouveau d’elle ! Trouvez-moi quelque chose…

 

     Je répétais ces propos à mon amie Catherine, qui pensait que c’était bien dommage que Colette ne chante plus… Et c’est elle qui l’amena applaudir Marie-Paule Belle au « Théâtre de Dix-Heures » à Paris. Là, Colette rencontra les deux charmants co-directeurs (Michel Miletti et Jean-Michel Joyeau). Ils sympathisèrent et finalement elle accepta de faire sa rentrée sur scène, en novembre 1998, dans leur petit théâtre de 150 places. Avec les Éditions Grasset, nous avons ainsi pu sortir le livre au même moment.

 

     Pour sceller notre future collaboration et fêter ces nouveaux projets, Colette nous invita (Catherine et moi) dans un grand restaurant de Versailles, et nous stupéfia, au cours du repas, en nous déclarant :

      - Vous savez, je veux bien faire tout ce que vous voulez. Pour mon livre, je m’en remets totalement à vous, François, je suivrai toutes vos directives, mais je vous préviens tous les deux,  pour mon tour de chant, inutile de me donner des conseils !

 

     Le ton était donné, elle savait ce qu’elle voulait et moi j’aimais ça…

     Ce fut le début non seulement d’une collaboration professionnelle passionnante mais surtout celui d’une amitié qui durera jusqu’à son décès en 2010.

 

       Colette-Renard-a-Milon-en-1969.jpg

Colette Renard chez elle à Milon en 1969.

(photo extraite d’un article paru dans Nous Deux n° 1142 en 1969)

 

* * * * * * * * 

 

 

 

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Publié par François B. - dans Colette RENARD
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Un premier livre sur Brigitte Bardot (parution le 28 septembre 2017)

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