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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 16:57

Barbara et l’enfant

(Place des Vosges – 1967)

 

 

 

Je vous ai présenté, récemment, une magnifique exposition en hommage à Barbara, à la mairie de Cadaujac (33). Elle a été réalisée par mon ami François Laffeychine, grand admirateur de Barbara (lien ci-dessous).

 

http://livres.rencontres.bardot.barbara.star.over-blog.com/article-hommage-a-barbara-a-la-mairie-de-cadaujac-photos-libor-sir-112058748.html

 

Dans le cadre de cette exposition organisée pour commémorer les 15 ans de la disparition de la « longue dame brune », figurent des photos de Libor Sir prises durant le printemps 1967, place des Vosges à Paris. Barbara est avec un petit garçon inconnu. Ce sont des clichés inédits et exceptionnels, car ils nous montrent l’artiste dans des attitudes à l'opposé de l’image médiatisée de la « Dame en noir », mystérieuse et sombre…

 

Barbara par Libor Sir 1967 (Blog Bagnaud) 1

Barbara-par-Libor-Sir-1967--Blog-Bagnaud--2.jpg

 

François Laffeychine a lancé un appel sur Facebook pour essayer de retrouver ce petit garçon. Cet avis de recherche a également été relayé par le journal Sud-Ouest. Cet enfant doit être aujourd’hui âgé d’une cinquantaine d’années et ce serait sympathique de le retrouver pour créer un lien nostalgique avec le passé. Vu son âge à l'époque, il ne doit pas avoir gardé le souvenir de cette rencontre inattendue avec l’une des figures mythiques de la Chanson française… Mais peut-être ses parents lui ont-ils raconté cette journée extraordinaire…

 

Barbara-par-Libor-Sir-1967--Blog-Bagnaud--3.jpg

Barbara-par-Libor-Sir-1967--Blog-Bagnaud--4.jpg

 

(Ces 4 photos de Libor Sir proviennent de la Collection personnelle de François Laffeychine

qui m’a autorisé à vous les présenter. Merci, cher François.)

 

* * * * * * * *

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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 11:13

Un bel hommage à BARBARA

par François Laffeychine

(Photos : Libor Sir)

 

 

Au début de cette année 2012, mon ami François Laffeychine, admirateur et grand collectionneur de Barbara, m’a annoncé qu’il venait d’acquérir 130 négatifs inédits de notre chanteuse préférée. Lorsque j’ai vu ces photos, j’ai immédiatement pensé qu’on pourrait en faire un beau livre à l’occasion du 15ème anniversaire de la mort de Barbara.

En effet, ces photos de Libor Sir nous montrent Barbara à l’opposée de l’image qu’on lui prête habituellement dans les médias (une dame longiligne toujours en noir). Ici, au contraire, elle est en liberté dans Paris et au bord de la mer, habillée avec un pantalon blanc, parfois souriante, avec des enfants, courant sur une plage, etc…

J’ai proposé ce projet de livre à quelques éditeurs, mais malgré la qualité de ces photos jamais publiées et mon enthousiasme, je n’ai pas réussi à les convaincre. Ils pensaient que le public serait dérouté de voir une femme simple, détendue et moderne alors que Barbara apparaissait toujours inaccessible et mystérieuse… 

François et moi avons été un peu déçus, mais heureusement ces photos vont quand même être dévoilées au grand public et aux admirateurs, puisque François Laffeychine a organisé une magnifique exposition à la mairie de Cadaujac (33) dont voici l’affiche :

 

Affiche expo Barbara à Cadaujac (Blog Bagnaud)

 

Libor Sir (79 ans en 2012) est un photographe de grand talent, qui a déjà publié des livres de photos sur les rues de Paris, Londres, etc… Il avait obtenu le privilège de ces rendez-vous avec Barbara car elle recherchait une photo pour illustrer un de ses 45 Tours. Il l’a donc suivie durant 3 jours, en mai 1967. L’artiste s’est prêtée avec naturel et spontanéité à des poses et des situations inhabituelles à Paris, au Parc de Saint-Cloud, place des Vosges, dans sa voiture, devant le cabaret « L’Écluse » (où elle fit ses débuts) et sur les quais de la Seine. À Saint-Malo, on la découvre en répétition, dans sa loge, ainsi qu’au bord de la mer.

Finalement, une seule photo sera publiée pour la pochette ci-dessous :

 

45-Tours-Barbara---1--Blog-Bagnaud-.jpg

 

La bibliothèque de Cadaujac présente également d’autres photos inédites de Barbara sur scène et des portraits exposés pour la première fois des photographes Caroline Lespinasse, Patrick Zachmann, Muriel Marchais ainsi que des documents inédits ou rares.

 

* * * * * * * *

 

Je remercie infiniment mon ami  François Laffeychine qui a bien voulu m’accorder l’autorisation de publier ces deux belles photos inédites de Libor Sir (qui figurent dans son exposition).

 

Barbara-par-Libor-SIR--Blog-Francois-Bagnaud-.jpg

Portrait de Barbara à Paris (mai 1967).

 

Barbara-par-Libor-SIR--Blog-Francois-Bagnaud--1.jpg

Barbara sur les quais de Seine à Paris (mai 1967).

 

(© François Laffeychine / Libor Sir  - Reproduction interdite)

 

* * * * * * * *

       

Le 5 novembre 2012, le quotidien Sud-Ouest a consacré un bel article à cette exposition avec une photo de François Laffeychine devant un portrait de Barbara.

Article

(Merci à Fabienne Lecouflet pour m'avoir envoyé ce document)

 

 

François Laffeychine parle de BARBARA (Blog Bagnaud)

François Laffeychine en pleine conférence sur un sujet qui lui tient à coeur

et qu'il connaît parfaitement : Barbara

(Le 24 novembre 2012 dans le cadre de son exposition)

* * * * * * * *  

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 02:04

Mathieu Rosaz et Michel Glasko

rendent un bel hommage à Barbara

 

 

Affiche-2012--Mathieu-Rosaz-.jpgQuinze ans (déjà !) que Barbara nous a quittés (très précisément dans la nuit du 24 novembre 1997). Cette année 2012 sera donc ponctuée, partout en France, de nombreux hommages à cette artiste inoubliable sous diverses formes (chansons, expositions, conférences, livres, etc…).

Et c’est mon ami, le talentueux Mathieu Rosaz, qui a inauguré ces hommages en reprenant son récital de chansons de Barbara. Je suis allé l’applaudir à Paris et j’étais certain que l’émotion serait au rendez-vous. D’année en année, Mathieu est de plus en plus convaincant, il se bonifie, prend de l’assurance, il maîtrise totalement son univers personnel dans lequel les admirateurs de la « Dame en noir » n’ont jamais peur de s’aventurer.

Pour moi, Mathieu Rosaz est le seul à pouvoir interpréter le répertoire de cette chanteuse hors du commun. D’autres ont essayé (de « façon improbable » comme le soulignait Pascal Sevran) … et mes oreilles (et mes nerfs !) n’ont pas tenu le choc ! Je repense à L’Aigle noir « revisité » par Patricia Kass - dont pourtant j’aime toutes les chansons, mais pas son interprétation de ce monument de Barbara ! Les seules autres interprètes (féminines) que j’apprécie sont Marie-Paule Belle, Agnès Ceccaldi et Isabelle Vajra.

Mais Mathieu me fait vibrer et je l’écoute sans rechercher de comparaison avec Barbara, tant son interprétation est émouvante, juste et forte de sa sensibilité et de son immense talent.

 

Mathieu Rosaz et Michel Glasko ( 01.02.2012)

Mathieu Rosaz (à droite, au piano) est accompagné par Michel Glasko (à gauche), un accordéoniste de grand talent et un homme fort sympathique.

« Son accordéon semble avoir une âme, et Léo Ferré qui célébrait de son vivant cet instrument fantasmagorique doit applaudir là-haut dans les nuages les arabesques poétiques de Michel Glasko »

 

 

 

Du Temps du Lilas à l’Île aux Mimosas, de Göttingen à Vienne, du Mal de vivre à Perlimpinpin, Mathieu Rosaz chante Barbara comme personne. La voix est juste, le geste sobre et la diction parfaite.

Rarement artiste aura aussi bien épousé l’univers  de la Dame Brune et l’on sort de ce spectacle avec le bonheur d’avoir retrouvé la magie des chansons si singulières et si actuelles de Barbara.

 

 

Non seulement, je vais applaudir Mathieu Rosaz à Paris dès que je le peux, mais je le retrouve parfois dans des spectacles consacrés à la Chanson Française. Ainsi, le 15 juin 2011, lors d’un hommage à Colette Renard, j’ai eu le bonheur de le revoir et de lui redire toute mon admiration depuis près de 15 ans maintenant (photo ci-dessous) :

 

2011/06/15 - Avec Mathieu ROSAZ



Après ces 4 soirées exceptionnelles en février 2012 à Paris, une tournée sera programmée dans toute la France. Alors, allez-y « les yeux fermés » et vous passerez un moment inoubliable… Mais, en attendant, je vous propose de revoir Mathieu Rosaz interprétant Vienne dans l’émission de Pascal Sevran, le 9 janvier 2003. Il est (déjà) accompagné à l'accordéon par Michel Glasko.

 

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 00:37

Barbara à Pantin (1981)

Un souvenir inoubliable…

 

 

Barbara--Portrait-.jpgBarbara m’intimidait…

 

Je n’ai jamais cherché à la rencontrer, ni la connaître personnellement. Et pourtant les occasions n’ont pas manquées. Je me souviens que le chanteur Maurice Fanon (que j’avais interviewé au début des années 80 pour une radio libre) voulait m’emmener dîner chez elle. J’avais poliment refusé. Il ne comprenait pas...

Mais je ne me sentais pas capable émotionnellement de tenir une conversation avec elle, d’entrer dans son intimité. Je ne lui ai jamais écrit car je savais qu’elle prenait plus facilement le téléphone que la plume pour répondre à ses admirateurs. Et je crois que j’aurais été pétrifié si elle m’avait appelé.

Et pourtant, j’avais envie de la voir sur scène, de l’approcher un peu, de lui parler brièvement, d’entendre sa voix me répondre. Mais c’est tout… Cela me suffisait. Et à chaque « rencontre », j’étais comme hypnotisé !

Lorsque j’allais à ses concerts, à l’Olympia, à Bobino, au Zénith ou dans des salles en banlieue parisienne, j’essayais toujours de l’approcher après le spectacle. Je me souviens l’avoir attendue souvent à la sortie des artistes comme au Châtelet ou à Issy-les-Moulineaux. Elle avait toujours un mot gentil, un conseil, une attention particulière. Elle ne refusait jamais une dédicace. À force de me voir, elle me reconnaissait et me souriait.

Un soir, je l’ai même accompagnée jusqu’à sa voiture, et une fois assise à l’arrière, elle a ouvert sa vitre, et m’a pris la main en me disant : « Rentrez vite, vous allez attraper froid ! ».

 

Portrait--en-chemise-et-grosses-lunettes-.JPG

Pour Barbara, « le noir est couleur de lumière », notamment sur scène, mais dans la vie,

elle n’hésitait pas à porter parfois des couleurs vives pour illuminer le noir de ses habits.

 

* * * * * * * *

 

C’est à Pantin (au nouvel Hippodrome de Paris), en 1981, que j’ai ressenti ma plus grande émotion, et cela reste mon souvenir le plus inoubliable avec cette artiste exceptionnelle.

Lorsque Barbara se produisait à Paris, elle n’avait pas besoin de publicité, le bouche-à-oreille fonctionnait très bien. Mais pour son retour sur scène (après trois années d’absence), elle avait choisi un lieu insolite et beaucoup (dans ce milieu médisant du show-biz) lui prédisait un cuisant échec. En effet, elle avait préféré un chapiteau non loin du périphérique, au nord de Paris…

Qui viendrait le soir, dans le froid, loin des transports en commun… ?

Alors pourquoi ce choix insolite… ?

« Parce que les choses et les gens du cirque sont magnifiques et beaucoup plus humbles que nous, chanteurs, confia-t-elle. C’est un endroit magique. J’ai peur mais je m’y sens à l’aise. C’est beau d’avoir un rendez-vous d’amour quotidien, voir un public différent tous les soirs. »

 

Et du 28 octobre au 21 novembre 1981, Barbara a fait salle comble (2000 personnes chaque soir). Elle avait gagné son pari d’amour avec son public...

J’y suis allé quatre fois et c’est (à mon avis) le spectacle de Barbara le plus atypique et le plus émouvant que j’ai vu. Le soir de la Première, j’ai croisé beaucoup d’artistes et notamment… Annie Girardot. Plus tard, lorsque nous sommes devenus amis, nous avons souvent évoqué Barbara pour laquelle Annie avait une grande admiration. Elle s’enflammait totalement lorsqu’elle parlait d’elle et je l’écoutais avec passion.

 

Aller à un concert de Barbara, c’est comme aller à une grande messe populaire.

On ressent une ferveur et une communion avec le public, l’amour est palpable des deux côtés de la scène. Ses admirateurs attendent « religieusement », en silence, puis une musique retentit (une introduction sur la chanson Pierre), le noir se fait dans la salle, on retient son souffle et nimbée dans un halo de lumière, « Elle » apparaît et c'est une ovation incroyable...

Ensuite... l’osmose totale, fusionnelle entre la louve solitaire et ses disciples amoureux.

 

À Pantin, elle a créé une nouvelle chanson : Regarde écrite le soir de l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République (« Un homme, une rose à la main, a ouvert le chemin vers un autre demain… »). Ce dernier était venu discrètement assister au concert de son amie « militante »…

 

Sur-scene--sur-son-rocking-chair-.jpg

Barbara, sur son rocking-chair, recevant les applaudissements de son public !

 

À la fin du spectacle, nous étions des centaines, unis par un même frisson, dans une émotion non retenue, à réclamer une autre chanson. C’était comme un rituel, nous savions qu’elle finirait par revenir. Elle est enfin apparue et là mon cœur s’est mis à battre plus fort… J’étais debout, plaqué contre la scène, et je lui ai tendu les mains… Elle est arrivée droit vers moi, et elle a pris ma main. Et là, ces quelques secondes ont duré une éternité. Je me souviens avoir serré très fort sa main. Si fort qu’elle m’a regardé dans les yeux, je ne voulais plus la lâcher… Son regard s’est fait plus insistant, avec un léger sourire qui semblait me dire : « Bon, allez, il faut me laisser maintenant, ça suffit… ». Alors j’ai cédé…

J’étais heureux !

Je savais que cet instant-là (et seuls les admirateurs de Barbara comprendront, je crois, mon trouble…) resterait à jamais gravé dans ma mémoire.

 

Et puis le hasard a voulu qu’en cherchant des photos de Brigitte Bardot dans une agence de presse lorsque je travaillais sur ses Mémoires, on m’apporte (par erreur) le dossier de… Barbara ! Par curiosité, je l’ai parcouru et ô surprise, j’ai trouvé la photo ci-dessous… (et d’autres prises juste quelques secondes avant…). Ce moment inoubliable avait été immortalisé par un photographe de plateau ! J’ai montré la photo au responsable de l’agence qui me l’a immédiatement offerte. Elle est évidemment encadrée chez moi.

 

1981/10 - Avec BARBARA à Pantin

Pantin – Octobre 1981.

Je suis au bord de la scène et Barbara me tient la main…

Sur mon visage, on peut lire ma joie et mon émotion,

mais surtout l’amour et l’admiration que je porte à Barbara.

 

* * * * * * * *

 

Le soir de la dernière représentation, Barbara a interprété, son texte à la main, une chanson (Pantin) spécialement écrite pour célébrer ce rendez-vous d’amour, un hymne dédié à son public fidèle. Assez peu connue, cette chanson reste pour moi emblématique de ce spectacle si fraternel.

Je vous propose de l’écouter en hommage à Barbara (juste un extrait autorisé par Deezer) : 

 

 

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 00:11

Hommage à Barbara (1930 - 1997)

 

 

Ce jeudi 9 juin 2011, Barbara aurait eu 81 ans…

 

Sur son célèbre rocking-chair...

 

« J’ai pour vous, chère Barbara,  une pensée affectueuse et nostalgique.

La Chanson française souffre de votre absence et moi je suis triste de ne plus aller à vos rendez-vous sur scène. Vos récitals étaient des hymnes à l’amour et nous étions tous en communion autour de vous. C’était émouvant et passionné. Vous aviez tellement de respect pour votre public. Tellement d'amour à nous offrir...

Jamais aucun autre artiste ne m'a apporté autant d'émotions lors d'un spectacle.

Et après les rappels, nous restions tous de longues minutes à vous applaudir, à chanter vos chansons (Dis, quand reviendras-tu ?...), tous unis par un même frisson, une même ardeur : nous espérions que vous reviendriez encore une fois sur scène. Et toujours, vous reveniez pour chanter avec nous, autour de votre piano.

Il est impossible d'oublier de tels instants de partage et d'amitié.

Il nous reste (heureusement) vos nombreux Cds et vos Dvds pour revivre ces moments inoubliables.

Je vous remercie infiniment car vos chansons et vos textes m'ont souvent aidés à franchir des caps difficiles dans ma vie personnelle....»

 

 Chatelet 1993 (Coll. FL)

      A la fin de ses spectacles, très souvent, Barbara offrait des fleurs à son public...

Comme ici, au Théâtre du Châtelet (Novembre - Décembre 1993).

(Merci à mon ami François Laffeychine pour cette photo issue de sa collection personnelle)

 

* * * * * * * * 

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 22:54

La Fête des Mères

L'hommage de Barbara

et Yves Duteil

 

La Fête des Mères est une fête annuelle célébrée dans de nombreux pays. À cette occasion, la tradition veut que les enfants (petits ou… adultes) offrent un joli cadeau à leur maman. Rappelez-vous les boites d’allumettes qui deviennent « boites à bijoux », les colliers de graines de melons, les dessins, les poteries diverses… Tant d’objets inutiles et « pas très jolis » mais que notre maman recevait avec attendrissement, les larmes aux yeux. Et conservait car j’en ai retrouvé certains en déménageant l’appartement de ma Maman !

Presque tous les pays du monde célèbrent cette fête qui, malgré le côté commercial (mais comme toutes les fêtes d’ailleurs...), reste pour moi la plus importante de l’année avec la célébration de Noël. Et puis, je ne cède jamais aux tentations publicitaires : une jolie carte, un bouquet de fleurs ou une simple rose mais surtout des bisous et un beau sourire, voilà comment honorer sa maman un peu plus que les autres jours. Et lui redire qu’on l’aime et qu’elle restera toujours  « la femme de notre vie ».

Les premières traces de célébration des mères sont présentes dans la Grèce antique lors des cérémonies printanières en l'honneur de Rhéa, la mère des Dieux et notamment de Zeus. Au XVè siècle, les Anglais fêtaient le « Mothering Sunday » et en 1908, les États-Unis créèrent le « Mother's Day ».

En France, c’est la Loi du 24 mai 1950 qui proclame que « la République française rend officiellement hommage, chaque année, aux mères françaises au cours d'une journée consacrée à la célébration de la “ Fête des mères ”, organisée par le ministre chargé de la Santé. Elle en fixe la date au dernier dimanche de mai (sauf si cette date coïncide avec celle de la Pentecôte, auquel cas elle est repoussée au premier dimanche de juin) ».

 

Portrait (avec une rose)

Barbara (1930 – 1997) a toujours entretenu une relation très particulière avec sa mère. Dans son autobiographie inachevée (Il était un piano noir – Fayard, 1998), sa mère est très peu mentionnée lors des passages sur l’enfance et l’adolescence :

« J’ai adoré ma mère, mais je ne me remets pas très bien quelles furent nos relations à l’époque. Je n’ai gardé souvenir ni d’une marque de tendresse ou de complicité de sa part, ni d’une simple promenade avec elle. Je ne me rappelle pas qu’elle se soit intéressée à mes lectures, qu’elle ait guidé ou nourri mes goûts en quoi que ce soit. »

Mais quelques pages plus tard… « Ma mère m’avait offert pour mes 17 ans Le Portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde. Ce cadeau m’avait enchanté et, venant d’elle, bouleversée. Premier déclic. »

Alors la relation entre les deux femmes va évoluer.

En octobre 1961, Barbara s’installe dans un appartement au 14, rue Rémusat (Paris 16ème), pas très loin du Pont Mirabeau. Sa mère vient souvent passer quelques jours auprès d’elle. Puis, au début 1962, Barbara lui loue un studio dans le même immeuble. Elles se sont enfin retrouvées et sont heureuses l’une près de l’autre.

Le 6 novembre 1967, alors qu’elle est en tournée en Italie, Barbara apprend le décès de sa mère. Elle est tellement anéantie par le chagrin qu’elle ne veut plus vivre dans son appartement de la rue Rémusat, désormais trop marqué du souvenir de ces belles années passées auprès de sa mère.

En 1970, elle l’évoquera dans une chanson assez « difficile » sur la mort et les cimetières : Quand ceux qui vont (« Je pense à vous, ma mère »). Et en 1971, elle compose Rémusat, une chanson entièrement consacrée à celle qui lui manquera toujours. Je vous propose de retrouver Barbara au Théâtre du Châtelet en septembre - octobre 1987 (voir la vidéo à la fin de cet article).  

Cette chanson est l’une de mes préférées parmi toutes celles qui rendent hommage aux mamans. J’aime beaucoup également l’incontournable Les Roses blanches par Berthe Sylva et Maman, la plus belle du monde par Luis Mariano.

Mais celle qui pour moi vient en deuxième position, a été composée par Yves Duteil, qui est non seulement le chanteur sympathique et talentueux que l’on connaît mais aussi (clin d’œil !) le maire de Précy-sur-Marne, un charmant petit village de Seine-et-Marne où Barbara avait trouvé refuge peu après avoir quitté Paris. Cette chanson très émouvante (composée après le décès de sa maman) s’intitule simplement À ma mère. Je vous invite à la découvrir sur le Net...

 

* * * * * * * * 

 

Heureux celui qui peut sur un chemin sévère

Rencontrer le visage auguste de sa mère

Lorsque tous l'ont vendu, trahi, persécuté

Et dans cette présence, inviolable asile

Puise la fermeté de s'avancer docile

Sous le cilice lourd jusqu'à l'éternité

 

Jésus rencontre sa mère

- Le Chemin de Croix -

Yvonne Gautier

 

Maman (Pâques 2009)

Maman, avant les « problèmes » dans sa maison de retraite. Elle avait 89 ans.

Lorsque j'ai écrit cet article, Maman alors âgée de 92 ans, vivait avec moi,

heureuse malgré son handicap.

Malheureusement, le 30 novembre 2012, elle s'est endormie dans mes bras...

 

 Bonne fête, Maman chérie. Je t’aime. 

 

(De tendres pensées pour mes amis qui n’ont plus le bonheur d’avoir leur Maman près d’eux en ce jour de fête… Je pense plus particulièrement à Didier B. et à Manuel L., mais aussi à Valérie D. et Claude A., Mickaël P., Henri T., Jean-Marc P. et tant d’autres…)

* * * * * * * *

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 02:10

Les « Unes » de Barbara

 

 

      L’hommage unanime rendu par la presse française était à la hauteur de la douleur ressentie à l’annonce du décès de Barbara (survenu le 25 novembre 1997), et surtout à l’image de son talent incommensurable. En effet, presque tous les quotidiens, presque tous les hebdomadaires ont fait leur couverture avec sa photo et de beaux articles à l’intérieur. De véritables déclarations d’amour à une grande Dame de la Chanson française dont l’absence ne sera jamais comblée. Elle est unique et irremplaçable ; rares sont ceux qui arrivent à interpréter ses chansons sans heurter les inconditionnels de Barbara (dont je fais partie).

      Bien qu’étant un admirateur de Barbara depuis mon adolescence, je n’avais pas beaucoup de magazines avec elle en couverture. Et puis ce triste mois de novembre a vu éclore de nombreuses « Unes »… J’ai voulu partager avec vous qui aimez Barbara (ou qui souhaitez mieux la connaître) toutes ces couvertures de magazines et j’ai créé un album-photos sur ce blog (« Les Unes de Barbara »).

      J’ai recensé toutes celles que je possédais et mon ami François Laffeychine m’en a scanné d’autres. Merci infiniment à toi, cher François. Vous pouvez le rejoindre sur sa page Facebook (« Barbara Piano Noir ») où il rend hommage à celle qui nous a tellement donné, qui nous a aidé à vivre parfois… et qui nous manquera jusqu’au bout de nos vies.

 

1997/11 - Le Nouvel Observateur

 

« Le Nouvel Observateur » n° 1725 du 27 novembre au 3 décembre 1997

 

 

 

Si vous possédez d’autres « Unes »,

contactez-moi afin d’en faire profiter

tous les admirateurs de Barbara.

Merci d’avance !

 

 

 

      Et puis, surtout écoutez les chansons de Barbara, lisez ses textes et regardez-la (en photo ou sur scène)…  vous tomberez sous le charme ! Que dis-je… vous serez envoûtés comme je l’ai été la première fois que je l’ai vue sur scène…. 

 

* * * * * * * *

 

      À l’annonce de la disparition de Barbara, j’ai eu envie de réécouter certaines chansons comme « La Mort » ou « Nantes » mais surtout celle-ci, magnifique,  où elle évoquait sa propre mort… 


                                                      J’aime mieux m’en aller

Du temps que je suis belle

Qu’on ne me voit jamais

Faner sous ma dentelle (bis)

Et ne venez pas me dire

Qu’il est trop tôt pour mourir… 

 

« À mourir pour mourir » - Pantin 1981

 

 

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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 18:39

            Un joli cadeau de fin d’année

pour les passionnés de la Chanson Française

avec la sublime BARBARA en couverture

 

Le calendrier 2011 

C’est l’INA (Institut National de l’Audiovisuel) qui le publie.

Il est magnifique, vous pouvez le voir intégralement sur leur site dont voici le lien :

http://boutique.ina.fr

 

Il est vendu au prix de 24 Euros.

(Format : 29,7 x 42 cm)

 

Calendrier de l'INA 2011 (Barbara)    

 

      Sur chaque mois, un artiste inoubliable…

 

Mois

Artistes

Janvier 2011

Jacques Brel

Février

Françoise Hardy

Mars

Serge Gainsbourg

Avril

Jean Ferrat

Mai

BARBARA

Juin

Claude Nougaro

Juillet

Eddy Mitchell

Août

Juliette Gréco

Septembre

Serge Reggiani

Octobre

Édith Piaf

Novembre

Les Frères Jacques

Décembre

Georges Brassens

 

 INA--Mai-2011-.jpg

 

      * * * * * * * * * 

 

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Présentation

  • : Livres et coups de cœur (Barbara, Brigitte Bardot, Colette Renard, etc.)
  • Livres et coups de cœur (Barbara, Brigitte Bardot, Colette Renard, etc.)
  • : Nombreux articles sur Brigitte Bardot, Barbara et Colette Renard. Évocation de mes belles rencontres et de mes « coups de cœur » littéraires et artistiques. Présentation de tous les livres auxquels j’ai collaboré.
  • Contact

Qui Suis-Je ?

  • François Bagnaud
  • Collaborateur littéraire depuis 1996, j'ai participé à 59 livres à ce jour. Je travaille actuellement sur 2 livres inédits sur B.B. :  avec Alain Wodrascka (fin août 2017) et avec Dominique Choulant (octobre 2017).
  • Collaborateur littéraire depuis 1996, j'ai participé à 59 livres à ce jour. Je travaille actuellement sur 2 livres inédits sur B.B. : avec Alain Wodrascka (fin août 2017) et avec Dominique Choulant (octobre 2017).

Recherche D'un Mot Sur Mon Blog

Un livre bouleversant à découvrir !

Un témoignage 

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2013/09 - Et le cancer brisa mes rêves (Solange N.)

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