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12 août 2017 6 12 /08 /août /2017 18:18
Affiche officielle de l'exposition « Barbara » à Paris.

Affiche officielle de l'exposition « Barbara » à Paris.

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Les hommages pour célébrer le 20ème anniversaire de la chanteuse Barbara vont être nombreux et variés à partir de cet automne 2017. Ainsi cette superbe exposition organisée à la Cité de la Musique - Philharmonie de Paris...

 

D’une grande richesse photographique et audiovisuelle, l’exposition Barbara découvre une femme aux multiples facettes, une artiste qui sut construire son parcours sans jamais se trahir ni se répéter : le parcours d’une femme libre.

(...)

Manuscrits, correspondances, dessins, d’innombrables documents inédits confiés par les proches de la chanteuse laissent deviner la Barbara intime, passionnée, comme ces courriers bouleversants qui éclairent une facette méconnue de Barbara : son investissement auprès des autistes, des prisonniers et des malades du sida.

 

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Pour plus de détails sur cette exposition, je vous invite à consulter le site de la Philharmonie de Paris (lien ci-dessous) :

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12 août 2017 6 12 /08 /août /2017 14:47
Article de 4 pages publié dans le magazine « Pleine Vie » (n° 375 - septembre 2017).
Article de 4 pages publié dans le magazine « Pleine Vie » (n° 375 - septembre 2017).
Article de 4 pages publié dans le magazine « Pleine Vie » (n° 375 - septembre 2017).
Article de 4 pages publié dans le magazine « Pleine Vie » (n° 375 - septembre 2017).

Article de 4 pages publié dans le magazine « Pleine Vie » (n° 375 - septembre 2017).

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Barbara, drôle de dame

 

Tel est le titre du beau « portrait intime » publié dans le magazine Pleine Vie (n° 375 - septembre 2017) et consacré à Barbara. À l'occasion du 20ème anniversaire de sa disparition, l'écrivain et journaliste, David Lelait-Helo, nous rappelle que la longue Dame brune était aussi connue pour son humour et ses facéties...

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Publié par François Bagnaud - dans BARBARA
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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 14:27

 

Le 24 novembre 1997, Barbara disparaissait. Pour célébrer ce triste anniversaire et remettre la Longue dame brune au présent, la journaliste Sophie Delassein (pour le magazine L'OBS) retrace son parcours en 20 chansons.

 

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1962 : Barbara sort Dis, quand reviendras-tu ?,

inspirée par son idylle avec un diplomate.

 

Le 45 tours Le Temps du lilas arrive avec le mois de mai 1962.

On y découvre Dis, quand reviendras-tu ?. À 31 ans, Barbara espère toujours, sur la minuscule scène de l’Écluse, qu’on vienne la chercher pour l’emmener au music-hall. Elle rêve de Bobino, de l’Olympia pourquoi pas. « La chanteuse de minuit » attend son heure, tout en continuant à écrire ses chansons, comme le lui a conseillé Cora Vaucaire, dans les coulisses du 15, quai des Grands-Augustins.

Sa carrière, ce long chemin de patience.

Un an plus tôt, en 1961, elle y a cru quand Félix Marten, étoile filante de la chanson, propulsé par Édith Piaf, son amante, son mentor, lui a proposé de se produire en première partie de ses concerts à Bobino. Le succès n’y est pas, et Barbara, bredouille, retourne enchanter le petit public de l’Écluse. La patience est un atout pour les auteurs-compositeurs-interprètes, Barbara l’apprend à ses dépens.

Dans l’attente de lendemains qui chantent, elle entre souvent en studio. En 1958, elle sort son premier album, « Barbara à l’Écluse », qui fige le répertoire qu’elle y interprète chaque soir : on y entend Les Amis de Monsieur de Fragson, La Joconde de Paul Brafford, mais aussi des morceaux choisis de Jacques Brel (Il nous faut regarder) et de Georges Brassens (La Femme d’Hector). Bientôt, elle consacrera à chacun de ses contemporains un 25 cm : « Barbara chante Brassens » puis « Barbara chante Brel ». C’était juste avant qu’elle se lance vraiment avec « Barbara chante Barbara », en 1964. Nous n’y sommes pas.

Puisque nous ne sommes qu’en 1962, l’année où la chanteuse révèle Dis, quand reviendras-tu ?, la ballade d’une amoureuse impatiente, brûlante (« Et j’ai le mal d’amour et j’ai le mal de toi ») et très autobiographique - comme le sera l’essentiel de son répertoire. Pour l’écrire, Barbara s’inspire de son idylle avec le diplomate Hubert Ballay, avec lequel elle s’est même installée rue Rémusat, dans le XVIe arrondissement parisien. Mais il s’absente souvent, trop souvent, comme l’imposent ses missions entre la France et la Côte d’Ivoire. Barbara n’est pas du genre à attendre éternellement. D’ailleurs, elle a déjà assez : « Je ne suis pas de celles qui meurent de chagrin / Je n’ai pas la vertu des femmes de marins ».

Dis, quand reviendras-tu ?, l’un des morceaux de choix de l’œuvre de Barbara.

Elle était devenue l’hymne des inconditionnels, qui l’entonnaient en cœur lorsque le rideau de scène retombait après l’ultime rappel. Et qu’ils en réclamaient une dernière, encore, rien qu’une, parce que d’elle ils en voulaient toujours plus : « Le sais-tu que tout le temps qui passe ne se rattrape guère ? ». Ses paroles, inspirées par un chagrin amoureux de passage, lui revenaient en boomerang.

 

Sophie Delassein

L'OBS (4 août 2017)

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Publié par François Bagnaud - dans BARBARA
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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 22:36

 

Le 24 novembre 1997, Barbara disparaissait. Pour célébrer ce triste anniversaire et remettre la Longue dame brune au présent, la journaliste Sophie Delassein (pour le magazine L'OBS) retrace son parcours en 20 chansons.

 

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Lors de sa première apparition à la télévision, Barbara dévoile J'ai troqué,

l'une des premières chansons dont elle est l'auteure.

 

Ce 12 juillet 1958, pour elle, c’est un début à la télévision. Elle vient d’avoir 28 ans. Dans l’émission « Cabaret du soir », animée par Micheline Sandrel et Colette Mars, Barbara interprète J’ai troqué, sa première tentative en tant qu’auteure-compositrice.

Car, jusqu’à présent, Barbara, née Monique Serf le 30 juin 1930 à l’orée du square des Batignolles, a passé ses dernières années à se chercher. En France et en Belgique surtout, elle n’a fait que de promener sa misère et compter ses défaites sur le boulier de sa jeune existence. D’elle, le public ne veut pas, ouvertement réfractaire à cette nouvelle voix, allant jusqu’à balancer des projectiles sur l’inconnue qui semble vouloir marcher sur les brisés d’Édith Piaf – son modèle, en effet. Non, rien de rien, chaque fois les gens dans le noir ne lui passent rien.

En cette année 1958, elle sent enfin un frémissement. Au mois d’avril, elle a sorti son deuxième 45 tours, « la Chanteuse de minuit », comme on la surnomme au cabaret l’Écluse, 15, quai des Grands-Augustins, où elle se produit chaque soir en fin de programme, comprenez en vedette. À quelques centimètres du piano droit qu'elle appelle sa « casserole », la jeunesse vient oublier son enfance sous les bombes, en s'enivrant, en découvrant les apprentis chanteurs, les nouveaux comiques, les mimes en herbes. Cette présence, ébouriffée et bruyante, force les artistes à grossir le trait, à en rajouter. Tous diront plus tard que ces cabarets qui fleurissaient partout sur la rive gauche dans les années 1950, auront été pour eux la plus exigeante et la meilleure école.

Voilà pourquoi, sur cette archive de la télévision française, Barbara sur-interprète la rouerie qui caractérise le personnage de sa chanson : cette bourgeoise devenue une fille de joie.

 

Sophie Delassein 

L'OBS (3 août 2017)

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Publié par François Bagnaud - dans BARBARA
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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 10:48
Jeanne Moreau, Jean-Claude Brialy et Barbara : trois personnalités exceptionnelles aujourd'hui disparues...

Jeanne Moreau, Jean-Claude Brialy et Barbara : trois personnalités exceptionnelles aujourd'hui disparues...

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Avec Barbara,

on s’envoyait des arbres 

par Jeanne Moreau

 

 

En décembre 1997, peu après la mort de Barbara, le magazine Les Inrockuptibles avait demandé à Jeanne Moreau des confidences sur sa belle relation avec la Longue Dame brune...

 

Je connaissais Barbara depuis une dizaine d’années.

Nous avions, de nombreuses fois, chacune dans notre coin, manifesté le désir de nous rencontrer, et cela a fini par arriver au cours d’un voyage. Nous avons depuis ce jour-là entretenu une relation d’affection qui n’a jamais été liée au travail.

Avant de la connaître, elle était pour moi un modèle d’excellence. Il m’est arrivé de choisir des arrangeurs pour mes chansons parce qu’ils avaient travaillé avec elle. Ensuite, elle est devenue un modèle d’amitié.

Elle était d’une sincérité absolue, d’une sincérité qui pouvait devenir presque dévastatrice. Ce n’était pas une minaudière, il n’y avait jamais de démagogie dans ses rapports avec les gens. On parle toujours de lumière noire à son propos, alors que pour moi, elle est la claire lumière, à l’opposé de ce que l’on pouvait penser d’elle. Son image, de l’extérieur, pouvait paraître très sombre, mais elle avait en réalité une lumière intérieure éclatante.

Elle était en permanence en quête de quelque chose qui touchait à l’essentiel, dans son art comme dans sa vie, et c’était l’impression qu’elle donnait à tous les gens qui l’approchaient dans le privé. Elle ne se préoccupait pas de son mythe. Ce qui lui importait le plus était d’aller de l’avant, de chercher, avec toujours cette envie de partir à la conquête des gens, de les comprendre. Elle n’était pas non plus en proie à la moindre nostalgie. C’était au contraire quelqu’un qui aimait rire, parfois une moqueuse. Elle n’aurait pas pu avoir ce parcours sans être dotée d’une certaine forme de fantaisie.

Pour moi qui suis actrice, son talent d’actrice m’impressionnait vraiment.

Elle faisait des choses que je n’aurais jamais osé faire. Elle avait cette façon inouïe d’aller puiser profondément en elle des richesses et de les faire remonter, à la manière des chercheurs d’or, pour les partager avec une infinie générosité. Elle était moins gaie que moi en ce qui concerne le temps qui passe mais, pour autant, la vieillesse ou la mort n’étaient pas des questions qui l’obsédaient.

Nous parlions de l’amour ou d’autres choses en rigolant, mais rarement de notre travail ou de nos problèmes. Quand on se voyait, c’était toujours lorsque nous allions bien toutes les deux, jamais lorsque ça n’allait pas. Lorsqu’elle n’allait pas bien, elle restait recluse en attendant que ça passe, comme moi.

Souvent, nous communiquions par fax. On s’en envoyait pendant la nuit, afin de pouvoir les découvrir le matin au réveil. Lorsque j’ai appris sa mort, c’est le premier souvenir qui m’est revenu : cette étrange correspondance que l’on échangeait, son écriture.

Avec Barbara, on ne s’envoyait pas des fleurs, on s’envoyait des arbres. Dernièrement, elle m’avait envoyé un énorme oranger. Lorsque la fièvre des couronnes sera passée, j’irai lui apporter un dernier arbre que j’ai choisi ce matin.
 

 

par Christophe Conte

le 3 décembre 1997

Les Inrockuptibles

 

(Merci à mon ami François L. pour le rappel de ce bel article.)

Magazine « Les Inrockuptibles » n° 129 du 3 au 9 décembre 1997.

Magazine « Les Inrockuptibles » n° 129 du 3 au 9 décembre 1997.

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29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 20:41
Coffret Barbara (22 CDs) - parution le 6 octobre 2017.

Coffret Barbara (22 CDs) - parution le 6 octobre 2017.

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Les hommages pour Barbara se multiplient à l'occasion du 20ème  anniversaire de sa disparition...

Le 6 octobre 2017, parution d'un Coffret comprenant 22 CDs soit plus de 390 titres.

 

Format à l'italienne : 29 x 21 cm.

Un livre souple de 48 pages richement illustré de photos rares.

Texte inédit de Sophie Delassein (spécialiste de l'artiste).

10 CDs ==> Tous les enregistrements originaux (1955 - 1996) + raretés inédites.

7 CDs ==> Les grands concerts de légende : 

                 Théâtre des Capucines de 1963 (inédit) 
                 « Musicorama », le 1er Olympia de Barbara,1968 
                 Récital Pantin, 1981 (enrichi de 6 versions rares) 
                 « Lily Passion », Zénith de Paris, 1986.
                 Compilation des grands moments sur scène.

1 CD ==> Lettres à un jeune poète, le texte de Reiner Maria Rilke.

1 CD ==> « Barbara en liberté » sur Europe 1 (21 titres rares).

1 CD ==> Barbara présente Le Soleil Noir, interviewé par Jean Serge, 1968 (inédit)
                (inclus 7 nouvelles versions du Soleil noir).

2 CDs ==> Raretés, documents et versions alternatives ou inédites, plus de 50 titres.
 


Prix : 81,99 Euros

 

(Merci à mon ami Joël A. pour cette information.)

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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 23:01
Bel article publié dans le Hors-série « Destins brisés » (n° 4 - été 2017).
Bel article publié dans le Hors-série « Destins brisés » (n° 4 - été 2017).

Bel article publié dans le Hors-série « Destins brisés » (n° 4 - été 2017).

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Le magazine Hors-série  « Destins brisés » (n° 4 - été 2017) consacre 2 pages à Barbara et revient sur la disparition de la Longue Dame brune, le 24 novembre 1997. La fin de l'article est consacrée aux obsèques qui eurent lieu à Bagneux. Et c'est mon témoignage, publié sur mon Blog (voir ci-dessous), qui est relaté par le journaliste... 

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Publié par François Bagnaud - dans BARBARA
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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 16:56
Affiche du film « Barbara » de Mathieu Amalric. (Merci à mon ami Didier B.).

Affiche du film « Barbara » de Mathieu Amalric. (Merci à mon ami Didier B.).

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Avec Barbara, sa septième réalisation présentée en ouverture de la sélection cannoise  « Un certain regard » lors du dernier Festival de Cannes, Mathieu Amalric tord les ressorts traditionnels du biopic pour mieux saisir, par allusions et révélations fugitives, la personnalité si singulière de la chanteuse. Un jeu de miroirs envoûtant où Jeanne Balibar captive.

 

Frisson vocal, accroché à la boutonnière du générique. On entend Barbara sans la voir. Elle parle, confusément, comme une écrivaine, c’est déjà une musique. Une chanson connue des  barbarophiles, Chanson pour une absente : « … c’est Paris, c’est un matin de novembre, qui n’est pas encore froid… » On mord à l’appât, on aime ça, on ne décrochera pas. Une actrice surgit ensuite (Jeanne Balibar), une superstar avec une garde rapprochée, qui nous revient des États-Unis ou d’ailleurs.

Elle s’appelle Brigitte, elle doit jouer la longue dame brune sous la direction d’un cinéaste roux (Mathieu Amalric lui-même), veste en tweed, un brin timide, transi d’admiration. Pour la comédienne ou pour Barbara ? Les deux sans doute. Ces deux louves magnifiques ne vont pas cesser de dialoguer à distance, de jouer ensemble, de se confondre, de se dissocier, de permuter (vient un moment où l’on se dit que c’est Jeanne Balibar vue par Barbara !).

Autant prévenir tout de go : Barbara, septième film de Mathieu Amalric, est tout sauf un biopic traditionnel. Point de récit en bonne et due forme sur les épisodes clefs de l’existence de la chanteuse – ce serait faire injure à la création, à l’imaginaire. Ce n’est pas la biographie qui intéresse l’auteur de Tournée (2009), mais l’esprit de la chanteuse, ses vertiges, ses sensations, ses émotions, qui déteignent si bien sur nous.

Deux documents précieux lui servent de fil conducteur. L’un est le bouquin culte de Jacques Tournier (romancier et traducteur décisif de Gatsby le Magnifique notamment), publié en 1968, Barbara ou les parenthèses (Seghers). L’autre est le documentaire de Gérard Vergez, réalisé durant la tournée de 1972, où l’on voit Barbara en voiture, côté passager, en train de tricoter, de divaguer ou de roucouler. Amalric refait jouer ces séquences par Jeanne Balibar. C’est si bien fait qu’on ne sait plus très bien laquelle est vraie, laquelle est fausse. On s’y perd, on s’y noie. C’est le but. Car Barbara est comme un parfum capiteux, une obsession. Tout ou rien – impossible de l’aimer tièdement. Même si elle est folle ou sorcière – ce qui transparaît aussi.

Jeanne Balibar et Mathieu Amalric (Photo : Roger Arpajou / 2017 Waiting For Cinéma).

Jeanne Balibar et Mathieu Amalric (Photo : Roger Arpajou / 2017 Waiting For Cinéma).

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Évocation. Hantise. Exercice de variation, de fragmentation. Poème kaléidoscopique. Voilà ce qu’est Barbara. Une envolée, un film en vers libres. Comme du free jazz, du punk pourquoi pas (nous revient soudain en tête la version par Warum Joe  de L’Aigle noir). Amalric, avec la complicité de celle qui fut sa compagne, s’amuse à composer, à improviser autour des gestes, des rites, des accessoires (lunettes noires, piano, boa, etc.). Il montre comment a pu naître telle chanson (Je ne sais pas), comment la chanteuse de Nantes se préparait, répétait, habitait la scène bien avant ses concerts, comment elle envoûtait tous ceux qui l’entouraient.

Son enfance de petite fille juive, la guerre, le père incestueux, la mère envahissante, c’est énoncé, mais en sourdine. Le formuler ainsi, c’est déjà trop en dire. Barbara n’aurait pas aimé, non qu’elle étouffât tout ça. Mais cela n’appartenait qu’à elle. Aussi Amalric procède-t-il par allusion ou révélation fugitive. Il dit énormément de choses mais en allant vite, en glissant, en surfant. Pour ne pas rompre le charme.

La Barbara fantasque, accro aux médocs, croqueuse d’hommes (exclusivement, non de femmes, comme l’alimente une légende tenace), capricieuse, tendre, autoritaire, drôle, dyslexique, affectionnant le cirque, les gens du voyage… Tout cela est bien là. Orné, fantasmé, comme dans un rêve éveillé. Emblème : cette séquence splendide, de nuit, où Barbara, qui n’a pas le permis, tient le volant du jeune chauffeur (son amant musicien) qui s’est endormi, et roule ainsi un bon moment.

Le risque, bien sûr, est évident : n’est-ce pas un film pour happy few ? On utilise ce terme – popularisé par Stendhal – à dessein (Amalric est dingue du Rouge et le Noir). Ceux qui ne connaissent rien de Barbara pourront-ils l’apprécier ? On prend le pari que oui, pourvu qu’ils aiment simplement le mystère de la musique. C’est-à-dire les soupirs, les échos, le murmure, le silence, tout ce dont le chant de Barbara est aussi constitué.

 

(Article de Jacques Morice,

publié sur Télérama.fr, le 18 mai 2017)

 

(Merci à mes amis Laurent P. et Didier B. pour ces informations.)

 

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J'avais déjà présenté la bande-annonce de ce film sur mon Blog.

Je vous invite à la (re)découvrir avec le lien ci-dessous :

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Publié par François Bagnaud - dans BARBARA Mes COUPS de COEUR
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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 17:21

En mémoire de mon Père (1908 - 1981)

 

Après la Fête des mères, vient naturellement celle des pères. Un peu moins « médiatisée », elle est souvent restée en retrait par rapport à celle des mères. Et pourtant, quelle jolie fête aussi… et quel bonheur de redire à notre papa, même s’il n’est plus de ce monde, qu’on l’aime…

Mon père est décédé à l’âge de 73 ans, le 24 juillet 1981 (j’avais 26 ans et demi).

Il avait fait un premier infarctus, une semaine avant, à la maison. Emmené à l’hôpital, il semblait s’être bien remis, malheureusement il a refait un second accident cardiaque aux soins intensifs mais à la « mauvaise heure »... Il était 13 heures, et l’infirmière responsable des quatre malades dont elle avait la charge, s’était absentée pour aller déjeuner… C’est le Chef de service lui-même qui nous l’a dit (sinon nous ne l’aurions jamais su…) en nous demandant si nous souhaitions porter plainte pour fauteMaman (si désespérée) et moi (encore un peu immature) n’avons pas su comment faire, nous étions totalement désemparés… Et Maman disait qu’un procès ne lui ramènerait pas l’homme qu’elle aimait depuis 33 ans. 

 

 Fernand-Bagnaud-a-Antony--Annees-1970-.jpg

Mon papa, à la fin des années 70.

 

Je suis né alors que mon papa avait déjà 46 ans. Mais jamais je n’ai eu le sentiment d’avoir un père âgé. J'étais un « enfant de l'amour », espéré et attendu. J'ai été gâté et aimé par mes parents. C’est banal de dire cela, mais mon père m’a donné une bonne éducation, un peu sévère mais c’est grâce à lui que je suis devenu un adulte épanoui et responsable. Et puis, je savais qu’il m’aimait. Il me fait penser au papa du jeune héros du très beau film anglais Billy Elliot… Sous un air sombre et grave, se cachent beaucoup de tendresse et de sensibilité.

Je pense très souvent à lui…

Mais à l’occasion de la Fête des Pères, c’est encore plus fort que les autres jours. Il est présent quotidiennement par la pensée et par les nombreuses photos qui sont dans toute ma maison. Je vis en permanence avec les gens que j’ai aimés et qui me manqueront toujours.

 

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Papa était né en 1908 dans un petit village du Périgord. Ses parents étaient agriculteurs. Son père est mort en héros à la guerre de 1914-1918 et sa mère s’est ensuite remariée.

Aussi, dès l’âge de 14 ans, il fut placé comme garçon de café à Paris. C’est là qu’il apprendra le métier de chef-cuisinier et qu’il rencontrera sa première femme avec qui il aura deux enfants. Puis il divorcera et épousera ma Maman en 1948.

Tous les deux, ils tiendront des hôtels et des restaurants gastronomiques, en province d’abord puis à Paris où je naîtrai en 1954.

Papa a été plusieurs fois médaillé de la Ville de Paris pour ses talents de cuisinier. Le Tout-Paris venait déguster ses spécialités aux Champs-Élysées puis dans son restaurant près de la Gare de l’Est.

Arrivé à l’âge de la retraite, comme j’étais encore étudiant, mon père a continué à travailler jusqu’à son décès… Il s’était reconverti comme agent immobilier.

J’ai le souvenir de parents unis et amoureux. J’ai été très heureux auprès d’eux et je ne les ai quittés qu’après avoir terminé mes études. J’avais 24 ans.

 

 Avec mes parents (années 60)

Le temps du bonheur et de l’insouciance…

 Avec mes parents adorés

dans leur restaurant de la Gare de l’Est (début des années 60).

 

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La Fête des Pères a été célébrée dans tous les pays catholiques, dès le Moyen Âge, le 19 mars, jour de la Saint-Joseph, le « père » de Jésus.

En France,  c'est le fabricant de briquets Flaminaire qui eut l'idée de créer la Fête des pères, en proposant d'offrir à cette occasion un briquet à chaque papa. La fête fut fixée par un décret de 1952 au troisième dimanche de juin, ceci pour faire écho à la Fête de mères officialisée par une loi de 1950.

La date du 19 mars a cependant été conservée dans certains pays (Andorre, Belgique, Bolivie, Espagne, Italie, Portugal etc.)

 

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C---Marcel-Imsand.jpgÉvidemment, parmi les nombreuses chansons en hommage à nos chers pères, ma préférée est Nantes composée par Barbara en 1963.

C’est dans cette ville que Barbara retrouvera son père sur son lit de mort, le 21 décembre 1959. À une adresse qu’elle avait inventée… : 25, rue de La Grange au Loup. Dans ce texte d’amour, elle avait trouvé le courage de dire à son père – qui avait abusé d’elle – que, malgré cela, elle l’aimait encore…

Je me souviens lors des obsèques de mon papa, j’avais cette chanson dans la tête.

Je n’arrêtais pas de la fredonner doucement ; cela m’a aidé à tenir le coup et à affronter cette terrible épreuve. La mort de mon père a été le premier choc de ma vie.

Je vous propose d’écouter cette chanson de Barbara (à la fin de cet article).

 

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Ensuite, la seconde chanson que j’aime, est extraite du film de Barbra Streisand, Yentl (1983). Son titre est Papa, can you hear me. L’héroïne s’adresse à son père disparu et qui est au Ciel… C’est très émouvant, j’ai les larmes aux yeux à chaque fois que j’écoute les paroles… Vous pourrez la découvrir à la fin de l'article.

 

Parmi les autres chansons que j’apprécie, toutes consacrées aux pères, je citerai Mon Vieux de Daniel Guichard, Mon père de Sylvie Vartan, Un père de Chimène Badi ou encore Le plus fort, c’est mon père de Linda Lemay.

 

J’espère que ceux qui ont la chance d’avoir leur papa auprès d’eux l’auront gâté en ce jour de fête. Quant à ceux, qui comme moi, n’ont plus leur père, c’est l’occasion de penser à lui et de lui murmurer (comme s'il était encore là…) qu’on l’aime infiniment.

 

* * * * * * * *

 

      Peu m’importe qui mon père a été,

ce qui est important, c’est le souvenir que je garde de lui.

 Anne Sexton (poètesse américaine, 1928 - 1974)

 

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Une magnifique chanson de Barbara dédié à son père disparu.... Un classique désormais.

Et l'hommage de Barbra Streisand à son père dans son film « Yentl ».

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Publié par François BAGNAUD - dans BARBARA Mes COUPS de COEUR
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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 10:37

L'hommage de Bernard Serf,

neveu de Barbara

 

 

Un bel article de 4 pages publié dans le magazine Gala (n° 1251 du 31 mai 2017).
Bernard Serf (fils de Jean, l'un des frères de Barbara) évoque ses relations privilégiées avec sa célèbre tante. Passionnant et émouvant...

Grand article de 4 pages publié dans « Gala » (n° 1251 du 31 mai 2017).
Grand article de 4 pages publié dans « Gala » (n° 1251 du 31 mai 2017).
Grand article de 4 pages publié dans « Gala » (n° 1251 du 31 mai 2017).
Grand article de 4 pages publié dans « Gala » (n° 1251 du 31 mai 2017).

Grand article de 4 pages publié dans « Gala » (n° 1251 du 31 mai 2017).

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Publié par François Bagnaud - dans BARBARA
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Présentation

  • : Livres et coups de cœur (Barbara, Brigitte Bardot, Colette Renard, etc.)
  • Livres et coups de cœur (Barbara, Brigitte Bardot, Colette Renard, etc.)
  • : Nombreux articles sur Brigitte Bardot, Barbara et Colette Renard. Évocation de mes belles rencontres et de mes « coups de cœur » littéraires et artistiques. Présentation de tous les livres auxquels j’ai collaboré.
  • Contact

Qui Suis-Je ?

  • François Bagnaud
  • Conseiller littéraire depuis 1996, j'ai participé à 60 livres à ce jour. En 2017, j'ai collaboré à 3 nouveaux livres sur Brigitte Bardot (voir ci-dessous).
  • Conseiller littéraire depuis 1996, j'ai participé à 60 livres à ce jour. En 2017, j'ai collaboré à 3 nouveaux livres sur Brigitte Bardot (voir ci-dessous).

Un premier livre sur Brigitte Bardot (parution le 28 septembre 2017)

Suivez Brigitte Bardot

dans quelques lieux

incontournables...

 

 

par Alain Wodrascka

 

avec la collaboration de

François Bagnaud

 

préface de 

Brigitte Bardot

 

Éditions Favre (Suisse)

 

160 pages illustrées

 

Format : 15 x 22 cm

 

17 Euros 

 

* * * * * * * * 

Recherche D'un Mot Sur Mon Blog

Un deuxième livre sur Brigitte Bardot (parution le 25 octobre 2017)

Découvrez la carrière

de chanteuse

de Brigitte Bardot

 

 

par Dominique Choulant 

et

François Bagnaud

 

en collaboration avec 

Brigitte Bardot

 

Éditions Flammarion

 

264 pages illustrées

 

Format : 19 x 24 cm

 

24,90 Euros 

 

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Toujours disponible : mon dernier livre sur Brigitte Bardot (paru le 15 février 2017)

Les meilleures répliques

et citations

de Brigitte Bardot

 

 

par François Bagnaud

 

avec la collaboration de

Brigitte Bardot

 

Éditions L'Archipel

 

1200 citations référencées

 

255 pages

 

17 Euros 

 

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