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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 20:59

Massimo Gargia

et autres « play-boys » de Brigitte…

 

 

 

Je suis sûr que les habitués de mon Blog vont être surpris que je consacre un article à…. Massimo Gargia ! Mais en fait, c’est bien sûr à Brigitte Bardot qu’il fait référence.

En effet, en chinant récemment dans le dépôt-vente d’Emmaüs à Limoges (87), je suis tombé sur un livre écrit par Massimo, et un chapitre consacré à mon amie Brigitte m’a particulièrement intéressé…

 

Je me souviens qu’en 2003, alors que j’étais auprès de Brigitte, elle avait reçu une invitation pour être récompensée à la cérémonie « The Best » dont Massimo était l’organisateur. Lors de cette soirée parisienne, les personnalités les plus élégantes et les plus emblématiques de l’année sont mises à l'honneur. Brigitte recevait alors (et reçoit toujours) des demandes du monde entier pour être présente aux Oscars américains ou dans des Festivals du cinéma.

« Tu me vois dans ces soirées mondaines, maquillée, en robe longue, me disait-elle, c’est à l’opposé de ma vie actuelle avec mes animaux. ».

Sa réponse était donc toujours négative.

 

Et lorsque l’été suivant, Massimo l’invita à son anniversaire, elle refusa poliment mais lui envoya un gentil message car il l’avait bien fait rire dans l’émission télévisée « La Ferme Célébrités ». Et c’est ainsi qu’elle invita à son tour Massimo pour ses 70 ans à « L’Esquinade » à Saint-Tropez, le 28 septembre 2004.

Je n’ai croisé Massimo Gargia qu’une seule fois, lors de la célébration des 20 ans de la Fondation B.B. en septembre 2006 ; je l’ai trouvé très souriant devant les photographes mais aussi… pressé de partir !

 

* * * * * * * *

 

Je vous laisse découvrir l’intégralité du chapitre consacré à Brigitte Bardot dans le livre de Massimo intitulé Nos amies les stars (40 ans de rencontres), publié chez Flammarion en 2005.

 

Livre de Massimo Gargia (Blog Bagnaud)Je me rappelle très bien la première fois que j’ai vu la photo de Brigitte Bardot sur les panneaux publicitaires apposés sur les murs de Rome. J’étais très jeune. Sur l’affiche, la belle effectuait un strip-tease qui illustrait le titre du film En effeuillant la marguerite. Je me suis longtemps arrêté pour l’admirer : elle était d’une beauté éblouissante… Et je jugeai d’un ridicule achevé la déclaration que fit le lendemain le pape Pie XII, accusant le gouvernement italien de violer les termes du Concordat de 1929 [qui régissait les relations entre la République italienne et le Saint-Siège] en autorisant l’affichage de ce type de publicité autour de l’enceinte sacrée du Vatican !

Au cours des années suivantes, je devais la revoir sur les pages du magazine Elle qui, le premier, avait compris son potentiel dès le début des années 1950. Par chance, ma mère, passionnée de mode, se procurait cette revue parisienne. Et moi, je la lui empruntais pour admirer les mannequins. Le couturier Jean Bouquin créa même une collection néo-hippie rien que pour Bardot. Durant toute sa carrière de comédienne, B.B. devait rester une icône de la mode. Et elle demeura toujours une de mes icônes personnelles.

Je jalousais ainsi les hommes magnifiques assis à côté d’elle sur les photos des rubriques mondaines : Sacha Distel, Bob Zagury, Sami Frey… Elle n’en épousa pourtant que quatre : Roger Vadim (dont je ne savais pas encore qu’il deviendrait plus tard mon copain), Jacques Charrier, le père de son unique enfant, Gunter Sachs et, bien longtemps après, Bernard d’Aumale [en fait Bernard d’Ormale], son mari actuel. Preuve de son bon goût, ses trois premiers maris ont figuré parmi les récipiendaires de mon prix « The Best ». La chance qu’ils avaient eu de partager pour un temps la vie de Bardot m’avait marqué à jamais.

J’avais écouté, émerveillé tel un enfant à qui l’on raconte un conte de fées, la description de son mariage avec Gunter Sachs à Las Vegas, en 1966, que me fit mon ami suisse Peter Notz, lequel comptait parmi les intimes que le play-boy allemand avait emmenés dans le Nevada à bord de son jet privé pour assister à ses noces. Beaucoup plus tard, Brigitte vendra au profit de ses chers animaux les bijoux offerts par le généreux industriel allemand.

 

Brigitte-Bardot-et-Gunter-Sachs-1966--Blog-Bagnaud-.jpg

Brigitte avec Gunter Sachs, le play-boy milliardaire allemand qu’elle épousa le 14 juillet 1966.
Ils resteront amis après leur divorce et il fera de nombreux dons à la Fondation Bardot.

 

Je vécus un instant de rage sans borne quand Gigi Rizzi, un de mes copains play-boys, italien lui aussi, fréquenta assidûment Bardot… et refusa obstinément de m’inviter aux soirées où il l’escortait. L’égoïste se débrouilla pour ne jamais me présenter à la vedette du Mépris !

 

Brigitte Bardot et Gigi Rizzi - 1968 (Blog Bagnaud)

Brigitte avec Gigi Rizzi, un autre play-boy italien, qu’elle fréquenta durant l’été 1968.

Ils ne sont jamais revus et le séducteur a déjà écrit 2 livres sur leur brève aventure !

 

Faire sa connaissance, au milieu des années 1970, devait me coûter très cher… J’étais l’accompagnateur attitré de la richissime Lady Deterting, qui venait de m’offrir pour mon anniversaire un appartement, rue de La Faisanderie, dans le 16ème arrondissement de Paris, décoré par Jansen.

Un week-end de juin, Françoise Sagan m’avait proposé de l’accompagner à Saint-Tropez : « On dînera avec Brigitte », avait-elle ajouté négligemment. Autant agiter un chiffon rouge sous les yeux d’un taureau ! Cette phrase suffit à me décider à mentir une nouvelle fois à ma très amoureuse fiancée russe. « Je pars pour le week-end chez ma mère à Naples », expliquai-je. L’excuse la plus banale et la plus difficile à vérifier. Seulement, je n’avais pas pris en compte l’ampleur de la célébrité des deux femmes avec qui je devais dîner… Le dimanche matin, tandis que je récupérais après une nuit dans les boîtes tropéziennes, un grand quotidien titrait : « Sagan en week-end à Saint-Tropez avec son fiancé napolitain et Bardot ».

Patatras ! À mon retour à Paris, je trouvai mon appartement vidé de tous les meubles, tableaux et bibelots précieux qu’il contenait. Dire que B.B. n’avait passé qu’une demi-heure avec nous… La curiosité du public l’avait dérangée et elle s’était sans tarder réfugiée à « La Madrague ».

Récemment, pendant l’été 2004, Henry-Jean Servat, journaliste à Paris-Match, s’est arrangé pour me permettre de revoir Bardot, cette fois accompagnée de son mari Bernard. Nous avons dîné chez notre ami commun Gérard de Villiers. Elle s'est dit ravie de me connaître – naturellement, elle n’avait gardé aucun souvenir de notre lointain dîner avec Sagan – car elle avait beaucoup apprécié ma prestation dans l’émission de TF1 « La Ferme Célébrités ». Le courant passa aussitôt entre nous. Nous avons passé des heures à discuter, notamment de Sagan. Et nous nous sommes découverts une foule de points communs. Je maudis encore plus Gigi Rizzi de ne pas nous avoir présentés, toutes ces années plus tôt !

Enfin, après tant de rencontres manquées…

Car lorsqu’en 2003, j’avais proposé de lui décerner un prix « The Best », B.B. m’avait gentiment remercié, mais répondu qu’elle ne se sentait pas la force de participer à un dîner de 300 convives.

Le 20 août 2004, je fêtai mon anniversaire au Papagayo, à Saint-Tropez ; j’insistai évidemment pour que Brigitte y fasse une apparition. Il s’agissait d’un « petit » dîner – pour  moi – : 80 invités seulement. Elle dit oui, mais annula au dernier moment, m’adressant à mon hôtel sans doute le plus beau cadeau que j’ai reçu de toute mon existence, un fax de sa main sur papier à en-tête de « La Madrague » :

 

 

Bon anniversaire, Caro Massimo !

Merci d’être né pour notre bonheur à tous !

Baci ! Baci !

 

Brigitte Bardot

20 août 2004

 

 

Elle avait dessiné une marguerite sur la droite de la feuille. Je l’avoue, tel le fan moyen, j’ai encadré ce fax (1)

Au cours de nos discussions, B.B. se montra très impressionnée que je sois sorti avec Greta Garbo. Tout comme elle, Bardot renonça à sa carrière artistique au faîte de sa gloire, en 1973. Je découvris d’autres points communs entre ces deux stars à priori si différentes : amour des animaux, peur de l’admiration qu’elles suscitaient au sein de leur public, besoin de protéger leur vie privée et surtout pas d’amour immodéré pour le métier de comédienne. En revanche, le sex-symbol révélé par Et Dieu... créa la femme a aimé beaucoup d’hommes, tandis que le genre masculin n’intéressait pas vraiment la Divine.

Au cours du dîner chez Gérard de Villiers, Brigitte devait me révéler une autre dissimilitude : elle n’aurait jamais pu vivre, comme Garbo, dans le souvenir de sa gloire et de sa célébrité. « J’ai besoin de combattre pour une cause », ajouta-t-elle. En effet, Bardot est aujourd’hui moins perçue comme une ancienne star de cinéma que comme une grande protectrice des animaux, amour constant de son existence.

 

Brigitte-Bardot-et-Massimo-Gargia-2004--Blog-Bagnaud-.JPG

Massimo Gargia à la soirée d’anniversaire de Brigitte Bardot, le 28 septembre 2004.


Le destin a voulu qu’une nouvelle fois B.B. me coûte une fortune… cette fois sous forme de compromis avec ma conscience. Le 28 septembre 2004, j’ai en effet dû choisir (2) entre assister aux funérailles de Françoise Sagan à Cajarc et me rendre à l’anniversaire de Brigitte Bardot à Saint-Tropez, et je choisis la deuxième option.

J’avais déjà dit mon dernier adieu à Françoise quelques heures après sa mort, à Équemeauville. J’avais longtemps pleuré avec Ingrid Mechoulam, la plus fidèle amie de Sagan, et Denis Westhoff, le fils de Françoise, la perte de cette amie très chère. Et égal à moi-même, j’ai préféré m’épargner la souffrance de la voir mettre en terre sous les yeux de ses vrais proches, mais aussi d’une foule de gens qui la connaissaient à peine, voire pas du tout… Entre le malheur et le bonheur, je choisis le bonheur. Françoise en aurait fait autant…

La blessure de mon cœur fut rouverte par Bardot à mon arrivée dans le bistrot où elle dansait au milieu des violonistes tziganes, pieds nus comme lors de notre première rencontre, dans le Saint-Tropez des Sixties. Elle s’est avancée vers moi et a murmuré à mon oreille :

- Je sais que c’est un triste jour pour toi à cause de Françoise ; pour moi aussi. J’aurais dû annuler...

Puis elle s’éloigna et continua de danser le flamenco et de chanter avec les Gypsy Kings, toujours belle et si vivante…

L’espace d’un instant, je crus voir l’ombre de Sagan levant son verre vers nous. Elle était là, elle aussi. Et comme elle l’avait si joliment écrit dans le roman qui l’avait rendue célèbre :

« Quelque chose monta alors en moi que j’accueillis par son nom, les yeux fermés : bonjour tristesse. »

 

Brigitte Bardot et Massimo Gargia en 2004 (Blog Bagnaud)

Brigitte et Massimo, toujours le 28 septembre 2004.

* * * * * * * *

 

(1) En septembre 2012, Massimo a organisé une vente aux enchères d’objets personnels (parmi lesquels une lettre de B.B. – est-ce celle-ci…?) lui ayant été offerts par des célébrités. Le produit de la vente a été reversé à la Fondation pour la Recherche Cardio-vasculaire.

 

(2) Invité également par Brigitte à son 70ème anniversaire, j’ai dû moi aussi choisir. Ma maman (alors âgée de 84 ans) était hospitalisée pour un problème de diabète. Même si sa vie n’était pas en danger et que j’aurais pu m’absenter quelques jours, il était hors de question que je la laisse seule dans un hôpital pour aller faire la fête. Brigitte a évidemment très bien compris mon choix et elle m’a assuré qu’elle aurait fait de même. D’ailleurs, elle avait faillir annuler au dernier moment sa soirée d’anniversaire, car ce jour-là on enterrait Françoise Sagan…

 

 

Massimo Gargia est né le 20 août 1940 à Naples dans une famille aisée.

Dès l’âge de 18 ans, il devient un « gigolo mondain » et sera l’amant de quelques personnalités (Greta Garbo – Françoise Sagan) et de nombreuses aristocrates fortunées.  Mais il poursuit ses études et obtient une licence en droit en Italie.

 

À partir des années 70, il vit entre Rome et Paris et devient organisateur d’événements. En 1978, il fonde et dirige le magazine The Best, avec la remise annuelle du trophée «The Best » qui récompense chaque année à Paris les personnalités les plus en vues du monde de l'élégance. Il devient alors une vedette de la « Jet Set » et c’est l’émission « La Ferme Célébrités » (TF1 en 2004) qui le fera connaître et aimer du grand public.

 

En 1991, il épouse une ancienne rédactrice en chef de Vogue France qui décédera en 2008 des suites d’une maladie rare.

 

 

Et pour terminer cet article… un petit clin d’oeil plein d’humour.
Je vous propose d'écouter un court extrait de l'un des tubes (de circonstance !) de Jacques Dutronc : 

Les Play-boys.

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Publié par François BAGNAUD - dans Brigitte BARDOT
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commentaires

does Garcinia Cambogia Work 01/04/2014 08:34

I have never found these much private information about Brigitte. You have shared some new info here and I am grateful to you here. Keep sharing such posts about various celebrities. It is hard to find such reliable sources in these days!

François BAGNAUD 01/04/2014 12:38

Oh, I'm very happy that you appreciate my Blog about Brigitte Bardot. I try to share some new information as soon as I can... but I don't want to show very private information. I try to show all the informations when I know them...
Thank you for your message.
Best regards.
François

Cédric R. 13/06/2013 20:30


Je dois avouer que je suis un peu surpris que Brigitte puisse apprécier ce personnage... Gigolo, Jet-setter et ayant participé à une télé-réalité, tout ce côté paillettes et superficiel
me paraît être à des années-lumières de la vie et du combat de Brigitte aujourd'hui... Après, je sais qu'il ne faut pas s'arrêter aux apparences, ce monsieur est peut-être plus intéressant
en réalité dans l'intimité, mais je ne peux malgré tout laisser paraître mon étonnement... 


Bisous François!

François BAGNAUD 14/06/2013 21:14



Cher Cédric, 


Ravi de te retrouver sur mon Blog, c'est super sympa. 
Oui, MG a bien fait rire Brigitte dans la fameuse émission de télé-réalité mais il n'y a pas vraiment de réelle amitié entre eux... C'est un personnage public, c'est tout, qui s'est trouvé là, au
bon moment, à Saint-Tropez, pendant quelques temps.
Je pense aussi qu'il est à des "années-lumières" du combat de Brigitte et je me demande même s'il est adhérent à la Fondation... 
Gros bisous.

François  



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  • François Bagnaud
  • Conseiller littéraire depuis 1996, j'ai participé à 59 livres à ce jour. Je viens de terminer 2 livres inédits sur B.B. : avec Alain Wodrascka ("Dans les pas de Brigitte Bardot" - éd. Favre, 28 septembre 2017) et avec Dominique Choulant ("Brigitte Bardot, moi je joue" - éd. Flammarion, 25 octobre 2017).
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