Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 11:41
Couverture du livre de Nilda Fernández : « Contes de mes 1001 vies » (L'Archipel, février 2017).

Couverture du livre de Nilda Fernández : « Contes de mes 1001 vies » (L'Archipel, février 2017).

* * * * * * * * *

 

Présentation de l'éditeur

 

Un spectacle de cirque mis en scène à Cuba, une visite arrosée de vodka dans une base ultra secrète de sous-marins russes, une panne d’autobus en pleine pampa argentine, une descente dans l’enfer du Bronx de Bogotá, une idylle avec une belle entraîneuse en Crimée, une vigoureuse séance de massage par une guérisseuse d’Oulan-Bator… sans oublier ses rencontres avec Ferré, Moustaki et Nougaro : Nilda Fernández nous invite dans un dédale de souvenirs dont ses enfances – espagnole puis française – sont le fil conducteur. Vivre plusieurs vies en une, laisser faire le hasard, apprivoiser la mort, aimer les vivants, voici la quête dont témoignent les récits tour à tour cocasses, tendres ou poignants ici réunis. Mosaïque intime, ces Contes de mes 1001 vies offrent l’autoportrait d’un homme épris de liberté, qui a voulu faire de sa vie une oeuvre d’art.

« Nos fiancailles » : cette chanson l'a fait connaître en France...

* * * * * * * *

 

Avant-propos de l'auteur

(extraits où Nilda Fernández évoque mon ami Alain Wodrascka)

 

Je veux pleurer parce que ça me plaît,

comme pleurent les enfants du dernier banc.

Federico García Lorca

 

Quand on m’a proposé l’écriture d’une biographie de ma personne, j’ai répondu poliment… et à reculons. Il y a trop longtemps que je m’exerce à vivre au présent pour ne pas voir d’un mauvais œil la momification du passé. (...) 

Cette proposition m’était arrivée par message privé sur le mur virtuel qui m’a valu pas mal de faux « amis » mais aussi quelques joyeuses rencontres. Parce qu’il fallait bien mettre un visage sur l’homme qui me soumettait une idée séduisante mais pas forcément juste, j’ai retrouvé Alain Wodrascka dans les salons velouteux de l’Intercontinental, près de la gare Saint-Lazare. Et puisqu’un seul bavardage ne suffisait pas, on a remis ça trois jours plus tard à l’Entracte Café de la place de Clichy, plus conforme à nos 10 prédilections, avec des serveurs moins obséquieux, des voisins de table plus fréquentables et le frère d’un acteur disparu venant vers moi les bras ouverts avec un « J’aime bien ce que vous faites » sans l’habituel « Mais on ne vous voit plus » contre lequel je me suis fait une panoplie de réponses. Sûr qu’exister à la télévision permet de n’avoir plus à se justifier d’être vivant. On vous salue, on vous sourit, les grandes villes deviennent villages, impossible de prendre le métro sans être montré du doigt, d’entrer dans un bistrot, une boulangerie, sans que les conversations s’arrêtent. On vous demande des signatures sur des tickets de métro, des notes de restaurant, des passeports, des livres, la peau du cou, une clavicule, un poignet. (...) 

Dans la valise à roulettes qu’il traîne toujours comme s’il cherchait sa porte d’embarquement, Alain transportait trois de ses écrits à la mémoire d’artistes défunts, tous glorieux, tous coupables de l’égoïsme partagé dont d’autres se délectent. Le soir même, en lisant les vies de Brel, Barbara et Ferré comme on suit du doigt une carte au trésor, j’ai repensé à mes 15 ans quand se coupaient les ponts vers l’enfance, quand se profilaient des années à venir dont j’ignorais le nombre et le contenu, quand je faisais, avant de m’endormir, l’inventaire des filles qui m’attiraient, de celles qui me troublaient, pour deviner comment plaire aux timides, aux prétentieuses, aux délurées, sans me couper des cercles mâles auxquels il fallait bien que j’appartienne. (...)

Au bout de nos conversations enfiévrées où même le contenu d’une théière nous aurait fait l’effet de l’absinthe, Alain m’a présenté un éditeur éclairé, amoureux de chansons comme peu de lettrés s’y risquent.

 

* * * * * * * *

 

J'ai découvert et aimé cet artiste lorsqu'à la télévision (en 1991), il présentait les chansons qui l'ont fait connaître... Nos fiançailles, Madrid, Madrid et Mes yeux dans ton regard.

En 2005, revenant d'un séjour à Avignon, j'ai eu la surprise de le croiser dans le TGV qui nous ramenait à Paris. Je lui ai dit toute mon admiration, il était très abordable et souriant. En souvenir de cette brève rencontre, il me reste ce petit mot dédicacé...
 

Dédicace de Nilda Fernandez, le 16 octobre 2005.

Dédicace de Nilda Fernandez, le 16 octobre 2005.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Livres et coups de cœur (Barbara, Brigitte Bardot, Colette Renard, etc.)
  • Livres et coups de cœur (Barbara, Brigitte Bardot, Colette Renard, etc.)
  • : Nombreux articles sur Brigitte Bardot, Barbara et Colette Renard. Évocation de mes belles rencontres et de mes « coups de cœur » littéraires et artistiques. Présentation de tous les livres auxquels j’ai collaboré.
  • Contact

Qui Suis-Je ?

  • François Bagnaud
  • Conseiller littéraire depuis 1996, j'ai participé à 59 livres à ce jour. Je viens de terminer 2 livres inédits sur B.B. : avec Alain Wodrascka ("Dans les pas de Brigitte Bardot" - éd. Favre, 28 septembre 2017) et avec Dominique Choulant ("Brigitte Bardot, moi je joue" - éd. Flammarion, 25 octobre 2017).
  • Conseiller littéraire depuis 1996, j'ai participé à 59 livres à ce jour. Je viens de terminer 2 livres inédits sur B.B. : avec Alain Wodrascka ("Dans les pas de Brigitte Bardot" - éd. Favre, 28 septembre 2017) et avec Dominique Choulant ("Brigitte Bardot, moi je joue" - éd. Flammarion, 25 octobre 2017).

Recherche D'un Mot Sur Mon Blog

Total des visites

Lien Vers Des Sites Sympas !